Kolyma – Tom Rob Smith


SMITH, Tom Rob. Kolyma. Pocket, 2011, 512 pages, 8,10 €.


L’histoire :

Leo Demidov, ancien agent du contre-espionnage sous Staline, est maintenant à la tête d’un département de criminologie. Sa carrière d’exécutant aveugle est derrière lui. Mais les victimes innocentes qu’il a arrêté ont des familles, et l’une d’elle n’a pas oublié ses tortionnaires.
Nous sommes sous Khrouchtchev. La politique de déstalinisation passe par la reconnaissance des erreurs, notamment en dénonçant ceux qui ont participé aux tortures de près ou de loin. Les bourreaux deviennent à leur tour victimes.

Éléments de réflexion :

Tout comme Enfant 44, le premier roman où le personnage de Leo Demidov apparaît, Kolyma met en scène l’URSS des années 50 à travers un polar criant de vérité. Espionnage, arrestations en masse, tortures, goulag, contrôle des esprits… Autant de thèmes que Tom Rob Smith met en scène avec intelligence et un brin d’audace aussi, car voilà un sujet qui n’est pas facile à aborder, assez rare en littérature policière et très complexe. Car le principe manichéen du bien et du mal est inexistant. Personne n’est tout à fait innocent.

Ce que j’ai apprécié :

- L’écriture de Tom Rob Smith qui est excellente : beaucoup de vocabulaire, un style agréable. Et si ce point est important pour toutes les lectures, il l’est encore plus avec un sujet aussi complexe que l’URSS d’après-Seconde guerre mondiale.

- J’ai beaucoup aimé retrouvé Leo Demidov, ce personnage qui m’avait beaucoup plu dans Enfant 44. Et dans ce roman, l’intérêt des personnages c’est qu’ils sont tous ambivalents. Une part d’ombre, de vengeance, de désespoir, les poussent à se conduire en bourreau.
Le désespoir et l’espoir sont d’ailleurs deux thèmes fondamentaux dans ce récit. L’espoir de retrouver l’amour d’un enfant, le désespoir d’une vie perdue à jamais. L’espoir d’une rédemption, le désespoir d’une réputation détruite. Et c’est avec brio que l’auteur les intègre à un monde en perdition, un monde où personne ne sait plus quoi et comment penser. Méfiance envers son voisin, ses parents, ses enfants. Déroute devant un Khrouchtchev qui récuse toutes les actions d’un Staline que le peuple avait appris à écouter aveuglément.

- Enfin, j’ai beaucoup aimé découvrir un des goulags de la Kolyma, cette région terriblement déserte et hostile du territoire russe. Les descriptions de ces lieux par l’auteur est géniale et fascinante.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Les longues descriptions, certes intéressantes pour servir l’histoire et le contexte tant géopolitique qu’environnemental, sont parfois pesantes et justifient en majorité le nombre de pages du roman. Il est vrai que ses descriptions m’ont parfois lassées, du fait que je voulais aller plus directement à l’essence du polar.

En bref ?

Je loue encore une fois le talent de Tom Rob Smith, et je ne manquerais pas de lire ses autres ouvrages et de le recommander encore et encore. Un livre divertissant et intelligent.

Nos étoiles contraires – John Green


GREEN, John. Nos étoiles contraires. Nathan, 2013, 330 pages, 16,90 €.


L’histoire :

Hazel a 16 ans et un cancer incurable. Au groupe de soutien, elle rencontre Augustus, en rémission. Un jeune homme de 17 ans, beau et athlétique, un brin rebelle et plein de malice. Entre eux, une belle histoire va naître, entrecoupée de désagréments de la vie des jeunes cancéreux.

Éléments de réflexion :

Un roman de fiction sur un thème bien réel, lui : la vie face à la maladie. Et pas des moindres : une maladie diverse, qui se guérit ou non, qui s’appelle « cancer » et qui, quoiqu’il en soit, balade toujours une épée de Damoclès au-dessus de celui qui en est la victime.
Un beau roman, sur un sujet noir et tabou, surtout en littérature (et encore plus en littérature jeunesse). Mais il ne suffit pas d’avoir un sujet choc pour faire un livre poignant et fort. Il faut la patte John Green : l’humour, l’amour et un brin de folie.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord, le thème abordé et l’audace qu’il faut pour écrire un livre au sujet aussi dur et tabou, qui soit destiné à de jeunes lecteurs. J’aime cette prise de risque, ce va-tout que semble jouer l’auteur ici. Evidemment, c’est réalisé avec un tel brio que l’on ne peut que le porter aux nues. D’autant plus une fois qu’on referme l’ouvrage et qu’on prend vraiment conscience de l’histoire qu’on vient de lire.

- Le grand coup de chapeau à John Green, c’est l’humour qu’il intègre à ce roman au sujet noir. A chaque page, il y a beaucoup d’émotions et de cruauté, car n’oublions pas que c’est avant tout l’histoire de deux adolescents. Mais il y a aussi toujours un brin d’humour, qu’il soit léger ou carrément assumé. Cela permet de lâcher du lest, de permettre au lecteur de respirer. Mais c’est aussi essentiel pour les protagonistes eux-mêmes, Hazel et Augustus. L’adolescence, c’est normalement la transition de l’enfance à l’âge adulte. Ca ne peut pas être la dernière ligne droite, comme ça l’est pour les jeunes cancéreux. Sans humour, c’est la mort à petit feu. Entre humour et citations graves, le lecteur est balloté entre des émotions très fortes et des réflexions universelles qui ne le quitte pas une fois le livre refermé.

- L’intérêt de ce roman, c’est aussi l’intelligence de John Green de créer des personnages aussi différents dans leur approche de la maladie.
Hazel : c’est LA malade incurable du roman. A seize ans, elle ne peut évidemment pas vivre comme les adolescentes de son âge, mais n’en reste pas moins une jeune fille pleine de désir. Sa force est étonnante. Très philosophe, c’est un personnage qui m’a scotchée de par ses réflexions sur le côté éphémère de l’espèce humaine et que, quoiqu’il en soit, malade ou pas, nous sommes tous mortels et donc nous seront tous confrontés à la mort un jour ou l’autre.
Augustus : Le beau gosse en rémission, celui dont Hazel ne veut pas tomber amoureuse, tout simplement pour ne pas le blesser par sa mort. Il est enjoué, farceur, charmeur et terriblement amoureux d’Hazel. Un personnage qui repousse le cancer dans sa tête, peut-être pour faire comme si tout allait bien malgré tout ?
Le père d’Hazel : un homme brisé par la maladie de sa fille. Qui part tous les matins travailler sans savoir s’il reverra son enfant vivante. Ce personnage est terriblement dramatique car il n’arrive pas à se montrer fort face à sa fille, il ne peut retenir ses larmes. Si bien qu’il est en retrait, presque timide, toujours coupable.
La mère d’Hazel : Un personnage pétillant, dévoué à sa fille malade. Elle sait que cette dernière mourra bientôt, avant elle c’est sûr. Si bien qu’elle fait de chaque moment un évènement. Son énergie est surdéveloppée et dédiée à ce que sa fille vive des moments festifs le plus souvent possible. Un personnage extrêmement touchant aussi.

- Evidemment, ce qui nous touche aussi dans ce roman, c’est l’amour et le courage de ces adolescents face à la maladie. Une maladie incurable, terrible à vivre au quotidien, qui sont considérés comme des cas désespérés. On les abandonne peu à peu, on leur témoigne une gratitude suspecte (les fameux « cadeaux cancer » comme les appelle Hazel). L’amour qu’Hazel et Augustus se portent en est d’autant plus fort et paisible qu’il se sait éphémère dans son rapport physique à l’autre. Terrible et tellement beau.

- Dans ce roman, il y a aussi une ode à la littérature. La portée des mots et de la fiction n’a rien à envier à la réalité. C’est avec leur livre fétiche qu’Hazel et Augustus s’apprivoisent, apprennent à se connaître. C’est grâce à ces deux histoires que les premières discussions s’engagent. Comme le dit John Green en guise d’introduction : « Ni les romans ni les lecteurs ne gagnent à savoir si des faits réels se cachent derrière une histoire. Ce genre de tentative sape l’idée que les histoires inventées peuvent avoir de l’importance, ce qui est pourtant un des postulats fondamentaux de notre espèce » (p.11).

- Et enfin, je finirais simplement avec une des réflexions qui m’a le plus touchée et qui m’a également frappé en plein coeur. Le fait que le cancer n’est pas un parasite extérieur qu’il faut combattre. Le cancer, c’est une partie intégrante de l’individu qu’il détruit. Il est le malade et, il doit se tuer pour vivre. Car si le cancer vit, le sujet meurt. Terrible cercle, terrible réalité.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Un livre globalement très bon, je n’ai pas de points vraiment négatifs à relever, même si ce n’est pas le coup de coeur de beaucoup de lecteurs.

En bref ?

Poignante, vraie, drôle, émouvante, audacieuse… Les adjectifs manquent pour traduire en mots ce que j’ai pensé de cette histoire. Maintenant, je comprends que ce livre soit ait été autant lu, autant encensé. Il est réellement bénéfique.

George Sand : les carnets secrets d’une insoumise – Catherine Hermary-Vieille


HERMARY-VIEILLE, Catherine. George Sand : les carnets secrets d’une insoumise. XO éditions, 2014, 282 pages, 19,90 €.


L’histoire :

1876. George Sand, célèbre écrivain française, meurt dans sa demeure de Nohant. Sa fille, Solange Gabrielle se plonge dans les carnets intimes de cette mère qu’elle aimait autant qu’elle la fuyait. Une mère célèbre, toujours à la recherche de l’amour. Sa vie articulée autour d’amants comme Alfred de Musset ou Chopin fut également une fuite incessante vers un idéal jamais atteint.

Éléments de réflexion :

Ce roman biographique de George Sand s’appuie sur des carnets imaginaires que découvriraient la fille de l’écrivain à la mort de celle-ci. Des carnets que Catherine Hermary-Vieille a imaginé à partir d’éléments réels connus de la vie de celle qui fut socialiste acharnée, défenseur du droit des femmes dans le mariage et la vie en général.
Une biographie, donc, romancée, qui retrace une vie foisonnante, sans pauses, d’une femme aux manières d’hommes qui n’en restait pas moins une demoiselle face aux émois amoureux, parfois violents, de ses amants.

Ce que j’ai apprécié :

- Je suis ravie d’avoir enfin redécouvert l’écriture de Catherine Hermary-Vieille, que j’avais vraiment aimé dans son livre Lola, lu il y a plusieurs années. Un style très poétique, un vocabulaire riche, bref, un réel plaisir de la lire.

- J’ai aimé également le style de narration choisi, à savoir l’alternance entre des passages des carnets de George Sand et les ressentis de sa fille au présent de 1876 sur ce qu’elle lit et sur sa vie et l’influence de la sa mère sur celle-ci.
J’ai trouvé ce procédé particulièrement réussi et original en matière de biographie romancée. Cela permet d’avoir d’une part la vision de George Sand mais aussi les revers psychologiques que son mode de vie a fait peser sur sa famille et notamment sur Solange.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Malheureusement, j’ai globalement été peu emballée par le personnage de George Sand, que je ne connais finalement que de nom, et à qui j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher. Si bien que je me suis assez rapidement lassé de cette lecture.
Un conseil, si vous êtes intéressés par cette écrivain de talent, ce livre vous comblera. Si ce n’est pas le cas, j’ai bien peur que ce ne soit pas une lecture prenante.

En bref ?

Une biographie intéressante, très fournie et certainement bien documentée, pour qui s’intéresse à l’histoire de l’art français ; et surtout à la vie d’une des figures les plus célèbres de la littérature de notre pays.

Cadre de lecture : Lu grâce à XO éditions.

Le palimpseste d’Archimède – Eliette Abécassis


ABECASSIS, Eliette. Le palimpseste d’Archimède. Le Livre de Poche, 2014, 426 pages, 7,60 €.


L’histoire :

A Normal Sup, des professeurs sont assassinés de manière atroce, presque rituelle. La signature commune est le célèbre chiffre Pi, mais ces meurtres sont également étroitement liés à un précieux codex, qui serait le palimpseste d’Archimède (Palimseste :un manuscrit constitué d’un parchemin déjà utilisé, dont on a fait disparaître les inscriptions pour pouvoir y écrire de nouveau ; cf Wikipédia). Joachim, brillant élève, va assister sa professeure Elsa Maarek dans l’enquête.

Éléments de réflexion :

Un thriller ésotérique qui aborde les thèmes de la religion et des mathématiques dans la fondation du monde. Tout cela avec l’étude du mystérieux chiffre Pi, un nombre aux décimales infinies, qui s’enchaînent dans une suite qui semble parfaitement aléatoire. Dernière information qui, dans le roman d’Eliette Abécassis, signifie que tout l’ordre du monde et tous les possibles sont inscrits dans les décimales de Pi.

Ce que j’ai apprécié :

- L’histoire d’un écrit d’Archimède, mathématicien de la Grèce antique, qui serait explosif pour la communauté scientifique et surtout religieuse, au point qu’un esprit éclairé a eu l’intelligence de cacher derrière un autre texte historique pour former ce que l’on appelle un palimpseste. Un secret sur la création du monde : sciences ou religion ? L’auteure utilise les deux principes qui s’affrontent depuis la nuit des temps pour répondre aux questions de la vie, de l’Univers et de l’organisation du monde.

– J’ai apprécié le rythme du roman, qui enchaîne les meurtres, les thèses scientifiques, les rituels mystiques avec beaucoup de fluidité.

- Du côté des personnages, c’est leur ambiguité qui est intéressante, davantage que leur personnalité. Quid du tueur ? Rien n’est moins sûr jusqu’à la toute fin du livre. Et surtout, quel mobile ? Le Mal incarné, un psychopathe avide de rituels macabres ou bien sacrifices humains ?

- Et le protagoniste le plus inhérent à l’histoire : le nombre Pi lui-même. On en apprend beaucoup sur les recherches autour de ce symbole mathématique qui est le rapport entre le cercle et la droite, soit entre toute chose, car le monde n’était-il pas fait de cercles et de droites ? J’ai appris de ce fait qu’il s’agissait d’un nombre aux décimales infinies (supposé) et surtout aléatoires. Donc, pourquoi ne pas supposer qu’il s’agirait effectivement du code universel qui régirait le monde dans sa globalité, intégrant de ce fait tous les futurs possibles ? Une théorie que je trouve assez fascinante.
Néanmoins, le livre manque d’une note de fin d’ouvrage où l’auteure aurait pu nous démêler le vrai du romanesque à ce sujet. L’état des recherches développées sont-elles réelles ou inventées pour servir l’histoire ?

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Certains aspects mathématiques pas du tout vulgarisés : des termes lancés dans le récit, qui forment des paragraphes tout bonnement incompréhensibles pour un néophyte.

- Joachim, l’étudiant que nous suivons, est en pleine rédaction d’une thèse philosophique sur le Mal. J’ai été un peu déçue de ne pas en savoir plus à ce sujet. La question du Mal me semblait importante au début du récit, puis elle a perdu de l’intensité pour finalement me donner l’impression d’avoir été complètement avortée. Très dommage car j’étais vraiment curieuse à ce sujet !

En bref ?

Un roman ésotérique riche, où le suspense côtoie les informations mathématiques relatives au nombre Pi avec beaucoup de précision.

Cadre de lecture : Lu grâce aux éditions Le Livre de Poche pour la sélection des blogueurs du mois de novembre.

Ce que j’aimerais te dire – Nikos Aliagas


ALIAGAS, Nikos. Ce que j’aimerais te dire. NiL éditions, 2014, 183 pages, 17,50 €.


L’histoire :

Il y a deux ans, la vie de Nikos Aliagas changeait radicalement : sa fille Agathe naissait. Aussitôt, le besoin de transmission s’est fait ressentir. Mais aussi et surtout, l’envie de crier son amour : pour elle, pour Tina sa femme, pour la Grèce : son héritage antique, ses paysages, pour sa famille et ses amis, pour la vie tout simplement.

Éléments de réflexion :

Le roman est scindé en plusieurs chapitres, chacun étant un élément de la vie que Nikos Aliagas souhaite enseigner à sa fille : l’instant présent (ou kairos), la mesure, l’amitié, le respect de soi, l’amour des racines ou encore la mort.
Bien que destiné à Agathe, c’est aussi un roman plus large, qui s’adresse à nous tous. Que doit-on retenir de notre vie, comment bien se construire ? Entre réflexions personnelles et pensées universelles, le lecteur découvre un homme sensible et attaché aux enseignements de l’antiquité grecque.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord c’est couverture magnifique, blanche et bleue, avec des dessins enfantins de chouettes, l’une adulte, l’autre enfant. Un symbole qui prend tout son sens lors du chapitre « Honorer chaque moment de vie, y compris la mort. Thanatos« . La chouette comme porteuse de l’âme des morts, pour dire à sa fille qu’il sera toujours là, quelque part, pour elle, même lorsqu’il ne sera plus.

- J’ai aimé l’esprit du livre, cette volonté de transmettre mais aussi de laisser un écrit là où les mots parlés n’arriveront pas à tout dire lorsqu’Agathe sera en âge de comprendre et de lire l’ouvrage. C’est donc une grande pudeur qui se cache derrière cet exercice. Un exercice d’autant plus compliqué qu’il est porté par un amour indéfectible, inaltérable, celui d’un père pour sa fille.

- Est-ce parce que je viens d’être maman d’une petite fille que ce livre m’a autant touché ? Que je vois l’amour d’un papa pour sa fille au jour le jour ? Et surtout l’admiration d’une fille pour son père. Car oui, l’amour père-fille a quelque chose de particulier qui fait que l’homme ne voit plus les femmes de la manière ; et qui fait que le père se sent investit d’une mission exceptionnelle lorsque son enfant le regarde ?
Quoiqu’il en soit, tous les pères se reconnaîtront dans les paroles de Nikos Aliagas. Et tous, ils se demanderont ce qu’ils aimeraient écrire à leur enfant.

- La mythologie grecque est redécouverte par le biais de ce court roman car, pour expliquer ses propos, l’auteur s’appuie sur les légendes et mythes qui sont tout autant d’enseignements qui, comme les contes, cachent une morale qui aide les êtres humains à construire leur vie.

- Enfin, j’ai beaucoup aimé la façon dont Nikos Aliagas évoque sa propre vie avec pudeur, réserve, en parsemant le récit de ses propres expériences, sans que le livre ne devienne une autobiographie.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

A vrai dire, j’ai adoré cette lecture. Néanmoins, je regrette une seule chose, qui n’est pas le fait de la qualité du roman : pour ceux qui ont fans du personnage public, ils pourront être déçus de ne pas trouver une autobiographie justement ; et pour les autres, les « je n’aime pas le personnage » ou « il ne m’intéresse pas », ils passeront à côté d’un bon livre.
Finalement, écrire et promouvoir ce genre de livre quand on est connu comme animateur radio/présentateur télé, qu’on soit aimé ou détesté, n’est pas évident.

En bref ?

Une lecture qui m’a charmé du début à la fin, qui m’a ému plus d’une fois et surtout qui m’a fait me poser des questions. Et c’est cela que j’aime aussi en littérature : me poser des questions sans avoir de réponses évidentes.

Cadre de lecture : Lu grâce aux éditions NiL que je remercie pour cette belle découverte.