Dating you Hating you – Christina Lauren


LAUREN, Christina. Dating you hating you. Hugo et Cie, Hugo New Romance, 2017, 393 pages, 17 €.



L’histoire :

Lors d’une rencontre embarrassante à Halloween, Carter et Evie, deux agents extrêmement influents d’Hollywood flashent l’un pour l’autre. Mais lorsque qu’ils sont mis en compétition pour le même poste —, leur belle romance se transforme en guerre ouverte pour se saboter. Pourtant la rivalité entre ces deux trentenaires, compétents et haut placés, ne suffit pas à éteindre la flamme ces deux tourtereaux adeptes de l’amour vache.

Ce que j’en ai pensé :

Le duo de choc de la romance érotique revient sur le devant de la scène avec un one-shot qui promet d’être drôle et sexy ! Et pourtant…

⇒ Le contexte – l’ambiance

Los Angeles, planète Hollywood. Les personnages sont agents de personnalités, au sein d’agences réputées. Ils sont acharnés de travail. On évolue donc dans une ambiance de cinéma, de caprices de stars, et de compétition. Evie et Carter se rencontrent, se plaisent et quelques jours plus tard, leurs deux agences fusionnent en une seule : mais pas sûr qu’il y ait encore une place pour chacun d’eux dans cette nouvelle entité… Tous les coups sont permis !

On est dans un style beaucoup plus chick-lit que romance érotique dans ce nouveau livre des célèbres Christina Lauren. Ce qui ne me pose pas vraiment de problème même si j’avoue que leurs deux séries érotiques étaient des références en la matière.
Le style humoristique est plutôt bien maîtrisé mais malheureusement au détriment de la romance que j’ai trouvé assez peu crédible finalement.

⇒ Les personnages

Evie est une femme accomplie, si ce n’est sa vie amoureuse. A trente-trois ans, elle semble savoir ce qu’elle veut et, professionnellement, elle est accomplie. Les deux seuls couacs, ce sont sa vie sentimentale quasi absente ainsi que son patron sexiste et complètement mégalo.

Carter a vingt-huit ans, plutôt beau gosse mais dans un style assez simple. Il adore lui aussi son job mais est plus jeune qu’Evie, donc un peu moins d’expérience. Mais pour Brad, le boss, il a l’avantage d’être un homme. Ce qui va avoir le don d’exaspérer Evie.

Les deux sont joueurs mais, en tant qu’amoureux de leur job, ils veulent le conserver coûte que coûte ; et cela passe par des crasses franchement drôles !

Ce que j’ai apprécié également, c’est de retrouver des personnages sans bagages énormes, pas de passés détruits, pas de vie tragique, et pas non plus d’homme ultra riche. Des individus somme toute assez banals, mais dans le bon sens du terme !

Le bémol, c’est le caractère de Carter, que j’ai trouvé assez peu affirmé pour un personnage masculin de romance. Un détail peut-être un peu cliché, mais néanmoins dans les romances il doit y avoir une part de « brun ténébreux » comme je les appelle. En conclusion, je préfère les bad boy !

⇒ En bref ?

Pas le meilleur romance des auteurs. Je me suis même un peu lassée sur la fin, ce qui m’a beaucoup déçue puisque j’adore leurs romances habituellement. Elles en ont beaucoup écrit et toutes ont été des moments de lectures excellents. Sauf celui-ci…
Néanmoins, beaucoup d’humour et une écriture toujours maîtrisée.

Je conseille si vous aimez…

– la chick-lit
– les romances drôles et moins érotiques


Les lionnes de Venise – Mireille Calmel


CALMEL, Mireille. Les lionnes de Venise, t.1. XO éditions, 2017, 345 pages, 19,90 €.



L’histoire :

Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure.

Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.

Ce que j’en ai pensé :

Un roman d’aventures au coeur du XVIIe siècle vénitien qui m’a transporté ! Un premier tome qui donne envie de connaître la suite.

⇒ Le contexte – l’ambiance

Venise au XVIIe siècle. Les ateliers d’art, et notamment de reproduction avec l’imprimerie du père de Lucia.  La gravure comme mode d’expression et de diffusion des idées. Il faut savoir que pendant longtemps, Venise fut la capitale culturelle par excellence. Sans parler du carnaval qui va permettre à Lucia de commencer son espionnage forcé.
L’espionnage, qu’il soit religieux, moral ou politique était de mise à une époque très faste, avec des inégalités puissantes.
→ Tout est là pour former un roman d’aventures addictif et Mireille Calmel l’a bien compris en plaçant cette histoire précisant en ce lieu et à cette période.

⇒ Les personnages

Voilà une belle galerie de personnages, dont la plupart sont des figures ayant réellement existé. Les personnages sont d’ailleurs une des forces de Mireille Calmel. Ils sont attachants, aventureux. Des femmes qui, le plus souvent, se dépassent pour leurs proches ou leur vie.
Ici, Lucia, Isabella, Luigi, Paolo, Marco font de leur jeunesse un atout. Une fougue qui leur permet d’évoluer dans un monde de fourberie et de débauche.
Des femmes n’hésitant pas à se sacrifier mais sans jamais perdre de vue leur honneur.

Le personnage le plus présent est celui de Lucia, qui doit retrouver son père, l’être qu’elle chérit le plus au monde. Enlevé par des barbares pour une gravure, elle devra mener plusieurs batailles pour le libérer. Si seulement elle y arrive. Aider d’acolytes qu’elle rencontre sur son chemin, elle forcera les barrages. C’est une femme extrêmement forte, psychologiquement très stable, dans un univers malsain, dominer par les hommes.

Finalement tous les personnages sont intéressants à leur manière. Ils sont crédibles, vraisemblables dans leurs actions et leur mode de vie.

⇒ En bref ?

Je vous conseille ce tome 1 si vous appréciez les romans historiques simples à lire et très documentés. L’écriture de Mireille Calmel permet de se plonger dans l’histoire avec beaucoup de facilité.
Si vous avez aimé, comme moi, Aliénor ou encore Lady Pirate, vous devriez aimez le personnage de Lucia.

Je conseille si vous aimez…

– l’Italie à son âge d’or,
– les romans historiques,
– les personnages qui vivent des aventures hors du commun.


 

Driven, t.1 – Kay Bromberg


BROMBERG, Kay. Driven, t.1. Acrodacrolivres, 2015, 400 pages, 17 €.



L’histoire :

Pour se protéger de déboires passés, Rylee Thomas est toujours dans le contrôle d’elle-même jusqu’au jour où elle rencontre le seul homme qui, justement, pourrait lui donner envie de lâcher prise… Colton Donavan, un boy superbe, arrogant et ténébreux, habitué à obtenir tout ce qu’il désire. Une histoire d’amour torride entre une femme qui cherche à se reconstruire et un pilote de course intrépide, constamment sur le fil du rasoir, qui repousse toujours plus loin ses propres limites comme celles des autres.

Ce que j’en ai pensé :

Une romance dans la plus pure tradition des romances en littérature à l’américaine ! Un homme riche, une femme simple, des passés très compliqués. Et une histoire d’amour qui ne devrait pas exister, et pourtant…

⇒ Le contexte – l’ambiance

Cette romance évolue dans une ambiance électrique ; entre deux sujets distincts : la course automobile, à travers Colton et l’enfance abandonnée à travers l‘orphelinat pour garçons dans lequel travaille Rylee, l’héroïne du roman.
Ce dernier sujet est vraiment bien traité. Il évoque la détresse psychologique des jeunes garçons et adolescents face à une société qui les juge et dans laquelle ils ont souvent du mal à se faire une place.

⇒ Les personnages

J’ai eu un coup de coeur pour chacun des personnages principaux de l’histoire.

Rylee Thomas est une jeune femme de vingt-six ans, qui, depuis deux ans, vit uniquement pour l’orphelinat, cette cause qu’elle défend bec et ongle. Elle a noué une relation très complice avec les garçons et les soutient comme une mère.
C’est une femme pulpeuse, loin des stéréotypes du mannequinat. Peu à l’aise sur le devant de la scène, c’est une femme de l’ombre.
Un évènement de son passé l’a changé en profondeur et lui fait faire des cauchemars à répétition.

Colton Donovan est à l’anti-thèse de Rylee. Champion de course automobile F1, il est célèbre, beau, tombeur de ces dames. Il ne cache sa non-volonté de s’engager et ne cherche que des relations éphémères.
Lorsqu’il rencontre Rylee, c’est le choc : la peur de ce qu’il ressent, de l’impossibilité qu’il a de lui promettre une vraie relation.
C’est un homme torturé qui cache des blessures dont l’auteur ne nous révèle rien dans ce tome 1 !

⇒ En bref ?

Ce tome 1 m’a convaincu et m’a donné envie de suivre l’histoire de Rylee et Colton. Je vous conseille cette romance !

Je conseille si vous aimez…

– les personnages torturés dans les romances
– l’érotisme !

Le silence des poupées – Anna Sam


SAM, Anna. Le silence des poupées. Acrodacrolivres, 2017, 406 pages, 19,90 €.



L’histoire :

Vous pensez avoir déjà touché le fond ? Vous pouvez tomber plus bas. Beaucoup plus bas. Richard avait tout pour réussir, une vie dorée, un avenir prometteur, mais tout a explosé en plein vol. La ruine et la déchéance sont devenues ses ultimes compagnes. Criblé de dettes, il n’est plus rien. Alors quand on lui propose une solution, certes radicale, peut-il encore la refuser ? Jeoffroi, taxidermiste fortuné, tend cette main secourable à Richard.
Trop beau pour être vrai ? Il paraît qu’on ne tente pas impunément le diable.

Ce que j’en ai pensé :

Une livre édité par une petite maison d’édition belge, reçu en mars 2017, que j’ai mis deux à me décider à lire. Peut-être sentais-je que mon avis allait être mitigé ?

⇒ Le contexte – l’ambiance

Voilà un policier au thème vraiment aguicheur : la taxidermie. Une ambiance vraiment glauque, vu le sujet. Un des point fort est donc l’originalité du thème mais aussi la documentation certaine de l’auteure sur le sujet. J’ai noté une ambiance à la Hitchcock : un manoir isolé, un châtelain seul et fortuné dont on ne connaît pas l’origine de la fortune. Tout est très cinématographique, on imagine bien le noir et blanc et le muet ici.
Malheureusement, que de redondance ! L’auteure reste ancrée dans ses descriptions de l’apprentissage de Richard de cet étrange métier qui va l’amener aux confins de l’horrible.

⇒ Les personnages

Deux personnages principaux dans ce roman : Jeoffroi, le châtelain un peu barré ; Richard l’apprenti qui a signé un contrat avec le diable, sans le savoir.

J’ai trouvé la psychologie des personnages trop peu mise en avant. Ce qui est dommage car il y a un fort potentiel de ce côté. D’autant que le personnage de Richard qui avait tout et a tout perdu, n’a absolument plus rien à perdre, d’où le développement d’une folie qui lui donne des airs de Lucifer.
De même pour Jeoffroi, je suis restée sur ma faim. De ce fait, aucun « attachement » pour ces hommes dérangés. Mon oeil de lectrice n’a pas été happé.

Un autre personnage est présent : le chasseur. Celui qui, malgré lui, ramène les proies au château. On comprend sa réelle implication dans l’histoire à la toute fin, mais selon moi rien de transcendant.

⇒ En bref ?

C’est assez rare pour que je dise qu’un livre n’est pas abouti, mais c’est exactement ce que j’ai ressenti avec Le silence des poupées. Il manque de la passion, des rebondissements, des frissons… Bref, il manque finalement beaucoup de choses.
Malgré tout, il est vrai que le sujet est intéressant et plutôt maîtrisé quant à lui.

Je conseille si vous aimez…

– les sujets originaux
– en savoir plus sur la taxidermie.


Follow me, t.2 : Nouvelle chance – Fleur Hana


HANA, Fleur. Follow me, t.2 : Nouvelle chance. Hugo et Cie, 2017, 351 pages, 17 €.



L’histoire :

Au moment où Margaux revient dans le Sud et devient la nouvelle voisine d’Anthony, elle a dans ses bagages un cœur brisé et une amitié qu’elle a elle-même piétinée.
Elle a besoin d’une épaule, il lui propose son soutien. Elle lui propose son amitié, il a besoin de plus.
En chamboulant leurs repères, leur rencontre pourrait tout changer… et leur offrir une nouvelle chance.

Ce que j’en ai pensé :

Ravie d’avoir retrouvée l’écriture de Fleur Hana dans cette nouvelle romance qui est la suite de « Seconde chance », dont j’avais adoré l’humour et le fort caractère du personnage féminin.
L’écriture et le style sont toujours très bons, c’est travaillé, et beaucoup moins redondant dans ce tome 2 que l’impression que j’avais eu sur le tome 1.

⇒ Le contexte – l’ambiance

Ici, on retrouve Ange et Lise nos personnages du tome 1 en second plan, car Anthony fait parti de leur groupe d’amis. Margaux est l’élément extérieur, qui vient retrouver ses pères (couple homosexuel) dans le Sud pour déconnecter de sa vie parisienne.

Le point fort de cette romance, c’est incontestablement encore une fois l’originalité des sujets abordés. Nous avons évidemment la romance, qui suit les codes du genre. Mais à côté de ce thème léger, Fleur Hana aborde la maladie, la mort et l’homosexualité. Mais aussi, l’homoparentalité dans la société. Autant de sujets que je n’avais encore pas rencontré dans ce type de littérature. Bon point !

⇒ Les personnages

Anthony et Margaux. Deux personnages très attachants. Un homme pas du tout macho, qui n’enchaîne pas les conquêtes ; et qui se retrouve complètement décontenancé par cette jeune femme façon pin-up d’un autre temps.
C’est un duo très simple, beaucoup moins d’étincelles que celui du tome 1 puisque les caractères sont plus posés, moins extravagants. Margaux a vécu une grosse déception amoureuse et se retrouve seule, repoussée par son cercle d’amis. Anthony vit dans une perpétuelle angoisse d’abandon.

Ils se plaisent mais, tour à tour, ont peur de se faire confiance. Leur relation devra se gagner à coups de séduction.

⇒ En bref ?

Une romance qui plaira aux adeptes du genre. Une auteure française alors un peu de Cocorico ne fait pas de mal, d’autant qu’elle n’a rien à envier à ses homologues anglo-saxonnes.

Et surtout, vivement le tome  3 ! Et oui, car on y retrouvera Sofiane, un autre ami qui me plaît déjà avec son franc parler et son rentre-dedans très drôle.

Je conseille si vous aimez…

– les histoires d’amour,
– la mode 50’s, les pin-up !