Archives de catégorie : Fantaisie/Fantastique/SF

Les étoiles de Noss Head, t.1 – Sophie Jomain


JOMAIN, Sophie. Les étoiles de Noss Head, t.1 : Vertige. Editions Rebelle, 2010, 382 pages, 19 €.



L’histoire :

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar… Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu’on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’esprit a choisi : c’est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours…

Ce que j’en ai pensé :

Voilà sept ans que ce livre est sorti pour la première fois, avec tout le bien qu’on en a dit depuis. Comme je ne lisais pas du tout ce genre littéraire avant, je suis passée à côté. Mais voilà que je suis tombée dessus à la bibliothèque et que je me suis laissée tenter par ce premier tome.

Dans la lignée de Twilight, ce roman s’adresse aux jeunes adultes, à travers une série fantastique qui démarre très bien. On rencontre les personnages : Hannah et Leith. Jeune parisienne, elle est en vacances dans sa famille en Ecosse, où elle rencontre Leith, qui lui plaît tout de suite malgré son côté solitaire et possessif.

La série s’appuie sur la mythologie lycanthrope, plus connue sous le nom de loups-garou. Sophie Jomain créée un univers détaillé autour de ce mythe, et j’aime à penser que les prochains tomes seront encore plus intéressants à ce niveau-là. Ici, c’est un tome d’introduction, qui permet surtout de présenter les personnages et comment ils en sont amenés à se rencontrer et à débuter une histoire d’amour qui, on le comprend vite, est contre-nature.

Le personnage de Hannah est attachant, mais je trouve que la décision des parents qu’elle reste en Ecosse se prend trop vite : on perd ainsi de la crédibilité. De même pour la jeune fille qui voyait d’un oeil désespéré de passer deux mois en Ecosse mais qui accepte très facilement d’y faire sa vie. Deux éléments qui manquent cruellement de réalisme.

Mais cela n’enlève pas le plaisir que j’ai eu à lire ce roman et j’en suis la première étonnée ! Mais j’avoue être facilement charmée par ces histoires adolescentes fantastiques.

⇒ En bref ?

Ce premier tome se lit très rapidement et il est clair que je lirais la suite sans aucun doute et surtout très rapidement. J’ai envie d’en savoir plus sur les personnages et leurs aventures. C’est aussi la première fois que je lis une histoire qui aborde la lycanthropie en sujet principal. Je suis donc curieuse de savoir où l’auteure va nous mener.

Je conseille si vous aimez…

– la mythologie sur les loups-garou
– les histoires façon « Twilight »


Le livre perdu des sortilèges, t.1 – Deborah Harkness


HARKNESS, Deborah, Le livre perdu des sortilèges, t.1. Calmann Levy (Orbit), 2011, 517 pages, 19,90 €.



L’histoire :

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Ce que j’en ai pensé :

Dans le cadre d’un challenge, il me fallait lire un roman de sorcières. A la bibliothèque, dans la partie fantastique, je suis tombée sur ce livre dont j’avais entendu tellement de bien il y a quelques années. Je sors de ma zone de confort avec ce genre de lecture, mais quel pied !
J’ai adoré cette histoire, les personnages, la profondeur du fond, l’aspect scientifique fantastique.

Dans ce monde inventé par Deborah Harkness, quatre types de créatures cohabitent : les êtres humains, les démons, les vampires et les sorcières. Comme chien et chat, ils peuvent se tolérer mais jamais se confondre, se reproduire. C’est tout simplement considéré contre nature.
Notre héroïne, Diana Bishop, est ce que l’on pourrait qualifier de sorcière refoulée. Issue d’une longue lignée de sorcières, elle n’aspire qu’à une chose depuis son enfance : vivre loin de ses congénères et de tout ce qui se rapporte aux sortilèges. Universitaire renommée, elle tombe un jour au gré de ses recherches, sur un manuscrit étonnant : l’Ashmole 782. Cet ouvrage alchimique est convoité de chaque catégorie de créatures car il renfermerait le secret de l’histoire de chacun.

Dès lors, on entre dans un roman d’aventures, d’histoire, de science (inventée bien sûr). C’est un ouvrage extrêmement riche, dans lequel on ne s’ennuie à aucun moment. D’autant que l’histoire est servie par une romance entre Diana et Matthew Clairmont, mystérieux et redoutable vampire.

Le style de Déborah Harkness est excellent, je me suis prise dans le récit bien plus que ce que j’aurais cru avant la lecture.
Je lirais sans aucun doute la suite !

⇒ En bref ?

Aussi étonnée que charmée, j’ai pris un plaisir fou avec ce roman fantastique, style que je n’aborde que très peu, mais qui me fait terriblement envie en ce moment.
Attendez-vous donc à voir apparaître de plus souvent ce genre littéraire par ici !

Je conseille si vous aimez…

– les romans de sorcières


Le livre de la mort – Anonyme


Anonyme. Le livre de la mort. Editions Sonatine, 2012, 457 pages, 21 €.



L’histoire :

Il est sans doute préférable pour votre bien-être que personne n’inscrive jamais votre nom dans Le Livre de la mort, sans quoi il vous resterait très peu de temps pour formuler vos dernières volontés. Aussi on peut aisément comprendre que celui-ci fasse l’objet de multiples convoitises, en général assez mal intentionnées. Et que quelques contrariétés guettent son actuel détenteur, l’infortuné Sanchez.
Officiellement mort, le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais portée, devrait, pour sa part, pouvoir aspirer à des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, pourraient bien s’unir pour élaborer une terrible vengeance. Mais quand Beth est kidnappée et qu’il s’avère être le seul à pouvoir sauver la petite ville de Santa Mondega d’un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n’a plus qu’une solution : revenir d’entre les morts. Plus sauvage et impitoyable que jamais.

Ce que j’en ai pensé :

Univers déjanté pour ce polar qui met en scène pour la quatrième fois le Bourbon Kid, ce tueur en série, attachant malgré tout, que l’on a découvert pour la première dans Le livre sans nom, où la légende s’est faite par l’humour détonnant autant que par le mystère autour de l’auteur.

Il est assez difficile de dire de quoi il retourne de cette histoire. Cela va essentiellement tourner autour de Beth, la dulcinée de notre héros. On pensait J-D, alias Jack Daniels, alias le Bourbon Kid, définitivement rangé. Mais c’était sans compter un vilain qui s’en prend à sa belle.
D’autant que sa hargne d’éradiquer tous les vampires de Santa Mondega est à son comble. Ramsès Gaïus, leur chef, est donc avide de vengeance et s’en prend à tous les hommes, femmes et enfants humains. Chasse sans pitié d’un côté et de l’autre.

J’ai adoré retrouver les différents personnages de cette saga : Sanchez, Jessica, Dante et les autres compères qui forment une équipe de choc.
Côté Bourbon Kid, il perd en force, beaucoup plus d’humanité. Cela le désole d’ailleurs, car il se rend compte qu’il n’est plus le plus dangereux. Et ça, hors de question pour lui.

Si le début est lent, l’univers est si particulier et original en lui-même qu’il n’y a pas d’ennui dans la lecture. Quelques scènes sont gores, parfois biens crados !
L’écriture et précise et caustique, un régal !

⇒ En bref ?

Quel plaisir de replonger dans cette ambiance si particulière, que je n’ai encore jamais croisé dans aucun livre.
Je lirais les prochains opus avant la fin de l’année !

Je conseille si vous aimez…

– les films de Quentin Tarantino
– les polars déjantés


Outlander, t.1 : Le chardon et le tartan – Diana Gabaldon


GABALDON, Diana. Outlander, t.1 : Le chardon et le tartan. J’ai Lu, 2014, 852 pages, 16 €.


L’histoire :

Claire est une jeune infirmière de vingt-sept ans. Nous sommes en 1945, et, avec son mari Frank, ils se remettent doucement de la terrible guerre qui vient de sévir.
Mais lors d’une visite sur un lieu ressemblant à Stonehenge, elle se retrouve plongée au coeur des Highlands, au XVIIIe siècle. Un voyage dans le temps, aussi inexplicable qu’étonnant, qui la fera découvrir une époque, des moeurs et surtout, l’amour.

Ce que j’en ai pensé :

« Outlander« , LA saga historico-romantique qui fait un tabac en ce moment chez les lecteurs depuis que les éditions J’ai Lu ont fait reparaître les intégrales et que celles-ci ont été adaptées à la télévision américain sous forme de série. Avec ce premier tome et ses quelques 850 pages, vous avez entre les mains le plus court des tomes, c’est dire.

Autant le dire d’entrée, je ne fais pas exception : j’ai adoré cette aventure historique et romantique, qui met en scène des personnages complexes et un vrai contexte historique. A l’heure où la romance, érotique de surcroit, pullule en littérature, où les auteurs de ces dernières ne font plus preuve d’originalité malheureusement, il est temps de replonger dans le passé. Oui, car Outlander a plus de vingt ans !

Plusieurs choses m’ont plu dans ce roman :
– Le thème du voyage dans le temps, sous forme de croyance ésotérique qui donne un pouvoir magique aux monuments mégalithiques de grandes pierres concentriques à la Stonehenge. Claire se retrouve ainsi propulsée dans le passé, à l’époque et à l’endroit où vivait l’un des ancêtres de son mari, Jonathan Randall. Vu ce contexte, il est évident que cela n’est pas fortuit. Pourtant, je ne sais toujours pas les raisons de ce voyage, pourquoi elle et pourquoi cette époque. Peut-être dans un prochain tome ?
– La géographie des Highlands, très bien décrite dans le roman, m’a fait tombé sous le charme de cette Ecosse faite de grandes étendues verdoyantes, hantée par les esprits et croyances vieux comme le monde.
– Les moeurs de l’époque à divers niveaux : les sorcières et leur traque, les relations hommes/femmes notamment au sein du couple, les guerres de clans et les abus de pouvoirs des chefs.
– L’histoire d’amour entre Claire et Jamie ! Un délice d’authenticité, de peur et de joie, de souffrance et de confiance, de relation charnelle, de sentiments pudiques et voilés. Je les ai adoré et ai tellement hâte de les retrouver dans le tome 2.

Et puis pour finir, l’écriture de Diana Gabaldon (avec la traduction de Philippe Safavi) est géniale ! C’est cru et doux à la fois ; des descriptions qui ne sont pas plombantes… Bref un concentré qui marche, incontestablement. Je comprends l’engouement autour de cette saga.

Vous aimerez si…

– La région écossaise des Highlands vous intéresse en littérature.
– Vous aimez les histoires d’amour atypiques.
– Le roman historique d’aventure avec un brin de science-fiction vous plaît !

Le Bourbon Kid, t.3 : Le cimetière du Diable – Anonyme


ANONYME. Le cimetière du Diable. Sonatine, 2011, 452 pages, 21 €.
Traduit de l’anglais par Diniz  Galhos.


L’histoire :

Les héros du Livre sans nom  et de L’oeil de la Lune se retrouvent toujours le soir d’Halloween, dans un endroit perdu au milieu du désert, pour un concours de sosies de chanteurs dont le nom est particulièrement éloquent : « Back From The Dead » ! James Brown, Les Blues Brothers, Kurt Cobain ou encore Elvis Presley se mettent en scène. Avec toujours des tueries, des zombies et un ton déluré.

Ce que j’en ai pensé :

Plus de quatre ans avant de me replonger dans cette saga délurée qui met en scène un serial killer au surnom aussi alcoolisé que rock’n’roll : le Bourbon Kid.
Déjà, ce qui est plaisant, c’est d’avoir un univers littéraire complètement déjanté, qui met une grosse touche d’originalité, que ce soit dans le fantastique ou le thriller, les deux genres dans lesquels on pourrait classer cette histoire.

Dans Le Cimetière du Diable, j’ai adoré retrouver le Bourbon Kid, même si on ne le voit pas assez à mon goût. C’est un serial killer tellement attachant (si, si !) qui tue sans l’ombre d’un remords, tout simplement parce qu’il n’a plus rien à perdre depuis ce jour maudit où il a dû tuer sa mère de sang froid, après qu’elle se soit faite transformer en vampire. Un homme maintenant, qui est sans foi ni loi, sauf lorsqu’il rencontre Emily, alias Judy Garland. Une jeune femme qui a la chance de lui rappeler son amour de jeunesse, Beth. Celui qu’on croyait définitivement mort de l’intérieur révèle son point faible ; un coeur qui bat encore pour figure féminine foncièrement gentille et belle.

L’histoire en elle-même, je dois bien l’avouer, m’a beaucoup moins passionnée que les deux premiers tomes. Mais que dire de ce style ? Sévèrement addictif, avec des personnages qui disent haut et fort ce qu’ils pensent, dans un vocabulaire cru et délicieusement détestable. C’est précisément ce style, qui sort des sentiers battus en littérature, et qui donne à voir plus qu’à lire, qui font fantasmer sur l’identité de l’auteur. Qui ne veut toujours pas se révéler ! Les suppositions les plus folles sont de mise, comme celle qui annonce Quentin Tarantino. Car il est vrai que si vous avez vu les films du réalisateur américain, aucun doute que vous y verrez des références stylistiques.

En bref, je suis ravie d’avoir enfin lu ce troisième volet, même si l’histoire en elle-même m’a moins emballée. Maintenant, il me tarde de lire les dernier volet, Le livre de la Mort.

Vous aimerez si…

– Vous aimez les films à la Quentin Tarantino.
– Les zombies et le rock’n’roll sont votre religion.
– Vous aimez sortir des sentiers battus en littérature !