La femme parfaite est une connasse ! 2 Le retour – Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard


GIRARD, Anne-Sophie et Marie-Aldine. La femme parfaite est une connasse ! 2 Le retour : parce que la connasse ne meurt jamais…. J’ai Lu, 2014, 159 pages, 5 €.


La thématique du livre :

Vous n’avez jamais eu envie de tordre le cou à votre voisine/collègue de boulot/partenaire de cours de yoga car sa vie est parfaite et vous renvoie à votre quotidien d’une banalité affligeante ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seule !
Dans ce deuxième volet de « La femme parfaite est une connasse ! », les deux soeurs Girard explore de nouveau les travers des relations hommes/femmes et femmes/femmes (surtout !).

Ce que j’en ai pensé :

- Que dire de ce guide humoristique à part que, encore une fois, j’ai beaucoup ri ? Alors, évidemment, le modèle est le même que le premier volume et les auteurs ont indéniablement surfé sur la vague du succès surprise du premier tome. Et alors ? Ca m’avait fait rire l’année dernière, ça continue à me faire rire aujourd’hui !

- Toujours un contenu drôle et ludique comme tous les guides de cette collection : des encadrés, des changements de typographie, des phrases en gras pour bien souligner leur importante (!), des tableaux, des quiz… Bref, on ne s’ennuie à aucun moment. Alors, évidemment, il y aura toujours des détracteurs pour ne trouver aucun intérêt à ce livre. Je conçois, mais honnêtement, détendez-vous et sortez le nez des livres « Goncourisables » (en tout bien, tout honneur) !

– Quelques visuels :
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- Bref, tout ça pour nous faire comprendre que nous avons toutes des défauts et que c’est très bien comme ça ! Qu’une femme parfaite, en plus d’être une connasse, est d’un ennui mortel !

– Si vous êtes adepte, que vous avez aimez ce tome 2 autant que le 1, n’hésitez pas à allez jeter un oeil aux autres livres de la collection Humour de J’ai Lu : j’ai lu quelques uns de leurs titres et c’est souvent de moments de lectures en perpectives (sauf « Ferme-la ! Mon chéri » que je n’ai personnellement pas du tout aimé).

Cadre de lecture : Merci à l’agence de presse Gilles Paris pour l’envoi de ce deuxième volet haut en couleurs !

La sixième extinction – Guillaume Lebeau


LEBEAU, Guillaume. La sixième extinction. Marabooks, 2014, 381 pages, 19,90 €.


L’histoire :

Après « Le Troisième Pôle« , Smila Sibir et Ethan Terrel sont de retour. Leur combat contre les organisations mondiales à qui profitent le dérèglement climatique est loin d’être terminé.
Ici, c’est le père de Smila et notamment ses recherches sur les glaciers qui sont au coeur du roman. Pourquoi a-t-il été éliminé ? Qu’avait-il découvert de si compromettant ? Et surtout, qu’en est-il de cette mystérieuse « sixième extinction » ?

Éléments de réflexion :

Guillaume Lebeau signe ici son second thriller avec pour thème le très actuel dérèglement climatique.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord, je me souviens avec beaucoup aimé le premier volet des aventures de Smila et Ethan, dans « Le Troisième Pôle« , il y a maintenant trois ans. Je savais qu’une suite allait être écrite, aussi j’ai été ravie de pouvoir lire ce deuxième opus, malgré qu’il soit beaucoup moins épais que le premier (quand on aime…).

- Toujours un thriller façon polar nordique, qui prend pour thème principal le dérèglement climatique : les thèses scientifiques, le climatosceptiques, les catastrophes naturelles, l’industrie économique qui est découle. Car ce qui m’intéresse particulièrement dans ce roman, c’est l’idée que l’humanité s’est résignée à courir à sa perte et que ce désengagement suicidaire profite à des groupuscules qui y voient l’opportunité de gagner toujours plus d’argent.

- L’organisation du roman est faite de cinq parties et un épilogue. Chacune des parties indique une extinction à l’échelle planétaire, comme par exemple la première extinction, il y a 440 millions d’années, où 85% des espèces marines ont disparu. Chacune des cinq extinctions est expliquée en quelques lignes : qu’en sera-t-il de la sixième ?
Les parties n’ont pas de lien avec ces extinctions ; il n’en ai même pas fait référence dans le roman en lui-même ; mais il s’agit plutôt de montrer que peu à peu on se rapproche chronologiquement de la sixième et de montrer qu’on n’y échappera pas, quoiqu’il se passe.

- J’ai beaucoup aimé l’hypothèse de la sixième extinction. J’ai trouvé la thèse développée par l’auteur excellente car parfaitement crédible. Et d’autant plus effrayante.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Le point sur lequel j’ai le moins accroché, c’est sans aucun doute les personnages, auxquels je ne me suis pas du tout attachée. Ils ne sont pas antipathiques, pas désagréables d’une quelconque façon, mais leur personnalité n’a pas été un élément à part entière du livre.

- Ensuite, je regrette que la lecture du premier soit si lointaine car j’ai eu du mal à me souvenir des évènements et je trouve que cela m’a empêché d’apprécier ce livre-ci dans son entièreté. J’aurais presque dû relire le tome un avant de me lancer dans le deux.

En bref ?

Une seconde aventure très plaisante à lire. Par contre, je conseille vivement de lire le premier volet avant celui-ci, car de nombreuses références y sont présentes.

Cadre de lecture : Merci à Audrey de l’agence LP Conseils pour l’envoi de ce livre… dédicacé s’il vous plaît !

Nuits sanglantes – William Katz


KATZ, William. Nuits sanglantes. Presses de la Cité, 2014, 294 pages, 21 €.


L’histoire :

Anne est publicitaire free-lance. Tout juste sortie d’un mariage difficile avec un mari violent, elle est victime d’insomnies sévères. Puis, elle rencontre Mark, son charmant voisin, un homme séduisant qui a réussi dans la finance.
Mais les deux sont aux antipodes : tandis qu’elle le trouve adorable et serviable, lui est persuadé qu’elle l’espionne et connaît son terrible secret.

Éléments de réflexion :

Un thriller qui met en exergue la paranoïa sous toutes ses formes : paranoïa amoureuse, appelée généralement jalousie bien sûr ; et paranoïa morbide qui entraîne une volonté terrible de vengeance. Chacun des personnages sont les représentants de cette pathologie qui peut se révéler terrible.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord, il faut savoir que mon expérience avec William Katz se résumait avant cette lecture à Fête fatale, un polar psychologique assez simple mais que j’avais trouvé très bien fait et qui m’avait énormément plu. C’est donc avec un plaisir immense que j’ai lu Nuits sanglantes paru en septembre 2014 aux Presses de la Cité.

- Dans ce court roman (moins de 300 pages), nous sommes dans une histoire où le lecteur est totalement omniscient puisqu’il est à la fois dans la tête et les réflexions de la victime, mais aussi dans celles de Mark Chaney, un homme étrange dont on sait immédiatement qui il est (dès les premières pages en fait). Et sans rien vous apprendre, il s’agira donc du méchant de l’histoire évidemment. Et comme vous le savez si vous me suivez depuis un certain temps, j’aime énormément les polars où l’auteur nous donne à voir la psychologie du tueur en nous mettant dans sa tête. Bon point donc.

– Ensuite, bon point également pour le style qui est très simple à lire, pas ampoulé pour un sou. A vrai dire, un thriller qui se lirait presque d’une traite.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Sauf que… les points forts s’arrêtent là et ne pèsent pas lourd au vu de l’avis plutôt négatif que j’ai ressenti au final.
En effet, dès le départ, le lecteur sait tout. Absolument tout. Et ce n’est pas ce que j’attends d’un polar. Jusqu’à la fin j’ai cru à un final haut en couleurs, qui me ferait dire, « OK, là, malgré un semblant de facilité, je comprend où l’auteur voulait nous mener et j’ai été surprise ». Mais non, rien de tout ça. L’histoire est crédible, pas désagréable mais rien de plus.

– Et je suis très déçue que la fin soit absolument identique à Fête fatale. Je suis même en colère contre l’auteur de nous servir du réchauffé. Un peu d’originalité s’il vous plaît !

En bref ?

Une expérience plutôt malheureuse avec cette lecture. Je lis des thrillers pour être un minimum étonnée, apeurée, scandalisée. Enfin, ressentir une émotion quelconque. Ici, rien.
Un conseil, lisez plutôt Fête fatale et passez votre chemin pour celui-ci.

Cadre de lecture : Merci aux éditions Presses de la Cité de m’avoir permis de lire et de vous faire découvrir ce roman de William Katz.

Fräulein France – Romain Sardou


SARDOU, Romain. Fräulein France. XO éditions, 2014, 346 pages, 19,90 €.


L’histoire :

1940. Une partie de la France est occupée par les nazis. Si certains allemands ne sont pas de mauvais bougres, d’autres non pas de scrupules envers l’occupé : pillages, viols et autres atrocités sont pratiquées. Mais des français sont aussi du côté de l’occupant.
C’est dans ce contexte que France ; la bien-nommée ; arrive dans un Paris allemand. Forte de sa jeunesse et de sa beauté, la mystérieuse jeune femme va s’installer au Sphinx, célèbre maison close, avec pour exigence de n’accepter des passes que des plus hauts dignitaires nazis.

Éléments de réflexion :

Un roman qui soulève le thème de la vengeance et de l’esprit de résistance ou de collaboration durant la Seconde Guerre Mondiale.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord, j’ai été charmée par la couverture de ce livre, qui illustre assez bien l’esprit maison close luxueuse avec le côté flouté pour le mystère de ces lieux.

– Ensuite, habituée des livres de Romain Sardou, je suis ravie d’avoir découvert son dernier livre, d’autant qu’encore une fois il ne me déçoit pas. Je regrette même qu’il ne soit pas plus reconnu par les lecteurs. Surtout qu’il écrit un roman historique en se documentant beaucoup (liste des sources en fin d’ouvrage) ainsi qu’en prenant la peine de préciser à la fin du livre certains passages de son roman pour plus de clarté si le lecteur souhaite approfondir.

- Ce que j’ai également beaucoup aimé, c’est retrouver l’ambiance de la Seconde Guerre Mondiale mais davantage du côté de l’occupant nazi. En effet, nous sommes en France sous le régime de Vichy et on suit certains membres allemands dans le Paris occupé, notamment par l’intermédiaire des maisons closes et banquets qu’ils fréquentent et organisent. D’autant que, par ce biais, l’auteur montre des Français qui ont collaboré, mais sans porter de jugement négatif, comme cet homme qui a placé sa fille au bras d’un fonctionnaire nazi et son fils dans les forces armées britanniques : il souligne par ce personnage des temps difficiles où le courage de résister n’était pas toujours évident.

- Le cœur du roman est l’histoire de cette jeune fille, France, dont on ne sait que très peu de choses durant tout le roman. Elle étonne par sa froideur, sa dignité et son courage d’être exigeante alors même qu’elle n’est qu’une prostituée. Sa ascension est fulgurante et son but ; que l’on n’apprend évidemment qu’à la fin ; tout à fait crédible.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Toujours concernant France, le mystère tient évidemment sur le but de son entreprise, mais aussi sur la vérité sur son histoire. Et ici, j’ai trouvé que l’auteur a entretenu un faux suspense puisque j’ai vite fait le rapprochement entre ce personnage et un fait du récit.

En bref ?

Encore un roman de Romain Sardou qui ne m’a pas déçu. Je loue l’écriture de cet auteur ainsi que son travail de recherche.

Cadre de lecture : Merci aux éditions XO éditions de m’avoir permis de lire et vous faire découvrir le dernier roman de Romain Sardou.

Le poison d’amour – Eric-Emmanuel Schmitt


SCHMITT, Eric-Emmanuel. Le poison d’amour. Albin Michel, 2014, 160 pages, 15 €.


L’histoire :

Quatre adolescentes de seize ans : Julia, Colombe, Anouchka et Raphaëlle. Des jeunes filles sans histoires particulières, à part celles de leur âge : amour, amitié pour la vie, jalousie, peur de l’avenir, désillusions.

Éléments de réflexion :

Eric-Emmanuel Schmitt décide dans ce roman d’aborder le thème du mal-être adolescent qui touche presque tous les individus à cet âge où l’on nous demande de ne plus être un enfant mais de ne pas se comporter comme un adulte. Comme trouver sa place ? Accepter un corps qui change ; un corps parfois disgracieux ?

Ce que j’ai apprécié :

- Les quatre personnages sont parfaitement représentatives de l’Adolescence avec un grand « A ». Chacune a des problèmes typiques de cette période transitoire difficile à vivre, notamment pour les jeunes filles. Amours unilatérales, difficulté d’accepter ses transformations corporelles et ce nouveau statut d’individu sexué, jalousie, amitié enfantine à transformer, etc.

– J’ai été agréablement surprise de la fin qui donne une dimension intéressante à l’histoire car elle développe le côté dramatique que peuvent atteindre les désarrois adolescents. J’ai trouvé cette fin très juste ; si bien que, si j’avais un avis plutôt sympathique sans plus sur ce roman, la fin a fait remonté le tout dans mon estime.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Le format journal intime choisi par l’auteur n’est pas vraiment crédible du fait qu’il utilise un langage qui ne convient pas à des adolescentes de seize ans.

- J’ai trouvé le livre vraiment très court, j’aurais aimé en avoir plus. Je sais qu’Eric-Emmanuel Schmitt affectionne très souvent la concision pour ses romans et c’est un choix tout à fait louable. Mais cela engendre parfois de la frustration. D’autant que j’ai du mal à accepter le prix de 15€ pour aussi peu de matière ; mais cela est un autre débat !

En bref ?

Une lecture très rapide, agréable à lire, qui soulève les problèmes liés à l’adolescence féminine.

Cadre de lecture : Merci à l’agence de presse Gilles Paris pour m’avoir permis de lire et de vous faire découvrir ce livre.