Archives de catégorie : Récit de voyage

Bretagne insolite et secrète [guide touristique]

Quatrième de couverture :

Apprenez pourquoi un saint breton est au cœur du mystère sacré de la dynastie mérovingienne, découvrez comment les Templiers ont hérité des traditions celtes les plus secrètes et comment les menhirs peuvent être vus comme une véritable acupuncture de la planète, assistez à la seule véridique réunion de druides accessible au public, découvrez l’existence du grimoire magique de Mérode à Rennes, passez les chaînes de saint Léonard à votre enfant pour lui apprendre à marcher, marchez dans un village englouti sous un lac que l’on vide tous les 10 ans, visitez le manoir où serait en réalité né Napoléon, faîtes bénir votre cheval par un prêtre, participez au championnat du monde de lancer de menhir, priez devant une touffe de varech qui sert d’ex-voto.
Terre de légendes et de mystères, la Bretagne regorge de lieux cachés où la magie et le fantastique ne semblent pas si loin de la réalité.
Loin des foules et des clichés habituels, le guide de la Bretagne nord insolite et secrète les révèle aux habitants et aux voyageurs qui savent sortir des sentiers battus.

Mon avis :

Un guide touristique d’une petite maison d’édition à découvrir ? Pourquoi pas, je me suis dit. Et puis, quand j’ai reçu le livre, grosse surprise. Déjà, un format très pratique : fin, petit en largeur. Il se glisse parfaitement dans un sac, ce qui est un élément essentiel pour un guide pratique. Et puis seconde surprise dans la qualité physique de l’ouvrage : une couverture solide, des pages en papier glacé épaisses où les photos sont d’une qualité parfaite. Donc, une première approche du livre engageante, reste à voir le contenu après cela.
Et bien là encore, je ne suis pas déçue. Ce guide a été pensé tout aussi bien pour une personne souhaitant se rendre en vacances en Bretagne (Ille-et-Vilaine, Côtes d’Armor et Finistère Nord) que pour un résident breton qui voudrait redécouvrir sa région ou connaître des lieux inédits. C’est en effet clairement la ligne éditoriale : « Les lieux qui se trouvent dans nos guides, qui ne figurent pas dans les guides traditionnels, sont insolites et/ou méconnus et permettent de sortir des sentiers battus. » (cf. le site Internet des éditions Jonglez).
Le livre est organisé en trois parties : les trois départements traités, cités ci-dessus. Au début de chacun, une carte du département avec des numéros : il s’agit des numéros des lieux à découvrir. Pour parler d’un lieu, une grande photo illustre un petit paragraphe d’explications. Au-dessus de celui-ci, le nom du lieu, l’adresse ainsi que toutes les informations nécessaires si besoin est. Ainsi, lorsque l’on nous vante les charme d’un camping suspendu (Plum’arbres), nous sont indiqués les tarifs, ce qu’il faut apporter, et les plages d’ouverture. Des encadrés verts permettent aux auteurs de faire des apartés historiques, de conter des légendes aux lecteurs. Très enrichissant culturellement donc.
A la fin de l’ouvrage, on retrouve un index thématique qui permet aussi d’avoir un panel des différents types de lieux que l’on trouvera : Curiosités, Esotérisme, Héritage industriel, Histoire, Hôtels Restaurants Chambres d’Hôtes, Légendes, Menhirs Dolmens, Religion, Traditions, Templiers.

Vraiment, je conseille vivement l’achat de ce petit livre pour ceux qui habitent ou veulent découvrir une partie de cette région. Quant à moi, je n’ai pas manqué d’aller visiter le site des Editions Jonglez afin de découvrir leurs autres guides, et il faut dire qu’il y en a déjà beaucoup. J’avoue que celui sur Venise me fait de l’oeil !

Remerciements : Un grand merci aux Agents Littéraires qui m’auront permis de découvrir une maison d’édition dont le travail de recherche est considérable pour nous faire découvrir une région sous tous ces aspects. Et merci aux Editions Jonglez d’avoir joué le jeux de l’envoi de quelques ouvrages.



 

Connaissez-vous Paris ? – Raymond Queneau



Quatrième de couverture :

Entre novembre 1936 et octobre 1938, Raymond Queneau pose chaque jour aux lecteurs du quotidien L’Intransigeant trois questions sur Paris. L’Histoire s’y mêle à l’anecdote, la pratique documentaire aux dérives dans la ville, le sourire au savoir.

Sur une idée d’Emmanuël Souchier, la présente édition vous propose plus de quatre cents de ces questions assorties de leurs réponses. Pour parcourir la Ville Lumière en compagnie de l’un de ses plus éminents piétons et découvrir une oeuvre méconnue de Raymond Queneau, jamais encore publiée en volume.

Mon avis :

Après le Métronome de Lòrant Deutsch que j’avais adoré, j’ai d’emblée été attirée par le titre de ce livre et par son auteur reconnu. Malheureusement la lecture ne m’a pas apporté ce que j’attendais. En fait, je pense simplement qu’il y a eu un quiproco entre ce que propose l’ouvrage et ce que j’ai cru qu’il proposait. 

Le livre est formé d’un système de questions/réponses. 5 ou 6 questions sur une page et les réponses lorsque vous tournez cette page. Ces questions étaient posées aux lecteurs du quotidien parisien L’intransigeant dans les années 30 comme nous le précise l’éditeur. Et la raison de ma déception tient en partie de cela : si l’on n’habite pas Paris et que l’on ne connait pas cette ville en détail, on se sent perdu. C’est précisément mon cas et mon ressenti. C’est très simple : je ne fais pas partie du public cible de ce livre.
Attention néanmoins : je ne dis que ce livre est inintéressant, bien au contraire d’ailleurs. C’est un concentré de curiosités sur Paris, d’informations peu ou pas connues qui feront saliver nombre résidents parisiens qui souhaitent en savoir plus sur les lieux de leur ville. J’imagine assez bien un lecteur se baladant dans les rues de Paris avec ce petit ouvrage en mains, partant en quête des lieux dont parle Raymond Queneau.

Qu’est-ce qui aurait pu être apporté selon moi qui aurait pu charmé tous les lecteurs ? Oui, parce qu’il faut rappeler que ces questions et réponses sont rapportées telles qu’elles ont été posés aux parisiens de l’époque. Un provincial n’était pas censé les lire. Ce qui aurait été intéressant ici, ce sont des explications simples, rapides sur certains personnages, sur des noms de rues, etc.
De plus, j’ajouterai que la forme n’est pas pratique. On a le choix entre lire les 6 questions à la suite puis les 6 réponses ; ou lire une question, tournez la page et lire la réponse, puis revenir en arrière pour la prochaine question et ainsi de suite. Pas vraiment pratique donc.

Enfin, le livre est encadré par une préface de Raymond Queneau de 1955 très intéressante sur Paris et l’approche de la démarche Connaissez-vous Paris ?, et d’une postface d’Emmanuel Souchier (qui a eu l’idée de la publication de ce livre) et qui nous parle de cette pratique journalistique plutôt inédite et de la démarche de Queneau.

Une lecture qui ne m’a donc pas emballé du fait que je m’en soit sentie presque exclue, en tout cas non visée.

Remerciements : Merci à Livraddict ainsi qu’aux éditions Folio (Gallimard) pour la découvert de ce livre.



Caravanes – Philippe Frey



Quatrième de couverture :

Durant des milliers de kilomètres parcourus seul dans les déserts, j’en ai beaucoup croisé, de ces caravanes. J’étais frappé par cette vie insoupçonnée qui surgissait subitement au détour d’une dune. Alors que, dans d’autres endroits, on peut ne rencontrer aucune vie humaine durant près de deux mois !

Les nomades parcourent ces pistes telle une araignée sur sa toile. Quels sont les secrets de ces fabuleux voyageurs ? Comment font-ils pour s’orienter sans montre et sans boussole ? Pourquoi ne perdent-ils pas toutes leurs bêtes, alors qu’il n’y a jamais de pâturages sur ces zones ? Conduisent-ils la nuit, et dans ce cas, comment repèrent-ils leur route ? Comment font-ils pour ne pas se dissoudre sous le soleil de plomb, omniprésent ?

C’est ainsi que j’ai effectué toutes les caravanes du Sahara, du moins les plus grandes et les plus importantes – une dizaine environ -, celles qui vivent encore, celles qui ont été oubliées. Tantôt seul, tantôt avec ces chameliers qui m’ont tout appris.

Le Sahara vit au rythme de ses caravanes immuables et j’ai eu l’indicible honneur de vivre à leurs côtés.

Mon avis :

J’ai toujours aimé lire les récits de voyages. Lorsque j’ai vu ce livre et sa très belle couverture je me suis dit de tenter le partenariat. Car je n’avais jamais rien lu de ce type sur les déserts. Et quand on y pense, nous occidentaux, il y a toujours quelque chose qui nous fascinent dans ce mode de vie. Et ce fut une très belle lecture pour moi.
Tout d’abord, la rencontre avec un homme, Philippe Frey, qui a voyagé de nombreuses fois seuls dans plusieurs déserts du monde. Je me suis demandée – et me demande encore – quelle force d’esprit faut-il pour entreprendre de telles aventures en solitaire, dans un environnement aussi hostile à l’homme en apparence.
Le livre se découpe en cinq histoires achroniques au cours desquelles on rencontre les gens qui peuplent ces déserts (africains). Ils appartiennent à des tribus, des clans, que ce soit sur un plan politique ou non. Finalement ces « autoroutes » par lesquelles passent les caravanes ne sont pas si désertes qu’on pourrait le penser. Beaucoup de gens se croisent. On se saluent, on s’ignorent mais on se dit rarement au revoir ou adieu. Quoiqu’il en soit, Philippe Frey ne les jugera jamais comme eux ne le jugent pas nous précise-t-il.
Concernant le style de l’auteur, il écrit à la première personne de façon assez commune. Comme un passionné qui raconte, tout n’est pas linéaire ce qui m’a parfois posé des problèmes pour comprendre où je me trouvais à tel moment.

Au final, j’ai beaucoup aimé cette lecture mais elle est très centrée sur une activité du désert (normal !) aussi j’aurais préféré lire un autre livre de l’auteur, peut être plus généraliste avant celui-ci.

Remerciements :

Merci aux éditions JC Lattès et Livraddict pour l’envoi de ce beau livre !

La complainte de l’ours – Jean-Louis Étienne

[challenge ABC 2010]

Quatrième de couverture :

D’année en année, le grand ours blanc de l’Arctique voit la banquise se rétrécir, son territoire s’amenuiser…
Son destin lui échappe. L’homme, quant à lui, a conscience d’un monde qui se dégrade mais pourtant il continue à vivre tête baissée sans rien changer. A travers quinze chroniques, Jean-Louis Etienne nous décrit le monde polaire, sa stupéfiante beauté, sa pureté, son rôle fondamental dans les équilibres climatiques, ses terribles métamorphoses. Avec passion, il nous raconte comment les savants auscultent les glaces, observent les migrations, analysent l’eau et l’air.
Et comment les explorateurs et les habitants de ces contrées lointaines hésitent entre l’héroïsme et le fatalisme face à cette sournoise dégradation. Le monde polaire est une parabole de notre avenir. Dans son absolue blancheur, les stigmates de notre aveuglement se voient de façon encore plus éclatante.


Mon avis :

Je renoue dans la joie avec les récits de voyage. Je suis une passionnée de ce genre littéraire qui me fait voyager, rêver, découvrir, rire et tant d’autres choses.
Je ne connaissais pas l’explorateur Jean-Louis Étienne mais maintenant, je vais m’empresser de lire ses autres ouvrages. Ce petit livre (196 pages seulement) raconte le voyage en Arctique, plus exactement au Spitzberg, réalisé avec des scientifiques pour effectuer des relevés sur les courants comme le Gulf Stream et le biotope environnant. L’auteur nous donne ses yeux et tout au long du périple nous raconte des histoires : ici des explorateurs sont passés il y a plus d’un siècle, là on découvre le cimetière des baleiniers, puis plus loin il nous narre la malheureuse disparition de la baleine franche, après décimation par les humains. C’est un formidable hymne à la beauté de ses endroits encore un peu vierges, où l’homme n’est pas le maître. On comprend alors indirectement que l’homme a besoin de ces lieux qui permettent de réfléchir sur soi, sur le monde et la civilisation dans laquelle on vit.
Attention, contrairement à ce que laisse entendre le sous-titre « Chroniques d’un monde fragile », ce n’est pas uniquement un roman contre le réchauffement climatique. Il en parle dans les deux ou trois dernières chroniques clairement mais c’est tout. Ce livre est réellement un petit bijou !

Carnets d’une longue marche – Bernard Ollivier & François Dermaut

Quatrième de couverture :

Il a arpenté trois années durant la Route de la Soie, d’Istanbul à Xi’an, et un beau jour la nostalgie a eu raison de lui : Bernard Ollivier a refait le chemin en compagnie de l’aquarelliste François Dermaut. Ensemble, ils parcourent les âpres montagnes d’Anatolie, les ruelles du vieux Tabriz, les coupoles de Samarcande, les bazars chinois de Kashgar…
Un hymne écrit, peint, à la gloire du voyage.


Mon avis :

Bernard Ollivier a écrit un livre en 3 tomes, La longue marche, suite à un voyage de 3 ans en suivant la Route de la soie, d’Istanbul à Xi’an, en passant par l’Iran, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Kirghizistan.
Quelques temps plus tard, il rencontre François Dermaut, aquarelliste, et ils décident de refaire ce voyage en 2 mois, en voiture.

C’est ce voyage là que relate ce petit livre sans prétention. Un récit où Bernard Ollivier tente de revoir les personnes qu’il a rencontré 4 ans auparavant et d’en faire profiter son compagnon. Il se rend malheureusement compte que beaucoup ne sont plus là, et c’est parfois avec beaucoup de frustration qu’il continue son chemin. A la fin du livre, il dit qu’il n’aime pas ce genre de voyages, en voiture, mais que le fait de l’avoir partagé avec un homme comme François donne une dimension tout aussi intéressante.

Cette lecture m’a donné envie de lire le récit de voyage La longue marche afin de connaître la merveilleuse aventure que l’auteur semble avoir vécu et qui l’a tant marqué.
Il est en effet un peu délicat d’apprécier totalement un récit de voyage sur si peu de pages !