Ce que j’aimerais te dire – Nikos Aliagas


ALIAGAS, Nikos. Ce que j’aimerais te dire. NiL éditions, 2014, 183 pages, 17,50 €.


L’histoire :

Il y a deux ans, la vie de Nikos Aliagas changeait radicalement : sa fille Agathe naissait. Aussitôt, le besoin de transmission s’est fait ressentir. Mais aussi et surtout, l’envie de crier son amour : pour elle, pour Tina sa femme, pour la Grèce : son héritage antique, ses paysages, pour sa famille et ses amis, pour la vie tout simplement.

Éléments de réflexion :

Le roman est scindé en plusieurs chapitres, chacun étant un élément de la vie que Nikos Aliagas souhaite enseigner à sa fille : l’instant présent (ou kairos), la mesure, l’amitié, le respect de soi, l’amour des racines ou encore la mort.
Bien que destiné à Agathe, c’est aussi un roman plus large, qui s’adresse à nous tous. Que doit-on retenir de notre vie, comment bien se construire ? Entre réflexions personnelles et pensées universelles, le lecteur découvre un homme sensible et attaché aux enseignements de l’antiquité grecque.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord c’est couverture magnifique, blanche et bleue, avec des dessins enfantins de chouettes, l’une adulte, l’autre enfant. Un symbole qui prend tout son sens lors du chapitre « Honorer chaque moment de vie, y compris la mort. Thanatos« . La chouette comme porteuse de l’âme des morts, pour dire à sa fille qu’il sera toujours là, quelque part, pour elle, même lorsqu’il ne sera plus.

- J’ai aimé l’esprit du livre, cette volonté de transmettre mais aussi de laisser un écrit là où les mots parlés n’arriveront pas à tout dire lorsqu’Agathe sera en âge de comprendre et de lire l’ouvrage. C’est donc une grande pudeur qui se cache derrière cet exercice. Un exercice d’autant plus compliqué qu’il est porté par un amour indéfectible, inaltérable, celui d’un père pour sa fille.

- Est-ce parce que je viens d’être maman d’une petite fille que ce livre m’a autant touché ? Que je vois l’amour d’un papa pour sa fille au jour le jour ? Et surtout l’admiration d’une fille pour son père. Car oui, l’amour père-fille a quelque chose de particulier qui fait que l’homme ne voit plus les femmes de la manière ; et qui fait que le père se sent investit d’une mission exceptionnelle lorsque son enfant le regarde ?
Quoiqu’il en soit, tous les pères se reconnaîtront dans les paroles de Nikos Aliagas. Et tous, ils se demanderont ce qu’ils aimeraient écrire à leur enfant.

- La mythologie grecque est redécouverte par le biais de ce court roman car, pour expliquer ses propos, l’auteur s’appuie sur les légendes et mythes qui sont tout autant d’enseignements qui, comme les contes, cachent une morale qui aide les êtres humains à construire leur vie.

- Enfin, j’ai beaucoup aimé la façon dont Nikos Aliagas évoque sa propre vie avec pudeur, réserve, en parsemant le récit de ses propres expériences, sans que le livre ne devienne une autobiographie.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

A vrai dire, j’ai adoré cette lecture. Néanmoins, je regrette une seule chose, qui n’est pas le fait de la qualité du roman : pour ceux qui ont fans du personnage public, ils pourront être déçus de ne pas trouver une autobiographie justement ; et pour les autres, les « je n’aime pas le personnage » ou « il ne m’intéresse pas », ils passeront à côté d’un bon livre.
Finalement, écrire et promouvoir ce genre de livre quand on est connu comme animateur radio/présentateur télé, qu’on soit aimé ou détesté, n’est pas évident.

En bref ?

Une lecture qui m’a charmé du début à la fin, qui m’a ému plus d’une fois et surtout qui m’a fait me poser des questions. Et c’est cela que j’aime aussi en littérature : me poser des questions sans avoir de réponses évidentes.

Cadre de lecture : Lu grâce aux éditions NiL que je remercie pour cette belle découverte.

Mauvais garçon – Laurent Bettoni


BETTONI, Laurent. Mauvais garçon. Don Quichotte, 2014, 305 pages, 18,90 €.


L’histoire :

A 23 ans, Thomas a une soif inextinguible de s’en sortir. Habitant d’une cité, mère au chômage, père accidenté du travail depuis plusieurs années, l’horizon n’est pas bien engageant. Mais pour lui, diplômé d’un master en sociologie et philosophie politique, tout semble s’ouvrir. Sauf qu’il n’a pas le réseau qu’il faut et donc, aucune boîte ne l’embauche. Or, il faut bien s’en sortir : petits deals pour les caïds de la cité et, surtout, boulot de rédacteur sur le site Ideo, créé par son professeur mentor, accessible uniquement sur le Darknet.

Éléments de réflexion :

Un roman sur les dérives de notre société qui exclut sans vergogne certaines catégories de la population. Mais également la plongée dans l’envers de l’Internet, du « tout accessible », le Darknet, où seuls les initiés sont conviés. Des bas-fonds virtuels où rien n’est tabou.

Ce que j’ai apprécié :

- Dans cette histoire, le personnage central de Thomas est un monde à lui seul. Il est français d’origine française, vit dans une cité ; joliment nommée La Pléiade ; avec tous les malheurs financiers qui vont avec. Son problème ? Il refuse de n’avoir aucune chance et de ne pas être ambitieux. Avec son master de sociologie et philosophie politique, il a de la valeur et le sait. Pourtant, il manque d’une chose essentielle : le réseau. Si bien qu’il ne trouve aucun travail. Petits deals sur petits deals avec ceux de son quartier, il vivote, avec sa colère qui grandit peu à peu.
L’élément déclencheur de l’histoire, c’est son ancien professeur fétiche qui va lui proposer d’animer à ses côtés un site Internet d’opinions libres qui évolue sur le mystérieux Darknet. Le personnage attachant devient dur, raciste, aigri. Il s’embourbe dans un univers qui n’est pas le sien, qui est destructeur. Ainsi, il se coupe de ses valeurs et de celle qui les représente le mieux : Malika, sa petite amie.

- Malika, en deux mots, c’est un personnage secondaire de l’histoire mais c’en est aussi personnage le plus sain. Elle est le fil d’Ariane de Thomas, celle qui peut le garder hors de l’eau. Sa bouée de sauvetage mais aussi l’ancre qui l’empêche d’évoluer selon ses désirs.

- Les réflexions qui parsèment le récit sont de véritables coups de poing. De pensées librement exprimées sans peur du jugement, on dérive sur des propos racistes et des actions extrêmes. Et Laurent Bettoni ouvre un champ de pensées très large. Pour ma part j’ai retenu celui-ci : lorsque l’on retranche une catégorie de la population et que parallèlement on en favorise d’autres, le plus sage citoyen peut devenir le plus virulent détracteur. D’autant que les politiques ne s’intéressant pas vraiment au pays, tout le monde évolue de son côté, sans se connaître et donc sans se comprendre.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Bien que ce soit un roman qui choque vraiment, il faut lire entre les lignes et comprendre qu’il s’agit d’un livre qui fait réfléchir sur notre société, nos politiques et sur la dangerosité des extrémismes quels qu’ils soient. Donc pas de points négatifs pour moi avec cette lecture. Au contraire.

En bref ?

Une lecture choc absolument excellente, pleine de réflexions sur notre société et ce qu’elle produit comme individus.

Cadre de lecture : Lu grâce à l’agence de presse L&P Conseils et les éditions Don Quichotte.

L’homme à la bulle de savon – Sylvie Matton


MATTON, Sylvie. L’homme à la bulle de savon. Don Quichotte, 2014, 241 pages, 17,90 €.


L’histoire :

Patrick est à un tournant de sa vie. Aujourd’hui est un grand jour, il l’attend certainement depuis presque quinze ans, sans le savoir. Aujourd’hui, il va s’approprier une oeuvre d’art, la subtiliser au musée de Draguignan. Nous somme le 13 juillet 1999, il va voler « L’enfant à la bulle de savon » de Rembrandt.

Éléments de réflexion :

Ce roman est une non-fiction, puisqu’en 1999, Patrick Vialaneix dérobe réellement ce petit tableau estimé à 3 millions d’euros. Ce n’est qu’en mars 2014 que le tableau est restitué. Et son histoire n’est pas celle d’un petit trafiquant d’art issu d’un réseau organisé. Non. Son histoire est bien plus complexe. C’est ce que nous raconte Sylvie Matton avec ce roman.

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Ce que j’ai apprécié :

- L’histoire prise dans son ensemble est fascinante du fait qu’il s’agisse d’une histoire vraie. En effet, on est dans la psychologie pure, en entrant dans la pensée et la vie schizophrène de Patrick. L’auteure utilise différents moyens de narration : dans la première partie, le lecteur suit Patrick dans le présent, le jour du vol du Rembrandt, puis en parallèle, il apprend tout de la vie de cet homme, de son enfance jusqu’à ce jour charnière. Dans la seconde partie, on suit la vie de Patrick avec le tableau : une vie de paranoïa pure et de culpabilité. Jusqu’à ce qu’on comprenne qu’il devient pour lui trop dur de vivre avec ce tableau, témoin de son passé malheureux.

- J’ai trouvé que l’auteure, sous couvert du roman, retrace avec perfection une histoire vraie mais surtout des états d’âme. Car ce que Patrick a vécu et ce qui l’amène à rencontrer et vivre avec celui qu’il appelle « L’Enfant » est tout bonnement terrible. Un père violent et sadique, une mère aimante mais effacée et sans pouvoir : le seul refuge pour Patrick lorsque son chien adoré meurt, c’est son double, celui dans lequel il se reconnaît. Celui qui lui parle. Car on est bien dans une forme élevée de schizophrénie puisqu’il estime réelles les voix de « l’Enfant » et du « peintre », qui l’accompagneront pendant presque trente ans !

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

Pas que j’ai eu des éléments négatifs lors de cette lecture, mais je pense que si je l’ai apprécié, c’est avant tout car il s’agit d’une histoire vraie.
Par contre, je trouve que le livre se termine trop tôt. Et cela pour deux raisons : tout d’abord, l’auteure choisit de ne pas aller jusqu’à la remise du tableau aux gendarmes par Patrick le 19 mars 2014 et surtout, j’aurais aimé une sorte de prologue avec le parcours de l’auteure, son travail de recherche et ses réflexions personnelles sur cette histoire. De plus, pourquoi avoir décidé de raconter cette histoire particulière ? Autant de questions qui attendent des réponses.

En bref ?

Une lecture très intéressante, où l’on entre dans la limite très fragile entre l’appréciation artistique et l’obsession.
En lien, un article de Culturebox.fr sur le retour du Rembrandt au musée de Draguignan.

Cadre de lecture : Lu grâce à l’agence de presse L&P Conseils et les éditions Don Quichotte.

Les ailes d’émeraude – Alexiane de Lys


DE LYS, Alexiane. Les ailes d’émeraude. Nouvelles Plumes, 2014, 697 pages, 19,95 €.


L’histoire :

Cassiopée à 18 ans, elle se doit de quitter l’orphelinat où elle a vécu douze ans. Livrée à elle-même, elle enchaîne les petits boulots, jusqu’au jour où elle se fait violemment agressée et sauvée in extremis par un beau et taciturne jeune homme, Gabriel. Ce dernier va l’amener à découvrir sa véritable personnalité : elle est en réalité une Myrme ; une sorte d’humaine mutante, dotée d’ailes magnifiques. N’ayant plus rien à perdre dans son ancienne vie, la voilà parachutée dans une ville dédiée à ce peuple inconnu dont elle a toujours fait partie.

Éléments de réflexion :

Un roman de fantasy où l’auteure développe un peuple de surhumains dotés de capacités nommées les Sens Phare, où l’un des cinq sens surdéveloppés.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord, et pas des moindres, ce livre a reçu le prix de l’imaginaire 2014 et il a été écrit par une jeune fille de dix-neuf ans. En tenant compte de ce dernier point, j’avoue avoir été surprise du volume impressionnant de pages : presque 700 ! Pour une toute jeune auteure, c’est édifiant.

- Le gros point fort de ce roman, c’est la mythologie des Myrmes, ce peuple ailé dotés de capacités surhumaines. Leur histoire est particulièrement bien détaillée et j’ai beaucoup apprécié cette rigueur dans la description de l’univers. De plus, les Myrmes ne sont pas vraiment des créatures surnaturelles. Il s’agit plutôt d’humains ayant des gènes mutants, qui les permettent de développer leurs sens à l’extrême. Cela rappelle la théorie scientifique selon laquelle nous n’utilisons que 10% des capacités de notre cerveau. Ainsi, l’ouïe, l’odorat ou encore la vue sont surdéveloppés selon plusieurs « facettes » (la vue de l’aigle, de la mouche, du chat par exemple). Pour appréhender au mieux ces nouvelles capacités, les nouveaux Apprentis, sont soumis à une éducation où il leur est enseigné comment apprivoiser leur nouveau « moi ».
Cette mythologie très précise m’a beaucoup plu et, j’en suis sûre, plaira aux adolescents amateurs de science-fiction et de fantasy.

- Ensuite, le personnage de Cassiopée, bien que parfois débordant d’immaturité, est très représentatif de l’adolescente type. Elle s’emporte très facilement, ses émotions la guidant toujours à l’excès, pour son plus grand désespoir d’ailleurs. Les garçons l’attirent, surtout Gabriel et la jalousie de celle qui n’a pas confiance en elle est toujours latente. Mais ce que j’ai aimé chez cette jeune femme, c’est l’humour que lui donne Alexiane de Lys : toujours prête à se maudire intérieurement pour telle réflexion ou telle action, à fantasmer sur Gabriel, etc. Le lecteur suit vraiment toutes les pensées de ce personnage principal, à tel point qu’il le connaît par coeur à la fin.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- Malheureusement, j’ai trouvé le livre beaucoup trop long, du fait des interactions entre les personnages ; notamment entre Cassiopée et Gabriel ; qui sont parfois très redondantes. J’ai trouvé cela un peu lassant à la longue. Mais je crois aussi que j’ai très peu l’habitude (jamais en fait) de lire de fantasy, qui est un genre propice aux romans longs et très descriptifs.

En bref ?

Un roman fantasy particulièrement complet, avec un univers riche et original. Il plaira à coups sûrs aux adolescents mais moins aux adultes selon moi.
Quoiqu’on en pense de toute façon, il faut garder en tête que ce premier roman est celui de la jeunesse pour Alexiane de Lys, tout juste vingt ans, et qu’elle ne manquera pas ; je l’espère ; de poursuivre l’aventure de l’écriture.

Cadre de lecture : Lu grâce à l’agence de presse Gilles Paris et les éditions Nouvelles Plumes.

Au-delà des étoiles – Beth Revis


REVIS, Beth. Au-delà des étoiles. Pocket Jeunesse, 2014, 441 pages, 18,50 €.


L’histoire :

Un immense vaisseau est construit pour coloniser une nouvelle planète jugée habitable, Centauri, après 350 ans de voyage. Des élites scientifiques et militaires sont cryogénisés et ne seront dégelés qu’à l’arrivée du vaisseau pour créer une nouvelle civilisation.
Amy, dix-sept ans, est du voyage car ses deux parents embarquent. Mais elle est sortie de son sommeil forcé bien avant la période fixée.

Éléments de réflexion :

Un huis-clos d’où il est impossible de sorti, qui développe toutes les réflexions autour de la promiscuité et de la manipulation.

Ce que j’ai apprécié :

- Tout d’abord, ce livre m’a interpellé par son thème : la construction d’un immense vaisseau en vue de la colonisation d’une nouvelle planète. Et ceux pour une raison simple : cela m’a immédiatement rappelé un livre de Bernard Werber ; « Le papillon des étoiles » ; lu il y a quelques années et que j’avais adoré. Aussi, j’étais curieuse de savoir comment Beth Revis avait abordé ce thème.

- Un point rapide sur la construction du vaisseau, que j’ai trouvé particulièrement crédible. C’est un point peut-être négligeable, mais j’aime quand l’auteur colle le plus possible au vraisemblable. Et en effet, ici, Beth Revis nous apprend d’une ligne que le vaisseau a été construit en orbite, avec acheminement du matériel : on comprend aisément qu’un vaisseau plus que gigantesque ne pourrait décoller avec l’attraction terrestre. Astucieux.

- Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est le huis-clos : un endroit duquel les personnages ne peuvent sortir. Horizon limité, aucune chance d’en sortir, pas de possibilité de fuir. Les personnages doivent donc vivre toute leur vie (le vaisseau est conçu pour voyager trois cent cinquante ans avant d’arriver à destination, sur la planète Centauri). Comment réussir cette vie en autarcie avec autant d’individus et donc de personnalités différentes ? Evidemment, il y a un chef, qui est suprême et incontestable. Et bien que la pratique soit choquante, comment éviter le processus de manipulation des esprit pour éviter les débordements ? Une réflexion déontologique fascinante et dont les réponses ne sont pas évidentes. En effet, le Doyen en chef parle de facteurs de discorde sur Terre, qu’il a fallu annihiler sur le vaisseau, et notamment les multi-ethnies et l’absence de chef « autoritaire et charismatique » : les habitants du vaisseau se ressemblent tous et le Doyen a les pleins pouvoirs. Le parallèle avec les dictatures et notamment le nazisme et l’idéologie aryenne n’est pas loin.

- Ces romans dits « dystopiques » sont un reflet de l’actualité terrestre. Réchauffement climatique, dérèglement des civilisations, choc des religions… autant de thèmes qui, pour les auteurs de science-fiction, sont du pain béni. Ils permettent de penser à un avenir futuriste utopique (et donc contre-utopique, l’un allant rarement sans l’autre) et d’imaginer les nouvelles interactions entre les individus.
J’aime beaucoup ces romans, qui sont légions dans la littérature young-adult actuelle, qui offrent à réfléchir à notre monde et à son évolution.

- Enfin, les deux personnages principaux du roman sont sympathiques. Amy est la figure terrestre, celle qui a été cryogénisée dans le but d’être réveillée à l’arrivée sur Centauri pour participer au peuplement de cette colonie d’un genre nouveau. Elle est l’élément perturbateur qui arrive dans un univers en tous points différents de ce qu’elle connaît et qui va commencer à soulever des interrogations chez certains individus, et notamment chez Elder, le futur Doyen (celui qui dirige le vaisseau), qui va développer des sentiments pour Amy et écouter avec stupéfaction ses revendications et son point de vue sur la vie du vaisseau. Une vie où la manipulation est le maître mot.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

- J’ai trouvé beaucoup de scènes répétitives, notamment concernant la zone des cryogénisés. Au bout d’un moment, on sait que c’est une zone sensible et surtout une zone inconnue et vandalisée.

- Le début du récit m’a semblé un peu long, j’attendais avec impatience une révélation, un élément déclencheur qui est arrivé un peu tard à mon goût. Et cela va de pair avec le fait que l’on ne sait pas vraiment pourquoi ce vaisseau a été construit : y a-t-il eu un élément déclencheur ? Pandémie, guerre mondiale, cataclysme naturel ? Ou est-ce tout simplement une mesure d’anticipation ? Je pencherai pour cette dernière explication mais rien ne le prouve explicitement dans le récit et cela m’a beaucoup manqué au début de l’histoire.

En bref ?

Un roman jeunesse dont j’ai adoré le thème. Le huis-clos est intéressant bien que parfois un peu lent et répétitif. Néanmoins, bonne approche et bonne base pour les prochains tomes (trilogie).

Cadre de lecture : Lu dans le cadre de la lecture commune avec plusieurs lecteurs mise en place sur la page Facebook « Mon Petit Club de Lecture – MissMymooReads » en vue du LiveShow qui aura lieu sur YouTube courant novembre.
(Je mettrais le lien une fois qu’il aura eu lieu)