Archives par étiquette : Editions Albin Michel

Bilan – Mars 2015

Un mois de mars encore plus prolifique que février avec pas moins de… 17 livres lus

Un mois très éclectique, comme je les aime. Pleins de styles différents, pour ne pas s’ennuyer, c’est parfait.


J’ai adoré et je conseille

  

« Réconciliez-vous !« , de Marek Halter : Un très court pamphlet comme hymne à la paix. Marek Halter, un auteur que j’a-do-re, qui écrit très bien, avec la particularité d’user de phrases simples, directes. Il parle à tout le monde, clairement.

« Un tout petit rien« , de Camille Anseaume : Un livre sur l’avortement, le fait de devenir mère célibataire, la grossesse d’un enfant arrivé par hasard. Une écriture magnifique, de l’humour, beaucoup, beaucoup d’émotions !

« Le voyant« , de Jérôme Garcin : La biographie d’un résistant que la France a oublié, déporté à Buchenwald, revenu sans les honneurs. Mais surtout, ce livre, c’est l’écriture de Jérôme Garcin. Superbe.

« La mémoire fantôme« , de Franck Thilliez : Evidemment, un livre de Franck Thilliez, parce qu’en ce moment, c’est peut-être pour moi LE meilleur auteur français de thrillers. De la science, du suspense, c’est bien écrit, bien ficelé, et surtout la fin est surprenante. Top. Lisez Thilliez surtout !

« Tu mourras moins bêtes, t.3 : Science un jour, science toujours !« , de Marion Montaigne : Cette nana est excellente ! Ses BD sont drôles et intelligentes. Et puis, ça parle de science, donc c’était fait pour moi. J’ai autant adoré que les deux premiers tomes et je vous conseille assidûment.

J’ai aimé


 

 – « La patience du diable« , de Maxime Chattam : Un de mes auteurs favoris de thriller et ici il ne m’a pas déçu. On va notamment nous parler de traffic de peau humaine, alors accrochez-vous !

« Trois jours« , de Laurence Barry : Couverture hideuse mais contenu très bon. Ca parle de conflit israélo-palestinien, de racisme, de deuil et d’amour aussi. De belles valeurs dans cette lecture.

« Indécise, t.1« , de S.C. Stephens: Une romance young-adult érotique, gros pavé, avec un triangle amoureux assez sympathique. Il y a des beaux gosses, de la tension sexuelle. Je l’ai trouvé facile à lire et assez addictif.

« Freaks’ Squeele, t.4 : Succube Pizza« , de Florent Maudoux : Vous voulez commencez les comics ? Jetez-vous sur cette saga ! Ces apprentis super héros vous feront bien rire et vous vivrez avec eux leurs aventures étonnantes.

« Duelle« , de Barbara Abel : Un très bon thriller, sur le thème de la famille, de la jalousie et des faux-semblants. Malgré une histoire un peu longue parfois, c’est très bien ficelé.

« Une larme m’a sauvée« , d’Agnès Lieby : Un témoignage bouleversant sur une femme prisonnière de son corps. Tout le monde la croit inconsciente et insensible. Mais elle ressent tout. Une angoisse indicible.

« Fight for love, t.1 : Real« , de Katy Evans : Une nouvelle saga de romance érotique, plus adulte, dans le monde du sport, ce qui change des autres romances. Un boxeur, une rééducatrice sportive. Très sympa !

Lectures en demi-teinte

   

« Love game, t.1« , d’Emma Chase : Romance érotique assez classique, pas désagréable à lire, originale dans le sens où on a uniquement le point de vu de l’homme. Par contre, j’ai détesté le fait que celui-ci s’adresse sans cesse au lecteur : trop lourd !

« Envole-toi octobre« , de Virginie Troussier : Un roman sympa avec un thème original puisqu’il traite essentiellement de la mélancolie pathologique. Par contre, trop d’emphase, une écriture presque trop mélancolique du coup. Un poil lourd à la lecture.

« L’enfant de Néandertal« , de Thierry Béthune : Le sujet était top (l’évolution des espèces, Néandertal vs Sapiens) mais trop en surface et un personnage principal absolument pas crédible ! Dommage.

Les déceptions du mois

 

« Sublime« , de Christina Lauren : Je n’ai trouvé aucun intérêt à cette histoire d’amour : je n’ai rien ressenti, je n’ai pas trouvé les personnages très attachant. Il faut dire que je l’ai lu sur le mois de mars entier donc très morcelé.

« Fight for love, t.2 : Mine« , de Katy Evans : Une suite que j’ai trouvé sans saveur, plate et gnangnan. Je me suis ennuyée et je souhaitais le terminer au plus vite. Bref, j’espère que la suite sera meilleure…

Le roi des rêves, Louis II de Bavière – Isaure de Saint Pierre


SAINT PIERRE (de), Isaure. Le roi des rêves. Louis II de Bavière. Albin Michel, 2015, 232 pages, 18 €.


L’histoire :

Louis II de Bavière, cousin de la célèbre Sissi, est un prince puis un roi bien loin de l’image qu’on peut avoir de la fonction. Isaure de Saint Pierre retrace la vie de cet homme, qui n’était définitivement pas enclin à porter la royauté. Adulé puis honnis, il restera dans les esprits comme « le roi des rêves ».

Ce que j’en ai pensé :

– L’écriture d’Isaure de Saint Pierre, que j’ai découvert avec ce livre, est très agréable et pas lourde comme peut l’être celle de l’historien. C’est-à-dire que le récit biographique à l’avantage d’être accessible à tous, précis sans crouler sous les détails.

– J’ai aimé ce personnage fantasque, rêveur, dont on a l’impression qu’il est né dans un univers qui n’est pas le sien. Jeune homme travailleur, passionné et littéralement porté par la musique wagnérienne, il n’est pas moins à sa place qu’à Munich. Il lui préfère les châteaux de la montagne bavaroise, et il consacrera d’ailleurs une partie de sa vie à leur édification. Rêveur oui, peu intéressé par la chose politique, oui et non. Lorsqu’il devient roi, ce jeune prince adoré de ses sujets, se lance à corps perdu dans cette nouvelle tâche dont il s’estime le garant bien qu’elle ne corresponde pas à son idéal de vie.
Homosexuel, il aura des amours physiques passionnées, mais aucune de surpassera celle, platonique, qu’il entretiendra avec Richard Wagner depuis son accession au trône jusqu’à la mort de celui-ci.

– J’ai trouvé l’intérêt de ce livre dans l’alternance entre les faits de vie de Louis II de Bavière et la géopolitique germanique de l’époque. Nous sommes dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les royaumes germains s’allient et se font la guerre presque incessamment. Avec un roi qui n’entend rien aux combats, le peuple se désolidarise de ce rêveur qu’il avait autrefois aimé mais qui rechigne à faire valoir leur indépendance.

En bref ?

Une biographie assez courte, qui va droit aux choses, en s’appuyant notamment sur la correspondance prolifique de Louis II de Bavière avec ses proches. Néanmoins, tout en étant courte, elle est complète et la bibliographie en fin d’ouvrage montre l’important de recherche de l’auteure. On y découvre un prince puis un roi passionné par la musique et l’architecture royale. Rêveur, amoureux, vivant dans les légendes du Moyen-âge au point d’en faire un style de vie sans se rendre compte que son entourage ne partageait pas cet engouement.

Monsieur mon Amour – Alexandra de Broca


DE BROCA, Alexandra. Monsieur mon Amour. Albin Michel, 2014, 233 pages, 18 €.


L’histoire :

Marie-Thérèse de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe, est emprisonnée lors de la Terreur, pour son amitié avec la reine Marie-Antoinette. Du fond de sa geôle, elle choisit d’écrire à Philippe d’Orléans, son beau-frère décadent et ami fervent de la Révolution. Dans cette correspondance à sens unique, elle décide de raconter sa vie à celui qu’elle a toujours aimé en secret.

Éléments de réflexion :

Un roman historique qui se base sur la vie de cette princesse qui fut totalement dévouée à la Dauphine puis à la Reine Marie-Antoinette. Qu’elle fut adoré par celle-ci ou rejetée, son amour ne faiblira jamais, si bien que cette amitié a été soumise a de nombreuses rumeurs libertines.
Un livre sur la justice des hommes, la monarchie et les déboires de la Cour, et sur cette princesse peu connue, assez dévote et suiveuse, que l’on connaît peu.

Ce que j’ai apprécié :

– Tout d’abord, l’écriture d’Alexandra de Broca est très agréable, ou elle respecte bien les codes du récit épistolaire, puisque c’est sous cette forme qu’elle décide de raconter l’histoire de la princesse de Lamballe.

– J’ai apprécié découvrir un personnage qui m’était tout à fait inconnu, un personnage de l’Histoire de France en retrait mais très intéressant puisque Marie-Thérèse fut le dernier soutien de Marie-Antoinette et Louis XVI. Jusqu’à la fin elle ne veut les quitter : l’ancienne favorite de la Reine ne déroge pas à son statut et prouve que ce n’est pas l’argent et les honneurs qui l’attirait à Versailles mais bien la personnalité de celle qu’elle nomme jusqu’à la fin « ma Reine« .

– En plus du personnage de Marie-Thérèse, c’est toute l’histoire de ce dernier sursaut de la monarchie absolue qui est mis en avant. La fin du règne de Louis XV, l’accession au trône de Louis XVI et Marie-Antoinette, les intrigues de la Cour, mais aussi la grande Terreur et ce début de Révolution qui annonce la fin de tout un monde. Un monde que la princesse de Lamballe, avec beaucoup d’ambiguité, veut quitter pour mourir en même temps que « sa » Reine mais veut aussi retrouver si « Monsieur mon Amour » accepte de la libérer et de lui retourner cette adoration qu’elle lui porte.

– C’est un véritable procès d’intention que livre Marie-Thérèse contre Philippe d’Orléans. Ses comportements amoureux et libertins autant que ses attraits politiques sont soumis à rude épreuve. Ici, encore l’ambivalence est extrême : je t’aime/je te hais, combat amoureux/combat politique. En effet, Marie-Thérèse énonce entre les lignes une justice à deux vitesses. Tout d’abord la condition des femmes qu’elle déplore. Mais surtout : cette nouvelle justice du peuple ! Ils prônent « liberté », « égalité », mais n’hésitent pas à provoquer des massacres sanguinaires envers des individus dont le seul tort fut une amitié plus ou moins proche avec un membre royal.
Un roman, témoin d’une époque qui meurt, où la Justice et l’Amour sont les personnages principaux.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– La personnalité de Marie-Thérèse n’est pas des plus attirantes ! Soumise, pieuse, très conventionnelle, elle est complètement submergée par ses sentiments profonds pour la Reine et pour Philippe d’Orléans ; Monsieur mon Amour. Donc, la lecture n’a pas toujours été plaisante du fait de ce personnage qui ne m’était pas vraiment sympathique.

En bref ?

Une lecture intéressante mais qui ne pas transportée. Elle passionnera les lecteurs fervents de cette période historique de la Révolution.

Cadre de lecture : Merci à l’agence de presse Gilles Paris pour l’envoi.

Le poison d’amour – Eric-Emmanuel Schmitt


SCHMITT, Eric-Emmanuel. Le poison d’amour. Albin Michel, 2014, 160 pages, 15 €.


L’histoire :

Quatre adolescentes de seize ans : Julia, Colombe, Anouchka et Raphaëlle. Des jeunes filles sans histoires particulières, à part celles de leur âge : amour, amitié pour la vie, jalousie, peur de l’avenir, désillusions.

Éléments de réflexion :

Eric-Emmanuel Schmitt décide dans ce roman d’aborder le thème du mal-être adolescent qui touche presque tous les individus à cet âge où l’on nous demande de ne plus être un enfant mais de ne pas se comporter comme un adulte. Comme trouver sa place ? Accepter un corps qui change ; un corps parfois disgracieux ?

Ce que j’ai apprécié :

– Les quatre personnages sont parfaitement représentatives de l’Adolescence avec un grand « A ». Chacune a des problèmes typiques de cette période transitoire difficile à vivre, notamment pour les jeunes filles. Amours unilatérales, difficulté d’accepter ses transformations corporelles et ce nouveau statut d’individu sexué, jalousie, amitié enfantine à transformer, etc.

– J’ai été agréablement surprise de la fin qui donne une dimension intéressante à l’histoire car elle développe le côté dramatique que peuvent atteindre les désarrois adolescents. J’ai trouvé cette fin très juste ; si bien que, si j’avais un avis plutôt sympathique sans plus sur ce roman, la fin a fait remonté le tout dans mon estime.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– Le format journal intime choisi par l’auteur n’est pas vraiment crédible du fait qu’il utilise un langage qui ne convient pas à des adolescentes de seize ans.

– J’ai trouvé le livre vraiment très court, j’aurais aimé en avoir plus. Je sais qu’Eric-Emmanuel Schmitt affectionne très souvent la concision pour ses romans et c’est un choix tout à fait louable. Mais cela engendre parfois de la frustration. D’autant que j’ai du mal à accepter le prix de 15€ pour aussi peu de matière ; mais cela est un autre débat !

En bref ?

Une lecture très rapide, agréable à lire, qui soulève les problèmes liés à l’adolescence féminine.

Cadre de lecture : Merci à l’agence de presse Gilles Paris pour m’avoir permis de lire et de vous faire découvrir ce livre.

Troisième humanité – Bernard Werber

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Quatrième de couverture :

Nous sommes à l’ère de la deuxième humanité.
Il y en a eu une avant.
Il y en aura une… après.

En Antarctique, le paléontologue Charles Wells et son expédition découvrent, tout au fond d’un lac souterrain, les restes de squelettes humains d’environ 17 mètres de long.
À Paris, le projet d’étude de son fils David sur le rapetissement humain est sélectionné par un tout nouveau programme de recherches, consacré à « l’évolution de notre espèce ».
Wells père a retrouvé l’ancienne humanité, Wells fils entrevoit la prochaine humanité, mais ils sont loin encore de savoir la vérité.
C’est grâce au soutien et à la passion amoureuse d’une femme, Aurore Kammerer, spécialiste dans la connaissance des Amazones, que sera révélé le plus surprenant des secrets et réalisée la plus folle des expériences, modifiant à jamais l’avenir des générations futures.

Mon avis :

Les romans de Bernard Werber, c’est la science-fiction accessible, ce sont des friandises qui se dégustent au compte-goutte et qui font toujours du bien.

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