La part des flammes – Gaëlle Nohant


NOHANT, Gaëlle. La part des flammes. Le Livre de Poche, 2016, 545 pages, 8,60 €.



L’histoire :

En mai 1897, à Paris, se déroule un des évènements mondains où auquel toute femme de la bourgeoisie veut participer : le Bazar de la Charité.
Mais cette année sera endeuillée par un incendie qui dévastera tout et bouleversera la vie de nombreuses femmes.

Ce que j’en ai pensé :

Voilà longtemps que je voulais lire ce roman historique qui avait notamment fait mouche auprès du célèbre libraire de La Griffe Noire, Gérard Collard. D’autant que cela faisait un certain temps que je ne m’étais pas laissée embarquée dans un roman historique.
Et quelle claque ! Une lecture magnifique, une écriture parfaitement maîtrisée et un sujet qui a permis à l’auteur de développer des portraits de femmes et d’hommes du XIXe siècle.

⇒ Le contexte – l’ambiance
Les moeurs d’un siècle à la croisée des chemins, où religion et luxure sont au coeur des préoccupationsLa part des flammes, c’est le visage d’une bourgeoisie qui aime faire voir qu’elle est proche des pauvres et des démunis. Une bonne conscience et un m’as-tu-vu qui pèsent sur les âmes et les relations entre les individus, qu’ils soient simples connaissances ou membres d’une même famille.. Le Bazar de la Charité est donc « the place to be ».

⇒ Les personnages
Violaine de Raezal, Constance d’Estingel et Sophie d’Alençon se rencontrent d’ailleurs dans ce lieu étonnant où bourgeoisie se mélange avec le peuple. Trois électrons libres, en marge de cette société chacune à sa façon.
Violaine de Raezal, depuis la mort de son mari, doit vivre dans la solitude, avec un secret qui la ronge ; Constance d’Estingel, jeune demoiselle sortie d’une institution religieuse et en quête identitaire.
Les personnages masculins ont une part belle également, notamment Lazlo de Nérac, journaliste et amoureux transmis à la façon des romantiques.

Les personnages de ce roman, qu’ils soient principaux ou secondaires, sont tous une figure de l’époque dans laquelle ils évoluent. C’est le point fort du récit.

⇒ En bref ?
Un coup de coeur pour l’histoire et l’écriture de Gaëlle Nohant. Gros travail de recherche derrière le roman. Un moment de lecture excellent.

Je conseille si vous aimez…

  • les romans historiques
  • les portraits de femmes

2 réflexions au sujet de « La part des flammes – Gaëlle Nohant »

    • Alors je te conseille vivement ce livre, si tu veux te lancer dans les romans historiques. Car il est centré sur un évènement bien particulier, donc pas aussi dense que peuvent l’être certains 🙂

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