The Deal, t.1 – Elle Kennedy

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KENNEDY, Elle. The Deal, t.1. Hugo & Cie, 2016, 432 pages, 17 €.



L’histoire :

Hannah est une très bonne élève et elle a un don incroyable pour le chant.
Mais quand il s’agit d’hommes et de séduction, elle perd tous ses moyens. Garrett est la star de l’équipe de hockey de l’université, mais ses résultats scolaires ne sont pas à la hauteur et il risque de perdre sa place dans l’équipe. Ils vont passer un drôle d’accord.
Elle lui donne des cours et il l’aide à séduire le quaterback de l’équipe de football.
Cet arrangement original va-t-il changer leur vie ?

Ce que j’en ai pensé :

Ouiii, j’ai retrouvé mon âme d’adolescente avec Garrett Graham ! Book boyfriend par excellence ! Plus de 400 pages que j’ai dévoré en moins de deux jours, tellement je n’arrivais pas à quitter les personnages. Hannah et Garrett forment un duo génial, et pas du tout agaçant comme ont pu l’être certains personnages de romance new adult (je pense notamment à la saga « After » de Anna Todd).
Par contre, on est clairement dans le cliché du film adolescent : la jeune fille pas du tout populaire, qui passe inaperçu, et le capitaine de l’équipe de hockey qui change de nana comme de chemise. Mais peu importe, on a parfois besoin d’histoires de ce genre pour rêver, voir la vie en rose le temps de quelques pages.
J’ai adoré la spontanéité de Hannah face à une brute épaisse qui ne cesse de la taquiner et qui est malgré lui attiré par la seule demoiselle qui lui résiste et qui ne cherche pas à le séduire. Les contraires s’attirent et ici, pas de violence gratuite, de dépression ou autre. Simplement de la bonne humeur et des passés à reconstruire. Les personnages n’ont pas vécu des choses toujours drôles dans leur vie mais il n’y a pas d’apitoiement : plutôt des ado qui veulent aller de l’avant. Cela donne une histoire qui respire le « feeling good« .

L’écriture (et donc la traduction) sont très agréables : un roman léger, oui, mais de qualité. Pour les amoureux de romance adolescente, vous serez comblez par ce couple. Une lecture que je conseille, notamment pour ces belles journées estivales.
Et puis, quel plaisir de savoir qu’il y aura un tome 2, dans lequel on suivra cette fois-ci l’histoire de Logan, le meilleur ami de Garrett ; tout aussi charmant soit dit en passant !

Fight for love, t.6 : Legend – Katy Evans

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EVANS, Katy. Fight for love, t.6 : Legend. Hugo & Cie, 2016, 341 pages, 17 €.



L’histoire :

Marverick, « Avenger » Cage se donne à fond pour être le meilleur boxeur de la ligue Underground et ainsi entrer dans la légende.
Cherchant à cacher sa véritable identité, sur le circuit, le nouveau jeune talent est connu pour son air vengeur et son tatouage dans le dos qui le rendent mystérieux.
En fait, Marverick a des raisons très personnelles de vouloir être le meilleur : il veut à tout prix écraser celui qui règne sur l’Underground et sur le coeur des fans, Remington « Riptide » Tate…
Pendant son entraînement, il rencontre une jeune femme pour qui il a un véritable coup de foudre. Et alors que les choses deviennent sérieuses entre eux, il découvre qu’elle n’est autre que Reese
Dumas, la cousine de la femme de Riptide. Elle est supposée vouloir qu’il échoue, il est supposé rester loin d’elle. Mais Maverick se battra pour elle et prouvera qu’il est bien meilleur que le monde d’où il vient. Le monde entier aura alors les yeux rivés sur le plus grand combat de l’histoire entre Mav et Riptide car le vainqueur entrera dans l’histoire comme le plus grand champion d’Ultimate Fight. Le vainqueur deviendra une légende.

Ce que j’en ai pensé :

Le voilà le dernier tome de cette saga érotico-romantique. Et quel dernier tome ! Je peux d’ores et déjà vous dire que Katy Evans clôt très bien sa série et que l’on est franchement triste de se dire qu’on ne reverra plus Rémy, Brooke et les autres.

Mais soit. Arrêtons-nous sur ce sixième tome.
On retrouve en personnages secondaires nos héros des premiers livres, à savoir Brooke et Rémy, toujours dans l’univers de la boxe underground. Mais les protagonistes sont Reese et Maverick. La première étant la jeune cousine de Brooke, le second un espoir de la boxe qui n’a pour ambition que d’écraser le champion de l’Underground.
Chacun a des secrets qui l’empêchent de vivre sereinement. Deux âmes aussi différentes que possible qui vont s’apprivoiser malgré le gouffre qui les sépare.

J’ai été ravie de replonger dans l’univers de la boxe, bourré de testostérone et de filles à la tête bien faite. C’est sexy, émouvant et terriblement bien fait pour de la romance. L’ombre de Rémy et Brooke reste discrète même s’ils font complètement partie de cette nouvelle histoire. Ils font un peu figure de modèle que ce soit conscient du côté de Reese, ou totalement inconscient en ce qui concerne Maverick. C’est d’ailleurs ce qui fait qu’avec ce tome la boucle est en quelque sorte bouclée.

Ce qui est plaisant dans cette série c’est que les femmes sont loin d’être de petites choses fragiles et les hommes des brutes épaisses. Une sorte d’harmonie sensuelle que j’ai adoré et que je suis vraiment déçue de terminer !
Heureusement à la fin du livre Kate Evans annonce la venue d’une nouvelle série, de nouveaux personnages qui, je n’en doute pas, seront aussi attachants que ceux que l’on quitte !

Avec tes yeux – Sire Cédric


CEDRIC, Sire. Avec tes yeux. Presses de la cité, 2015, 549 pages, 21,50 €.



L’histoire :

Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Ce que j’en ai pensé :

Sire Cédric, l’auteur français qui allie avec merveille thriller et fantastique. Et ici, encore une fois j’ai été ravie de retrouver ce combo gagnant. Thomas est un jeune homme un peu dépressif à cause de ses nuits très courtes, toujours entrecoupées de violents cauchemars. Jusqu’au jour où, épuisé, il se rend chez un hypnothérapeute pour tenter de vaincre le mal. Mais c’est l’inverse qui se produit puisqu’il est victime d’une terrifiante hallucination. Il n’est pas au bout de ses peines, et le lecteur avec lui.

Coeurs accrochés nécessaires ! En effet, les scènes de tortures et de violences sont nettement explicites ; d’autant plus lorsque cela touche aux yeux. Mais ces scènes sont finalement assez rares et l’ambiance angoissante de la traque est davantage mise en avant. L’intrigue est parfaitement ficelée, jusqu’à la dernière ligne du dernier chapitre. L’intelligence au service de la barbarie et de la vengeance, tel pourrait être le leitmotiv du roman. C’est osé, cru, dérangeant parfois, à la limite du paranormal mais tellement bien fait que tout est vraisemblable.

Concernant les personnages, j’ai adoré Fox, l’ami virtuel de Thomas. Un personnage surprenant et qui se dévoile au fur et à mesure de l’histoire. De même que Nathalie, la flic, qui va passer de jeune femme effacée et réservée à une femme forte, osant s’imposer dans l’enquête.
Le personnage de Thomas, bien que protagoniste principal, m’a moins plu : j’ai eu l’impression qu’il n’était là que pour servir l’histoire et non comme individu propre avec une psychologie poussée. La fin donne néanmoins un élément de sa vie passée indispensable à la compréhension de l’histoire !

Plus de 500 pages ? Peu importe, vous en redemanderez encore ! Aucun temps mort, c’est terrifiant et bien fait, sanglant sans trop vous salir non plus. L’originalité est au rendez-vous, vous n’avez pas l’impression que c’est une histoire réchauffée ou un thème exploité cent fois.
Encore une réussite de Sire Cédric ! A quand le prochain livre ?!

De force – Karine Giébel


GIEBEL, Karine. De force. Belfond, 2016, 528 pages, 19,50 €.



L’histoire :

«Le temps de l’impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu.» Elle ne m’aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd’hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j’ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. Car moi, j’ai voulu l’aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n’aime pas ainsi. Que m’a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c’est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j’ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j’arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d’entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu’un tabouret au centre de la pièce. J’essuie mes larmes, je m’approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l’enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n’a plus aucune limite. La haine. Voilà l’héritage qu’elle me laisse.

Ce que j’en ai pensé :

Pour moi, Karine Giébel est l’auteure féminine de thrillers français la plus dingue, border-line et tout simplement exceptionnelle, du moment. Se lancer dans sa dernière parution, c’est à la fois beaucoup d’excitation et d’exigences.

Quatre personnages : Maud, la jeune fille victime d’un harceleur, pourrie gâtée et adulée par son père ; Armand Reynier, le père mégalo, chirurgien influent et pas net ; Charlotte la belle-mère dragueuse mais détruite ; et enfin Luc, le garde du corps bien sous tous rapports… enfin presque ! Des menaces, des agressions, des violations d’intimité. Et une sorte de Cluedo dans lequel on se demande où se trouve le méchant.

Ce roman, c’est une tension permanente entre les personnages, que ce soit dans leurs rapports aux autres ou à eux-mêmes. Chacun est border-line, prêt à partir du mauvais côté : drogue, manipulation, meurtre, folie. Aucun individu à peu près sain à qui se raccrocher. C’est une des caractéristiques de Karine Giébel : une ambiance pesante, un rythme assez soutenu et des intrigues inimaginables ailleurs.
Pourtant ici, un peu de prévisible. Notamment certaines révélations que j’avais vu venir. Mais, comme d’habitude, c’est cash, sans concession pour le lecteur. Tu fermes le livre en restant sur un sentiment de noirceur. Un drame familial façon thriller.

Le point fort du livre c’est le style Karine Giébel. Ca se lit tout seul, les pages défilent.
Le point faible, c’est qu’elle a déjà fait tellement mieux précédemment !