Madame Malcolm, t. 2.5 – Katy Evans


EVANS Katy. Madame Malcolm. Hugo et Cie, coll. Hugo New Romance, 2017, 156 pages, 9,95 €.



L’histoire :

IL N’EST PAS UN SAINT MAIS IL A FINALEMENT SUCCOMBÉ AU CHARME D’UNE SEULE FEMME

Après tout ce qu’ils ont traversé, la trahison, les mensonges et la rupture, Malcolm et Rachel sont enfin heureux ensemble et prêt à s’engager.
Mais pour ce couple, rien n’est simple puisque leur histoire est scrutée et interprétée par les médias.
Après des fiancailles sous le feu des projecteurs, il est temps de s’attaquer tranquillement aux préparatifs du mariage. Mais c’est sans compter sur Rachel, qui, afin de pimenter leur vie, refuse de faire l’amour avec Malcolm jusqu’au jour J.
L’organisation du mariage sera synonyme de frustration et de séduction tant que le jeune homme ne pourra pas posséder la femme qu’il aime.

Katy Evans nous offre un épilogue alléchant, excitant, qui clôt à la perfection l’histoire de Malcolm et Rachel.

Ce que j’en ai pensé :

Souvenez-vous, j’ai récemment lu les deux premiers volets de cette saga : Malcolm le sulfureux que j’ai beaucoup aimé ; Malcolm +1 que j’ai nettement moins aimé car toujours les mêmes personnages et une Rachel plus niaise.
Ce livre-ci est un « demi-tome », très court puisqu’il ne fait que 156 pages. Il reprend encore l’histoire de Rachel et Malcolm Saint, mais raconte la préparation et le jour de leur mariage.

Ce roman étant plus court, j’ai pris plus de « plaisir » à le lire que le tome 2. Néanmoins, je suis bien désolée de dire que j’aurais largement pu me passer de cette lecture. Autant j’avais aimé les  demi-tomes de la série « Beautiful » de Christina Lauren, autant ici bof… Rien de transcendant, rien de nouveau et plus de lassitude qu’autre chose.

Ce qui est sympa par contre c’est de suivre également tout le groupe d’amis, à savoir les deux copines de Rachel et les deux potes de Malcolm. Pour moi, cette série a du potentiel dans la variation des personnages. S’appesantir sur un seul couple est dommage. J’attends vraiment les prochains tomes (en espérant qu’ils existent bien !) et surtout celui que mettrait en scène Gina et Tahoe.

L’écriture de Katy Evans est vraiment sympa, la romance est classique mais ça fonctionne. En gros, si vous avez autant aimé le tome 2 que le tome 1, allez-y avec celui-ci, il vous plaira.

 

Je conseille si vous aimez…

– Les romances érotiques,
– les personnages récurrents dans les romances.


L’archipel d’une autre vie – Andreï Makine


MAKINE, Andreï. L’archipel d’une autre vie. Editions Points, 2017, 233 pages, 7,40 €.



L’histoire :

Une chasse à l’homme à travers l’infini de la taïga, au crépuscule de l’ère stalinienne. Qui est donc ce criminel aux multiples visages que Pavel Gartsev et ses compagnons doivent capturer ?
Insaisissable, le fugitif paraît se jouer de ses poursuivants, qui, de leur côté, s’emploient à faire durer cette traque, peu pressés de retourner au cantonnement. Dans cette longue parenthèse rythmée par les feux des bivouacs et la lutte quotidienne contre les éléments se révélera le vrai caractère de chacun, avec ses lâchetés et ses faiblesses.
Un à un les hommes renoncent, découragés ou brisés par les ruses déroutantes de leur adversaire, jusqu’au moment où Pavel se retrouve seul à la poursuite de cette proie mystérieuse. Une étrange communion à distance semble alors s’instaurer entre ces deux êtres que tout sépare. Lorsqu’il connaîtra l’identité véritable de l’évadé, sa vie en sera bouleversée. La chasse prend une dimension exaltante, tandis qu’à l’horizon émerge l’archipel des Chantars : là où une « autre vie » devient possible, dans la fragile éternité de l’amour.

Ce que j’en ai pensé :

Plongée dans l’Union soviétique du début des années 50. Nous sommes en pleine guerre froide entre URSS et Etats-Unis. L’un et l’autre des protagonistes possède arme nucléaire et arme chimique. Le climat ambiant est à la méfiance et aux simulations d’attaques.
Pavel est l’un de ces militaires qui doivent participer aux exercices, jusqu’au jour où il est envoyé en pleine taïga avec une petite équipe, dans le but de traquer un fugitif du goulag.

Ce roman est un véritable roman d’aventures et surtout de quête de soi. Chaque membre va se retrouver face à lui-même dans cette rude immensité. Un regain d’humanité là où la nature impitoyable, va faire ressortir l’instinct animal des poursuivants. La relation prédateur/proie n’en est que plus forte.

Ce roman est aussi une ode à l’immensité de la taïga, cette insaisissable forêt sibérienne. Dans cet environnement, le fugitif est un trappeur qui arrive à échapper à ses poursuivants en utilisant la nature à son profit.
Mais c’est aussi la liberté face au terrible goulag. Je vous livre ici une citation p.55 :

 » Tout autour, dans les camps que cachait la taïga, des milliers d’ombres meurtries peuplaient les baraquements à peine plus confortables que mon abri. Que pouvait proposer un philosophe à ces prisonniers ? La résignation ? La révolte ? Le suicide ? Ou encore le retour vers une vie… libre ? Mais était cette « liberté » ? Travailler, se nourrir, se divertir, se marier, se reproduire ? Et aussi, de temps en temps, faire la guerre, jeter des bombes, haïr, tuer, mourir… […] « 

 

⇒ En bref ?

Court mais intense, il est difficile de sortir de son roman indemne. Les notions telles que la liberté et l’écologie ont une place forte et donnent à réfléchir plus qu’on l’aurait cru en se lançant dans la lecture.

Je conseille si vous aimez…

– Les grands espaces.
– Les histoires qui font réfléchir.


Les étoiles de Noss Head, t.1 – Sophie Jomain


JOMAIN, Sophie. Les étoiles de Noss Head, t.1 : Vertige. Editions Rebelle, 2010, 382 pages, 19 €.



L’histoire :

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar… Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu’on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’esprit a choisi : c’est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours…

Ce que j’en ai pensé :

Voilà sept ans que ce livre est sorti pour la première fois, avec tout le bien qu’on en a dit depuis. Comme je ne lisais pas du tout ce genre littéraire avant, je suis passée à côté. Mais voilà que je suis tombée dessus à la bibliothèque et que je me suis laissée tenter par ce premier tome.

Dans la lignée de Twilight, ce roman s’adresse aux jeunes adultes, à travers une série fantastique qui démarre très bien. On rencontre les personnages : Hannah et Leith. Jeune parisienne, elle est en vacances dans sa famille en Ecosse, où elle rencontre Leith, qui lui plaît tout de suite malgré son côté solitaire et possessif.

La série s’appuie sur la mythologie lycanthrope, plus connue sous le nom de loups-garou. Sophie Jomain créée un univers détaillé autour de ce mythe, et j’aime à penser que les prochains tomes seront encore plus intéressants à ce niveau-là. Ici, c’est un tome d’introduction, qui permet surtout de présenter les personnages et comment ils en sont amenés à se rencontrer et à débuter une histoire d’amour qui, on le comprend vite, est contre-nature.

Le personnage de Hannah est attachant, mais je trouve que la décision des parents qu’elle reste en Ecosse se prend trop vite : on perd ainsi de la crédibilité. De même pour la jeune fille qui voyait d’un oeil désespéré de passer deux mois en Ecosse mais qui accepte très facilement d’y faire sa vie. Deux éléments qui manquent cruellement de réalisme.

Mais cela n’enlève pas le plaisir que j’ai eu à lire ce roman et j’en suis la première étonnée ! Mais j’avoue être facilement charmée par ces histoires adolescentes fantastiques.

⇒ En bref ?

Ce premier tome se lit très rapidement et il est clair que je lirais la suite sans aucun doute et surtout très rapidement. J’ai envie d’en savoir plus sur les personnages et leurs aventures. C’est aussi la première fois que je lis une histoire qui aborde la lycanthropie en sujet principal. Je suis donc curieuse de savoir où l’auteure va nous mener.

Je conseille si vous aimez…

– la mythologie sur les loups-garou
– les histoires façon « Twilight »


Psycho Killer – Anonyme


ANONYME. Psycho Killer. Sonatine, 2013, 358 pages, 20 €.



L’histoire :

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’énigmatique.

Ce que j’en ai pensé :

Bienvenue à B Movie Hell ! Une petite ville, moins de 4000 habitants, un look étrange et surtout ce nom. Pourquoi un nom aussi étonnant pour une ville ? Tout simplement car B Movie Hell est sous la coupe d’un ancien producteur de cinéma porno, qui tient actuellement la maison close le Minou Joyeux. Fan du cinéma des années 80, la ville est un hommage aux grands films de l’époque.
Une ville barrée, mais somme toute assez calme. Qui vit au rythme des soulards et des adeptes du bordel. Jusqu’au jour où un terrible meurtre est commis. Le tueur, avec son blouson de cuir rouge et son masque à crête, est tout de suite surnommé l’Iroquois.

Durant une partie de ma lecture, mon chéri regardait « Boulevard de la mort » de Tarantino et quel pied de lire ce roman avec ce fond sonore ! D’ailleurs, on a souvent comparé l’univers de ces livres avec le célèbre réalisateur, mais Psycho Killer est celui qui s’en rapproche le plus.
Avec Le Livre sans nom, nous étions dans du fantastique. Ici, ce n’est pas le cas, et c’est peut-être ce qui m’a plu. Du vraisemblable déjanté  !
Toujours aussi gore, sanglant, violent, cru et drôle. Et une réelle histoire derrière tout ce carnage.

J’aime toujours l’originalité de l’univers. Rarement vu ça en roman. J’étais aussi contente de sortir du Bourbon Kid, même si j’adore ce personnage. J’ai pu voir l’auteur excellé avec d’autres personnages, plus humains, moins barrés. Tout en gardant un univers fou. L’Iroquois, c’est un peu Harley Quinn au masculin.

⇒ En bref ?

Je vous conseille ce thriller, qui m’a complètement ravie. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher, et l’ai lu très vite.
Pas de perte en intensité de l’auteur, qui m’intrigue par son identité secrète. D’ailleurs, on ne va pas se mentir, le fait qu’il soit anonyme ajoute à l’attrait de ses histoires.

Je conseille si vous aimez…

– les films de Tarantino
– les polars avec gros serial killer


Les coeurs brisés ont la main verte – Abbi Waxman


WAXMAN, Abbi. Les coeurs brisés ont la main verte. Belfond, 2017, 352 pages, 21,50 €.



L’histoire :

Californienne de trente-quatre ans, mère de deux adorables chipies et illustratrice pour une super maison d’édition, Lili semble mener une vie rayonnante. Pourtant, derrière son sourire et son grand sens de l’autodérision, la jeune femme peine à se remettre du décès accidentel de son mari, trois ans plus tôt. Depuis, et au grand dam de Rachel, sa sœur cadette qui s’évertue à placer de sémillants célibataires sur son chemin, le cœur de Lili est en stand by. 
Mais un vent nouveau s’apprête à souffler. Chargée d’illustrer une encyclopédie de botanique, la jeune femme se voit imposer des cours de jardinage, le samedi matin, au beau milieu d’un parc de L.-A. L’heure est venue pour la jeune femme de troquer pyjama et télé contre une paire de bottes et du compost ! Mais comment tisser des liens avec des inconnus ? Lili est-elle vraiment prête à quitter sa zone de confort ? 
Amour, amitié et rempotage ! En compagnie de ses deux filles, de Rachel et d’autres âmes esseulées, Lili va vite découvrir les vertus du jardinage pour délier les langues et réparer les cœurs…

Ce que j’en ai pensé :

Si je n’avais pas reçu ce livre, il est clair que je ne l’aurais jamais lu et que je serais passée à côté d’une belle histoire.
Lu à l’automne, c’est un roman feel-good par excellence. Le genre de livre-doudou que l’on a envie de lire quand le moral est en berne ou que le froid commence à arriver.

Nous suivons Lilian, une trentenaire veuve, mère de deux filles et illustratrice de livres scolaires. Depuis la mort de son mari, peu de place pour une vie intime. Elle vit pour son boulot et ses filles.
Le jour où sa chef lui propose une nouvelle mission au travail, elle est dubitative : elle devra illustrer un livre sur les légumes. Et quoi de mieux que des cours de jardinage pour s’approprier le sujet.
Durant ce cours, auquel Lilian assiste avec sa soeur et ses filles, elle rencontre plusieurs personnages, aussi différents les uns des autres qu’intéressants. Une relation particulière se lie entre ce petit groupe éclectique. Et surtout avec le professeur de jardinage : Edward.

C’est un roman plein de d’humour, qui évoque des sujets universels comme l’amitié, la famille, l’amour et le deuil. Et le jardinage bien sûr, car vous apprenez réellement certaines astuces pour faire pousser vos légumes !
J’ai eu un mal fou à quitter ce livre. L’histoire continue à me parler, avec toute sa douceur et les émotions qu’elle m’a fait ressentir.
Associez à cela un style très bon, une belle écriture/traduction et hop ! Un livre à côté duquel il serait dommage de passer !

⇒ En bref ?

Une vraie découverte que je suis ravie d’avoir faite. Roman qui donne le sourire et qui fait résolument du bien ! Pourquoi s’en priver ?

Je conseille si vous aimez…

– les romans feel-good, doudou
– le jardinage