L’enfant de la délivrance – Cyndie Soue

Quatrième de couverture :

C’est en fouillant un jour dans les affaires de son père adoptif que Juliette découvre son métier : il est tueur professionnel. Un choix évident lui vient alors à l’esprit, celui de faire le même travail. Mais lors de ses nombreuses missions, cette jeune fille va découvrir que certaines histoires qui paraissent invraisemblables ne sont pas que des légendes. Entre des vampires et des loups-garous, Juliette va vite comprendre qu’il n’y a pas que des humains sur terre, surtout lorsqu’elle rencontre le tout premier vampire, un homme peut-être prétentieux, mais d’une beauté à couper le souffle.

Mon avis :

Quatrième et avant-dernier roman lu dans le cadre de la recherche du Coup de Coeur 2012 des auteurs peu médiatisés, organisé sur Livraddict. Une lecture qui ne m’a malheureusement pas passionné. Je vous en dis plus tout de suite.

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La maison de la nuit, t.1 : Marquée – P.C. et Kristin Cast

Quatrième de couverture :

Entrez dans la Maison de la Nuit à vos risques et périls.
Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres…
Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s’approche d’elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : « Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t’attend à la Maison de la Nuit ». a ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais – elle le sait – elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou… mourir.

Mon avis :

Une couverture magnifique, un résumé qui laisse présager une aventure à la Harry Potter au féminin, une mythologie vampirique intéressante : tout semble être réuni pour passer un bon moment lecture.

Nous suivons Zoey Redbird, une jeune fille d’une quinzaine d’années. Elle vit dans un monde semblable au nôtre sur beaucoup d’aspects. Néanmoins, une chose majeure est différente : les vampires cohabitent avec les humains et sont présents notamment dans les hautes sphères de la célébrité. Ils sont chanteurs à succès, acteur, mannequin… ils sont beaux et talentueux. Mais attention, ne devient pas vampire qui veut. Pour cela, il faut avoir été « marqué ». Prenons l’exemple de Zoey : un beau jour, en plein milieu du couloir du lycée, un homme la désigne du doigt et un croissant de lune apparaît sur son front. Dès lors, elle doit se rendre au plus vite à la Maison de la Nuit, un pensionnat où sont formés les futurs vampires.
Cela n’est pas sans rappeler un certain petit sorcier nommé Harry Potter. La marque sur le front, le personnage marginal rejeté par sa famille, l’école surnaturelle, l’enfant exceptionnel. Tous ces ingrédients sont repris ici, avec un fond différent évidemment.

L’histoire commence laborieusement, principalement à cause d’un style et un langage parfois « gnan-gnan » (première page : « Kayla, lancée dans un de ses interminables bavardages, que j’appelle kayblabla« ). Je garde bien sûr à l’esprit qu’il s’agit d’un récit jeunesse, mais je pense que certaines tournures de phrases pourraient être plus adaptées au public adolescent visé. Cela vient peut-être de la traduction.
Quoiqu’il en soit, j’ai accroché à l’histoire dès l’entrée de Zoey dans la la Maison de la Nuit. Dès lors, je me suis attachée à ce petit brin de femme qui, malgré sa peur, est heureuse de quitter une famille où son beau-père a changé sa mère au point que la jeune fille ne la reconnaît plus. Epiée sans vergogne par ses nouveaux camarades, elle va trouver du réconfort auprès de Lucie et sa petite bande de copains. Très vite, ce soutien va se révéler indispensable face à l’affreuse Aphrodite.
Le personnage de Zoey est vraiment plaisant. Elle est belle sans être un canon de beauté ; elle est forte sans être dénuée d’angoisses et de craintes. Dotée de pouvoirs apparemment extraordinaires, elle se sent perdue mais s’adapte tout de même très vite (trop vite ?). Ses réactions face au bel Erik sont tout à fait adaptées à une adolescente de son âge : ni trop enfantines, ni trop adultes. Un personnage qu’il me tarde de retrouver dans le second tome.

Une histoire qui en ravira plus d’un j’en suis sûre. Elle m’a suffisamment intéressée pour passer outre un style parfois trop enfantin. Si vous avez l’occasion de vous procurer ce livre, si vous avez aimé Harry Potter et si vous aimez les vampires, allez-y !

Zombie business – Jesse Petersen

Quatrième de couverture :

Tout ne va pas si mal pour Sarah et David.
Leur mariage se porte mieux que jamais, ils ont même monté leur petite entreprise d’extermination. Le marché est florissant : plein de zombies et donc plein de clients désireux de s’en débarrasser ! Sauf que… le cours du zombie s’affole quand certains s’avèrent plus difficiles à zigouiller. Une mutation ? Ce serait le début de la crise pour Sarah et David.
Les zombies, ça oblige à se creuser la tête !

Mon avis :

Une épidémie de zombies sévit au nord des Etats-Unis depuis quelques mois déjà. Dans Zombie Thérapie, premier tome de la saga, on suivait Sarah et David au tout début du virus qui a zombifié un nombre important d’individus. Leur couple battait de l’aile et cet évènement venu casser leur routine les a rapproché.
Avec Zombie Business, on les retrouve plus amoureux que jamais et à la tête d’une petite entreprise : Zombiebusters Extermination Inc. Une petite chose a néanmoins changé depuis le début de leur aventure : certains zombies semblent avoir subit une mutation. Plus grands, plus vifs et surtout plus intelligents, ils vont donner du fil à retordre à nos deux protagonistes.

Après un début assez similaire au premier tome, j’ai eu un peu peur que ce second tome ne soit qu’une redite. Après 70 pages environ, des éléments nouveaux arrivent pour diversifier le récit. Tout d’abord, on apprend que Sarah et David deviennent amis avec un autre couple qui, au vu de la fin, risquent d’avoir de l’importance dans le troisième et dernier tome. Ensuite, nos deux héros rencontrent par hasard un certain Robbie, surnommé le Kid, un petit bonhomme de onze ans qui leur réserve bien des surprises ! Enfin, par le biais de Zombiebusters Inc., ils entrent en contact avec le docteur Barnes, un scientifique qui ne fera pas l’unanimité dans le couple.

Alors de l’humour oui, il y en a, mais ne vous attendez pas au roman de l’année. L’histoire est prévisible et pas vraiment approfondie. Malgré cette contamination à l’échelle nationale, l’auteur se centre en effet uniquement sur Sarah et David, comme s’ils étaient les seuls à tenter de lutter contre les zombies.
Néanmoins, si le premier tome vous a plu, n’hésitez pas à vous plonger dans celui-ci, qui vous divertira assurément. C’est sympathique, sans prétention et on sourit à des nombreuses occasions.

La Confrérie de la dague noire, t.1 : L’Amant Ténébreux – J.R. Ward


Quatrième de couverture :

Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ces guerriers sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. À sa tête, Kolher, leader charismatique et implacable… L’un de ses plus fidèles guerriers est assassiné, laissant derrière lui sa fille, une magnifique jeune femme, une sang-mêlé qui ignore tout de son destin. Et c’est à Kolher qu’il incombe de faire découvrir à Beth le monde mystérieux qui sera désormais le sien…

Mon avis :

« La Confrérie de la dague noire », c’est la saga bit-lit qui fait parler d’elle en ce moment. Alors, après avoir testée la bit-lit sur fond humoristique et chick-lit, j’ai voulu enfin me lancer dans cette saga-ci. Et là, livre refermé, je le dis sans détour : coup de coeur. J’ai juste adoré cette lecture, j’ai vibré avec les personnages, j’ai aimé l’histoire, le style, tout.

Tout d’abord, comme les petits logos sur la quatrième de couverture l’indiquent, cette histoire contient une belle romance et des scènes de sexe plutôt bien détaillées. Mais ce qui m’a surprise dès les premières pages, c’est le style de l’auteur. J’ai trouvé un vocabulaire et une façon de faire s’exprimer les personnages proche de ceux que j’avais découvert dans Le Livre sans nomAttention, je ne dis que l’histoire est semblable : c’est simplement une atmosphère que j’ai retrouvé grâce au langage. Cela a été un premier point positif : je ne m’embarquais pas dans une histoire cucul.
Concernant l’histoire, j’ai beaucoup aimé les guerriers de la Confrérie et leur combat contre les éradiqueurs. J’ai également apprécié la mythologie vampirique développée dans ce roman, qui est loin de l’imagerie habituelle transmise par la littérature. Ils se nourissent de sang, mais du sang de leurs congénères. Et cet acte est très intime, et souvent sexuel lorsqu’il a lieu avec l’être aimé.
Justement, parlons un peu de l’amour dans ce livre, puisqu’il y occupe une place très importante. On suit l’histoire de Beth (une sang-mêlée) et Kolher (chef de la Confrérie) qui vont se rencontrer et se fasciner l’un l’autre. La romance est bien amenée par l’auteur, de même que les scènes sexuelles. Alors oui, ces scènes sont clairement décrites sur plusieurs pages. Mais je tiens à dire qu’il n’y en a pas non plus tout le temps, ce qui n’alourdit pas le récit et elles servent aussi l’histoire puisque l’on découvre les vampires face au sexe, qui est étroitement lié à leur survie comme dit ci-dessus.

Les personnages quant à eux sont assez nombreux mais ici aussi j’ai été surprise de l’habileté de l’auteur pour nous les présenter sans nous submerger par leur nombre. On suit les cinq guerriers de la Confrérie : Kolher, Tohr, Viszs, Fhurie et Zadiste. Il y a aussi Beth et Butch les deux humains de l’histoire. M. X. visiblement le chef des éradiqueurs. Marissa et Havers, deux autres vampires. Et encore d’autres personnages secondaires.
Je m’attarderais un peu sur le personnage de Kolher, qui est le pilier central de ce premier tome. J’ai juste adoré la complexité qu’a créé l’auteur ici. C’est un vampire clairement torturé par son passé, qui culpabilise et s’interdit tout bonheur. Froid, sévère mais loyal, sa personnalité va évoluer tout au long du livre grâce à l’arrivée de Beth dans sa vie. Et là, chapeau à l’auteur : elle a créé un personnage très travaillé, absolument pas creux, bien qu’il s’agisse d’une romance. 

Il me tarde maintenant de me plonger dans le deuxième tome de cette sage pour retrouver tous ces guerriers vampires !  

Queen Betsy, t.1 : Vampire et célibataire – Mary Janice Davidson


Quatrième de couverture :

Mourir, ça fait réf léchir… Par exemple, cette semaine, j’ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident et, quand je me suis réveillée à la morgue, j’étais devenue une vampire. Bon, il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut juste que je m’habitue à mon nouveau régime liquide…
Autre problème : mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour renverser un vampire assoiffé de pouvoir, au look trop ringard ! Le cadet de mes soucis ! Sauf qu’ils ont des moyens de pression efficaces, comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte ne peut pas dire non…

Mon avis :

Après avoir lu le premier tome de « Zombie thérapie » de Jesse Petersen, je me suis dit que ce genre de chick-lit vampiresque était une bonne façon d’aborder le genre bit-lit que j’aimerais découvrir plus en profondeur. Donc, à force d’entendre parler de la saga Queen Betsy, je me suis lancée car visiblement c’est un peu le même humour.

Tout d’abord, la couverture de ce premier tome me plaît beaucoup ! Elle donne bien l’idée d’une histoire de filles et je trouve le dessin vraiment bien réalisé. Ensuite, j’aime le fait que la quatrième de couverture soit également colorée avec un paysage en filigrane. Idem pour la typographie du titre que j’adore ! Le livre, bien qu’au format poche, se révèle un bel objet du coup.

Concernant l’histoire. La rencontre avec Betsy est vraiment drôle j’ai trouvé. C’est un personnage féminin complètement matérialiste, assez banale physiquement d’après que l’on peut comprendre (du moins c’est ce qu’elle pense d’elle-même) et qui se retrouve dans une situation pour le moins inattendue. Le début du roman est juste exquis. Elle nous raconte sa mort, son réveil, son incompréhension et sa volonté d’en finir. Tout cela avec un vocabulaire et un phrasé maîtrisé par l’auteur. On apprend également sa passion pour la mode et plus particulièrement pour les chaussures griffées dernière tendance ! Et ça, étant moi-même shoe addict, je n’ai pu que aimé. Même si j’aurais aimé que ce soit encore plus exploité.

Bref, malgré que j’ai beaucoup ri, je ne peux pas dire que c’est un livre coup de coeur pour moi. A la fin, j’ai même commencé à me lasser à certains moments. Mais bon, j’ai quand même envie de retrouver Betsy et de savoir si elle va rester célibataire, si elle va définitivement succomber au charme de Sinclair et si sa folie modesque va être développée (je l’espère !).
Il est assez difficile pour moi d’en dire plus sur ce genre de livre. J’ai du mal à critiquer la chick-lit/bit-lit car j’ai l’impression de ne pas avoir assez d’expérience de lecture à ce niveau-là et ce ne sont pas des livres qui déclenchent autant d’émotion que des thrillers.
Rendez-vous néanmoins pour la suite de cette saga !