La beauté du mal – Rebecca James

Quatrième de couverture :

Les contraires s’attirent, c’est bien connu. Au lycée à plus forte raison. Ainsi rien ne prédisposait Katherine, l’introvertie traumatisée par un passé douloureux, à se rapprocher d’Alice. La populaire, la sexy, l’incendiaire Alice, point de mire de tous les regards. Leur amitié étonne, détonne. Jusqu’à exploser. La fragilité de l’une nourrit la cruauté de l’autre. La torture psychologique ne fait que commencer, et ses racines s’insinuent au plus profond d’un âge qui n’a plus rien de « tendre »…

Mon avis :

Lorsque la quatrième de couverture présente « Un thriller psychologique et sexy, (…) un page-turner brillamment construit » (The Wall Street Journal), je me sens tout de suite irrésistiblement attirée. Puis, quand une bloggeuse me le conseille, je me lance enfin dans cette lecture. Autant vous le dire, je ne suis pas déçue !

Katherine Patterson est une jeune fille de dix-sept ans qui tente de se reconstruire après avoir vécu un évènement traumatisant quelques années plus tôt. Solitaire et discrète, elle se fait un jour abordé par Alice, une adolescente populaire, extravertie, qui deviendra très rapidement son amie. Cette amitié va permettre à Katherine, à la fois de se détourner de ses souvenirs, mais aussi de s’amuser, là où elle avait définitivement renoncer à toutes relations sociales avec des individus de son âge.
Mais le lecteur comprend rapidement que cette amitié est loin d’être saine puisqu’Alice tente indéniablement d’avoir un ascendant psychologique sur notre héroïne, à tel point que cette dernière va chercher à la défendre quoiqu’il se passe ; au début du moins.

Le personnage de Katherine est construit de manière à ce qu’on s’y attache d’emblée. Elle est très fragile et détruite par le drame qui l’a frappé ; néanmoins elle cherche à s’en sortir avec les éléments qui passent à sa portée.
Le personnage d’Alice est certainement le plus intéressant, psychologiquement parlant. Elle est instable et d’un égocentrisme effrayant. Quelle blessure a pu créer un être cruel et machiavélique comme elle ?

En-dehors de l’histoire, je tiens à soulever l’intelligence de l’auteur dans la construction de son roman, qui suit un schéma très intéressant. En effet, trois degrés chronologiques sont présents :
– Le présent : ce qu’est devenu Katherine à vingt-deux ans. Cette partie représente la plus courte.
– L’époque de la rencontre avec Alice et Robbie : la partie principale du roman, autour de laquelle tout s’articule.
– Et enfin des chapitres flashback qui dévoilent le choc qui a fait basculer sa vie.

Pour résumé, un roman savamment orchestré, une histoire intéressante et prenante avec un réel suspense. Le seul bémol que je soulignerai, sans en dire trop, c’est l’accélération soudaine et assez peu réaliste de la relation entre Katherine et le jeune homme dont elle tombe amoureuse.
Sans cela, c’est vraiment bon.

Une réflexion au sujet de « La beauté du mal – Rebecca James »

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