La petite marchande de souvenirs – François Lelord

Image hébergée par servimg.comQuatrième de couverture :

Dans une Hanoï endormie qui commence à peine à s’ouvrir au monde, Julien, un jeune médecin français, qui n’a connu ni guerre, ni révolution, découvre chaque jour un peu plus un peuple marqué par l’Histoire. Il travaille à l’ambassade de France mais son temps libre il l’occupe à parcourir le pays et à apprendre sa langue.
Aux abords du Lac de l’Epée, il croise souvent une jeune fille en chapeau conique, Minh Thu, Lumière d’Automne, qui tente de vendre des souvenirs aux premiers touristes pour nourrir sa famille. Une complicité naît entre eux, mais ils savent que tout les sépare. Au contraire, tout devrait rapprocher Julien de Clea, une collègue britannique détachée pour un an à l’Institut Pasteur de Saigon, qui rêve d’un avenir avec lui. Peu avant Noël, une mystérieuse épidémie se déclare dans le service du Professeur Dang, vétéran des guerres révolutionnaires, qui a pris Julien en affection.
Tandis que la ville lentement se referme, Julien et Clea partent en expédition sur la piste des premiers malades, pendant que Lumière d’Automne, bravant l’interdiction de vendre, finit par être arrêtée par la police… Vivre un grand amour et rester en vie, Julien n’est pas sûr d’y parvenir, mais il a appris de son père à toujours choisir la voie difficile.

Mon avis :

Après avoir découvert Ru de Kim Thuy il y a quelques semaines, l’envie d’une littérature avec pour thème le Vietnam s’est fait ressentir. Un pays connu mais qu’en est-il de sa population, de ses paysages ?  François Lelord, ayant vécu lui-même dans  ces contrées, m’a semblé avoir toute légitimité pour aborder le sujet.

Ce roman, c’est avant tout la rencontre avec des personnages. C’est à travers eux que l’auteur nous fait voir les Vietnam qui cohabitent.
Julien est un jeune médecin français de vingt-neuf ans, expatrié au Vietnam, qui travaille à l’ambassade de France d’Hanoï.
Clea est également médecin à l’institut Pasteur de Saigon. Jeune britannique, elle connaît Julien depuis longtemps. IIs sont amants lorsqu’ils se retrouvent : elle, amoureuse ; lui, culpabilisant de ne pas l’être.
Lumière d’Automne est une jeune femme d’une vingtaine d’années. Pour essayer d’aider sa famille, elle est marchande de souvenirs pour les touristes, traquée par la police.
Mais il y a aussi Brunet, qui travaille à l’ambassade et qui semble avoir un appétit particulier pour les charmes du pays ; Dang, le médecin vietnamien passionné par son métier ; mademoiselle Fleur, jeune vietnamienne cultivée qui enseigne sa langue à Julien et qui aimerait peut-être vivre plus avec lui ; et d’autres personnages tout aussi intéressants.

1995. Peu après la fin de la Guerre Froide, le Vietnam tente de s’ouvrir au monde. C’est un peuple blessé mais fier. Petit mais qui aspire à devenir grand. L’étranger est respecté et craint, quoiqu’il en soit presque toujours choyé, sauf si l’autochtone le soupçonne d’espionnage. Les vieux démons ne sont jamais loin.

Lors d’une rencontre au bord du lac, Julien rencontre Lumière d’Automne. Rencontre atypique, étonnante, perturbante car l’attirance est immédiate pour lui. Tout au long du livre Julien va se poser des questions existentielles sur le sentiment amoureux : l’aime-t-il par reconnaissance du courage du pauvre, pour son humilité ou bien pour ce qu’elle représente de si différent du monde dans lequel il évolue ? Peut-être pour toutes ses raisons. Pour l’amour d’un pays également. Car avec ce roman, François Lelord nous emmène dans les rues d’Hanoï, de Saïgon, dans la campagne vietnamienne, dans les bars à jeunes filles, etc. Il arrive parfaitement transcrire une certaine atmosphère : les couleurs, les odeurs, tout y est.

En fond du roman exotique, une énigme médicale : un virus non identifié sévit dans Hanoï, avec pour origine une zone éloignée à la campagne. Tout au long de l’histoire, les autorités sanitaires vont essayer de trouver la souche et d’empêcher au mieux les rumeurs se propager. Car pour un pays où le tourisme se développe peu à peu, quelle tragédie ce serait de laisser plâner le doute sur une maladie dangereuse et que l’on ne guérit pas.

En conclusion, un récit très riche, qui vous fera découvrir un pays et ses habitants, à travers le regard des expatriés et des vietnamiens eux-mêmes. C’est un roman très doux, qui se lit rapidement, avec un style fluide et des chapitres courts.

Cadre de lecture : J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict et les éditions JC Lattès. Belle découverte dans l’ensemble.

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