2 amies pour la vie !, t.2 : Malade de… jalousie ! – A.-M. Pol et I. Maroger


POL, Anne-Marie & MAROGER, Isabelle. 2 amies pour la vie !, t.2 : Malade de… jalousie !. Flammarion, 2015, 61 pages, 6,30 €.


L’histoire :

Chloé et Cléo sont maintenant les meilleures amies du monde. Cléo trouve son amie sénégalaise très belle, pleine de vie et d’assurance. Elle l’admire, est fière d’elle mais… une autre émotion pointe son nez : la jalousie ?

Ce que j’en ai pensé :

Un livre destiné aux petites filles de sept/huit ans, qui aborde le sujet de la jalousie avec beaucoup d’émotions et surtout, sans tourner autour du pot !

Oui, Cléo est jalouse de sa meilleure amie même si, au début, elle n’arrive pas à mettre de mot sur cette pointe désagréable qu’elle ressent au fond d’elle. Tout ce qu’elle voit, c’est qu’elle ne peut s’empêcher d’envier son amie et de se comparer à elle sans arrêt.

Dans l’histoire, c’est la maman qui est là pour expliquer à Cléo que la jalousie n’est pas un sentiment louable et que la seule façon d’y remédier, c’est de s’accepter tel que l’on est, c’est-à-dire différent des autres, et donc tout aussi intéressant.
J’ai trouvé ce second tome très intéressant, avec une belle morale sur le fait de se respecter soi-même. En finissant sur une très jolie phrase : « Le bonheur est d’être content de soi. »

Si vous êtes parents d’une petite fille de huit ans environ, n’hésitez pas à vous procurer ce livre qui explique de façon très simple l’acceptation de soi.

Le Ramayana – Pascal Fauliot


FAULIOT, Pascal. Le Ramayana. Casterman, 2015, 187 pages, 5,95 €.


L’histoire :

Le Ramayana est une des plus populaires épopées indiennes. Rama, le fils ainé du roi Dasharatha, est le plus beaux et le plus vertueux jeune homme que l’on ait connu. Sa bonté n’a d’égal que sa force. Mais comment ne pas attirer les jalousies et les convoitises ?

Ce que j’en ai pensé :

Le Ramayana, c’est un peu le récit d’Ulysse, à l’indienne. Une épopée où un valeureux jeune homme, beau, brave et fidèle, va devoir affronter les affres du destin avec une modestie non feinte et se battre pour défendre les valeurs qu’il porte en étendard.
A la manière de certaines histoires, le monde est très manichéen : les bons et les méchants sont très distincts, ainsi que les laids et les beaux d’ailleurs. Avec des gentils particulièrement aptes à pardonner sans limites. Ce genre de vision du monde me dérange toujours mais soit, je ne suis pas là pour juger un récit vieux de plusieurs millénaires.

– Concernant la réécriture de ce conte, je loue le travail de Pascal Fauliot que je trouve excellent. Sans tomber dans la facilité de vocabulaire, il rend néanmoins accessible un texte ancien et fondateur d’une société.
D’ailleurs, j’aime assez ce concept de mettre à disposition les textes mythologiques pour un public de 10/11 ans car je me souviens avoir eu un intérêt particulier pour ces sujets lorsque j’avais cet âge-là. Tout en se divertissant avec un héros qui vit pleins d’aventures, les enfants enrichissent également ce qu’ils apprennent dans le cadre scolaire. Une pierre deux coups !

En bref ?

Je ne peux pas dire que j’ai personnellement été très emballé par ce récit mythologique mais néanmoins, je l’ai trouvé intéressant sur le fond, puisqu’il représente un fondement majeur pour les moeurs de la société hindoue. Et , indéniablement, il a été parfaitement adapté à un jeune public grâce au travail de réécriture et de choix des évènements de Pascal Fauliot.

2 amies pour la vie !, t.1 : Un mensonge gros comme ça ! – A.-M. Pol et I. Maroger


POL, Anne-Marie & MAROGER, Isabelle. 2 amies pour la vie !, t.1 : Un mensonge gros comme ça !. Flammarion, 2015, 61 pages, 6,30 €.


L’histoire :

Cléo est en CM2. Elle n’a pas vraiment d’amie proche, à part deux camarades de classe qui aiment visiblement beaucoup se moquer d’elle. Aussi, quand leur institutrice leur demande une rédaction sur leur meilleur(e) ami(e), elle est dévastée et n’ose avouer qu’elle n’en a pas. Pour s’en sortir elle raconte que sa amie la plus proche est une princesse. Jusqu’au moment où elle rencontre Chloé, qui vient d’emménager dans son immeuble.

Ce que j’en ai pensé :

Un livre destiné aux petites filles de sept/huit ans, qui aborde plusieurs sujets en quelques pages à peine :

– les bienfaits de l’amitié et surtout d’une amitié partagée, sans honte et sans moqueries.
– les différences qui n’empêchent pas que l’on puisse parfaitement s’accorder et se plaire : Cléo est une petite rouquine et Chloé est sénégalaise.
– l’imagination aussi, car l’écrit que Cléo doit rendre à l’école n’est pas nécessairement véridique au moment où elle le rédige. C’est la vraisemblance qui compte, non la réalité pure.

Dans ce livre, j’ai beaucoup aimé les dessins que j’ai trouvé très jolis et bien adapté à un public de fillettes. De même que la typographie et la mise en page sont excellentes, et notamment chaque début de chapitre qui est signalé en gros et en rouge et qui, par une phrase, résume ce qui s’est passé dans le chapitre précédent : parfait pour lire un chapitre avant d’aller se coucher et reprendre le lendemain !

En bref, je pense que cette lecture est très rafraichissante pour les fillettes et que les parents peuvent en faire une bonne base pour apprendre certaines notions comme l’amitié, la tolérance et le mensonge aux enfants.

Rush, t.4 : Chasse à l’homme – Phillip Gwynne

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GWYNNE, Phillip. Rush, t.4 : Chasse à l’homme. Casterman, 2015, 270 pages, 15 €.


L’histoire :

Pour Dom, la vie n’est pas de tout repos. Depuis qu’il a quinze ans, en tant qu’aîné masculin de sa famille, il se doit de se tenir à disposition de la Dette, autrement dit la mafia, pour effectuer six contrats. Sous peine de représailles physiques s’il ne s’y tient pas. Alors qu’il va passer un moment en Italie pour les jeux olympiques de la jeunesse, le quatrième contrat arrive…

Ce que j’en ai pensé :

– Un quatrième tome qui ne perd pas en rythme, bien au contraire. Je trouve cette saga particulièrement bien construite et très alléchante pour les jeunes garçons. Filles aussi, mais les histoires, les couvertures tout comme le personnage principal qui est un garçon, amène à penser que les garçons seront plus sensibles à l’histoire de Dom.
Pour ce quatrième contrat, j’ai aimé quitté l’Australie pour me retrouver en Italie, terre des ancêtres de Dom Silvagni. Là-bas, il va se retrouver face à ses racines et à des secrets qu’il était loin d’imaginer. Et l’auteur n’est pas en reste en terme de suspense car, à la fin du livre, les réponses concernant ces secrets ne nous sont pas données ! Aussi, l’envie d’avoir le tome 5 entre les mains est bien présente !

– Concernant l’histoire, comme d’habitue, on suit à la fois la vie d’un adolescent de quinze passionné de sport et son aventure pour la Dette. Néanmoins, j’ai été surprise que cette seconde partie n’apparaisse qu’à la moitié du livre seulement. J’ai trouvé que cela était un peu trop long sachant que le thème du livre ; et de la saga ; est avant tout les contrats à remplir pour la N’Drangheta.

– L’immersion en Italie dans ce livre est intéressante car on se frotte au milieu des mafiosi. Et ici notamment de l’opposition entre deux familles : celle de Dom, les Silvagni, et le clan Strangio. Mine de rien, l’auteur parle d’un sujet très important pour ce pays, à savoir les histoire de vengeance, oeil pour oeil, dent pour dent. D’où le fameux chapitre « Il tuo sangue » où on fait comprendre à Dom que ce n’est parce qu’il n’a pas lui-même commis un crime qu’il ne doit pas payer de son sang. Je ne sais pas si les jeunes lecteurs y seront sensibles, mais j’aime qu’une saga jeunesse traite de ces réseaux mafieux.

En bref ?

Encore une fois, ce tome quatre est à la hauteur de la saga, bien que le contrat est long à arriver. Néanmoins, j’apprécie toujours l’action et le rythme soutenu de l’histoire. La lecture en est très rapide et sera finalement bien addictive pour un jeune lectorat je pense.

Le journal nul de mes amours nulles – Bernard Friot


FRIOT, Bernard. Le journal nul de mes amours nulles. Flammarion, 2015, 141 pages, 10 €.


L’histoire :

Ben est en cinquième et, à son grand désespoir, sa prof de français décide de leur donner pour devoir sur une période de trois mois, de rédiger un journal intime qu’elle lira et notera régulièrement. Un travail exécrable pour Ben qui décide de se créer une réalité pas tout à fait vraie !

Ce que j’en ai pensé :

– Un roman avant tout humoristique, destiné à un jeune public, fille ou garçon, à partir de 10 ans. Ce que j’ai trouvé intéressant au premier coup d’oeil, c’est la mise en page et les différentes typographies que l’auteur intègre dans son livre. Je trouve ça vraiment intelligent pour un lectorat jeune, qui débute peut-être dans l’activité littéraire. Ainsi, on y trouve des annotations, des collages, des dialogues, des pages de journal, des pages qui paraissent froissées.

– Dans ce livre, le thème le plus intéressant qui est abordé est celui de l’homosexualité, à un âge où les jeunes garçons ne se posent pas vraiment la question si les filles leur plaisent ou non. Mais Ben, pris à son propre jeu en recopiant le journal intime de sa grande soeur, va être confronté à ces questions par sa prof, Mademoiselle Dumoulin. Et de là, il se demande si effectivement son orientation sexuelle est déjà actée ou non. Le sujet est bien amené mais malheureusement trop en surface et trop peu approfondit selon moi.
Néanmoins, j’ai trouvé ce livre franchement drôle et il m’aurait beaucoup plu quand j’avais une dizaine d’année, ça c’est un fait certain ! En plus, la couverture est géniale et très attirante en librairie.
Le livre est assez court donc je pense qu’un enfant qui n’a pas l’habitude de lire ne sera pas effrayer. De même que j’aime ce concept de mise en page ludique pour amener un jeune à la lecture.

– Il y a aussi le thème de la transmission entre enfant et personnes âgées, lorsque Ben va rendre visite à M. Demirel à la maison de retraite.

En bref ?

J’ai été agréablement surprise par ce livre car, même pour une adulte, j’ai réellement souri à plusieurs moments de ma lecture.
L’auteur a également écrit : « Le livre de mes records nuls » ainsi que « Le cahier de mes vacances nulles (et de gribouillages) ».