Archives de catégorie : Bande dessinée

Philocomix – A.L. Combeaud, J. Vermer et J.P. Thivet


COMBEAUD, A.L., VERMER, J., THIVET, J.P. Philocomix. Rue de Sèvres, 2017, 179 pages, 18 €.



L’histoire :

Je pense donc je suis heureux ! Et si le chemin vers le bonheur passait avant tout par la pensée et la réflexion ? Comment définir le bonheur, à quelle aune le mesurer, existe-t-il un bonheur sans limite ? Replongeons avec humour dans les pensées de dix grands philosophes, de l’Antiquité au XIXe, pour comprendre quelles solutions ils proposent à ces épineuses questions. Que vous penchiez plutôt pour le « Pour être heureux il faut se connaître soi-même » de Platon ou le « il ne faut rien désirer que l’on ne puisse acquérir » de Descartes, voici dix philosophies de l’accomplissement personnel exposées avec précision mais en toute simplicité, pour aborder la rentrée bien armé. Et en bonus, un guide pratique nous rappelle que, s’il n’est pas toujours simple d’appliquer la philo aux situations concrètes de notre quotidien, c’est sûrement la voie du bonheur…

Ce que j’en ai pensé :

10 philosophes, 10 approches du bonheur. De Platon à Nietzsche, en passant par Epicure, Montaigne, Descartes et d’autres, les trois auteurs nous embarquent dans une aventure originale et que j’ai trouvé absolument géniale ! Un coup de coeur énorme pour cette BD drôle et instructive.

Avec le dessin d’humour façon Marion Montaigne, on fait passer des apprentissages fabuleux. La philosophie du bonheur, on en parle beaucoup en ce moment avec l’incalculable nombre de livres de développement personnel qui sortent en librairie.
Certains trouvent cela trop, trop, trop et un peu débile. Pour ma part, si cela peut aider, pourquoi pas. D’ailleurs, j’en ai lu moi-même et ils sont une réelle piste de réflexion.
Cet album surfe sur cette vague puisqu’il reprend le thème du bonheur, mais on y associant les grands auteurs et leurs travaux autour de ce sujet. Pour certains, il faut se faire plaisir ici-bas, pour d’autres le bonheur se trouve dans « l’après ». Aimer les autres pour s’aimer soi-même, s’épanouir en ayant des rêves réalisables, vivre le moment présent, etc.

Quelques planches pour vous donner un aperçu de ce qui vous attend :

⇒ En bref ?

Pour moi c’est LE cadeau à faire à Noël pour les amateurs de philosophie et/ou de BD.
C’est instructif, documenté, drôle et synthétique.
Et pour 18 euros, ce n’est pas excessif rapport au contenu.

Je conseille si vous aimez…

– la philosophie
– apprendre en s’amusant


J’veux pas vieillir – Hélène Bruller


BRULLER, Hélène. J’veux pas vieillir. Hugo & Cie, coll. Hugo Desinge, 2017, 77 pages, 15 €.



L’histoire :

Hélène a 47 ans, c’est la fin des illusions, de la jeunesse qu’on croit éternelle, le début d’un autre monde qu’on soupçonne terrible à vivre.
Comment vivre ce passage vers l’inconnu, l’âge mur ?
En petites séquences de 1 à 4 pages, Hélène nous donne le meilleur de son humour et nous fait rire des petits et des gros tracas du quotidien quand on sent le poids du temps nous grignoter inéluctablement…

Ce que j’en ai pensé :

Hélène Bruller approche de la cinquantaine et se met en scène dans cet album humoristique. Elle aborde des thèmes universels, qu’elle rapporte à ses propres expériences de vie : on retrouve ainsi la peur de vieillir, les désagréments de la vieillesse au quotidien, la vie avec des ados et l’impitoyable changement de génération ! Et tout cela sur un ton délicieusement caustique.

C’est un thème dont il est difficile de parler car tabou dans nos sociétés. C’est avec brio que l’auteur nous emporte dans ses illustrations farfelues, ces comparaisons entre jeunes et vieux absolument hilarantes !

La fin est très feel good : il est évidemment plus facile d’assumer et d’essayer de trouver la meilleure façon de vieillir car de toutes les façons, c’est inéluctable pour chacun.

Je n’ai pas été emballée par les illustrations mais les gags sont franchement drôles et la BD est très complètes. Tous les aspects de la vieillesse et des peurs qui en découlent sont abordés.

⇒ En bref ?

Une BD à offrir pour prendre l’avancée dans la vie du bon côté !

>> En librairie le 7 septembre. <<

Je conseille si vous aimez…

– les BD féminines humoristiques


L’homme aux bras de mer – T. Azuelos et S. Rochepeau


AZUELOS, T. et ROCHEPEAU, S. L’homme aux bras de mer. Futuropolis, 2017, 176 pages, 22 €.


Ce que j’en ai pensé :

Cette bande dessinée, si elle ne m’a pas franchement marquée par ses illustrations, aura été une étonnante découverte par son sujet atypique.

Nous rencontrons Mohamed, un pirate somalien qui a pris d’assaut un voilier de touristes au large des côtes somalienne en 2009. Emprisonné, on ne sait finalement pas quoi faire en terme de justice pour cet homme. A lui seul il porte le chapeau pour tous. Jeune, désemparé, la misère et la violence l’ont laissé se faire porter par des plus forts.
C’est aussi l’histoire d’une femme proche de la retraite mais récemment licenciée, qui, par bénévolat fait des visites en prisons pour apprendre le français aux incarcérés. Mohamed en fait parti. Malgré le besoin de rester neutre, cette femme se sent investie d’une mission ; et ce malgré les réticences de son entourage.

A travers ce récit, c’est tout le cheminement de la justice, de l’insertion mais aussi et surtout de la misère de certaines parties du globe, qui oblige parfois des actes terribles. Evidemment répréhensibles mais aussi condamnables soient-il, ces individus sont au pied du mur. Pays en guerre, grande pauvreté : deux éléments qui font naître des idées aussi folles que celles de prendre en otage une famille à bord d’un voilier de plaisance.

SI le sujet vous intéresse, l’approche est bonne avec cette bande dessinée.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour le découvrir.
Chez Futuropolis.


 

Kérosène – A. Bujak et P. Macola


BUJAK, A. et MACOLA, P. Kérosène. Futuropolis, 2017, 136 pages, 21 €.


Ce que j’en ai pensé :

Voilà une bande dessinée reportage tout à fait fascinante, qui nous fait réfléchir et nous donne à découvrir une culture riche et que l’on croise souvent sans la connaître et avec beaucoup de préjugés. Communément appelés gitans, tsiganes ou manouches, vous allez faire la rencontre d’une communauté de Mont-de-Marsan dans les Landes.

Conditions de vie, traditions, difficultés d’intégration, sédentarité imposée. Entre illustrations et photographies en noir et blanc, cet albums m’a fait réfléchir à mes propres a-priori et mon regard face à une population méconnue, peu encline à se mêler aux autochtones.

Au Camp du Rond, les caravanes sont situées dans une zone dangereuse : trop proche d’une base de départ d’avions militaires, la nuisance sonore et les pluies de kérosène feraient fuir n’importe qui. Mais pour aller où ? D’autant que les voilà contraint d’être relogés car la ville a vendu le terrain pour un euro symbolique à l’Armée.

Tout est brut ici. Pourtant les illustrations amènent de la douceur, les teintes sont claires. Les photographies sont une superbe idée pour rendre les personnages vivants.
Je vous encourage vraiment à lire cet album très riche.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour le découvrir.
Chez Futuropolis.


 

La dame de fer – Michel Constant


CONSTANT, Michel. La dame de fer. Futuropolis, 2017, 72 pages, 15 €.


Ce que j’en ai pensé :

Margaret Thatcher vient de mourir. En apprenant cela, Donald se souvient de sa jeunesse à l’époque de celle que les Anglais surnommaient la Dame de Fer. Pris d’une soudaine nostalgie, il recontacte ses deux vieux copains : Owen et Abby. Ensemble, ils se rappellent leur jeunesse, leurs idéaux et les confrontent à leur vie actuelle.

Avec humour et tendresse, cet album évoque l’entraide, l’amitié, les rêves perdus et les ambitions retrouvées.

Les illustrations rappellent la bande dessinées belge traditionnelle. C’est beau, un peu enfantin, tout à fait adapté à ce genre de récit.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour lire ce joyeux album !
Chez Futuropolis.