La dame de fer – Michel Constant


CONSTANT, Michel. La dame de fer. Futuropolis, 2017, 72 pages, 15 €.


Ce que j’en ai pensé :

Margaret Thatcher vient de mourir. En apprenant cela, Donald se souvient de sa jeunesse à l’époque de celle que les Anglais surnommaient la Dame de Fer. Pris d’une soudaine nostalgie, il recontacte ses deux vieux copains : Owen et Abby. Ensemble, ils se rappellent leur jeunesse, leurs idéaux et les confrontent à leur vie actuelle.

Avec humour et tendresse, cet album évoque l’entraide, l’amitié, les rêves perdus et les ambitions retrouvées.

Les illustrations rappellent la bande dessinées belge traditionnelle. C’est beau, un peu enfantin, tout à fait adapté à ce genre de récit.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour lire ce joyeux album !
Chez Futuropolis.


 

Disparue – Darcey Bell


BELL, Darcey. Disparue. Hugo et Cie, 2017, 352 pages, 19,95 €.



L’histoire :

«En apparence, tout oppose Emily, une femme d’affaires mariée et sophistiquée, et Stephanie, une jeune veuve sans emploi qui partage son temps entre son fils, Miles, et la rédaction de son « blog de maman ».
Elles s’entendent pourtant à merveille. Elle ont noué, dans leur petite ville du Connecticut, une amitié très forte, tout comme celle qui lie leurs deux garçons de cinq ans.
Lorsqu’Emily lui demande de récupérer son fils, Nicky, à la sortie de l’école, Stephanie accepte, tout naturellement. Mais les jours passent et Emily ne revient pas.
Peu à peu, Stephanie la remplace auprès de Sean, le mari d’Emily. De façon peut-être un peu trouble, ambiguë et excessive parfois. C’est aussi ce que semble penser l’ombre qui épie, cachée, Stephanie et Sean.

Ce que j’en ai pensé :

Après avoir eu un véritable coup de coeur pour le précédent thriller paru chez Hugo et Cie ; Derrière les portes ; c’est avec plaisir que je me suis plongée dans Disparue.

Dans ce thriller classique, on aborde plusieurs thèmes du quotidien, dont le plus important est l’amitié. Amitié entre Stéphanie et Emily, deux femmes aux tempéraments bien différents, qui vont se rencontrer et se retrouver autour de leurs garçons.
Stéphanie tient un blog dans lequel elle raconte ses états d’âme, qui va prendre une dimension presque cathartique lorsqu’Emily disparaît mystérieusement.
(blog qui a d’ailleurs était créé par l’éditeur ! => ici)

Construit en trois parties autour de chacun des trois personnages principaux ; Stéphanie, Emily et Sean (le mari d’Emily) ; ce qui est frappant dans ce roman c’est son aspect ancré dans un quotidien qui pourrait être le nôtre. Connaissons-nous vraiment nos amis, nos plus proches confidents ? Nous connaissons-nous bien nous-mêmes ?
L’ambiance est oppressante et très rapidement on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond dans la disparition d’Emily.

Manipulation des sentiments, manipulation machiavélique parfaitement orchestrée par l’auteure. C’est court mais complexe tout en se lisant facilement.
J’aime ce genre de roman qui nous ramène à notre propre existence. Tout est plus vraisemblable, palpable.
Pour moi, ce roman est une réussite !

Je conseille si vous aimez…

– les histoires du quotidien,
– les thrillers psychologiques sans hémoglobine,
– les ambiances oppressantes.


Retour à Little Wing – Nickolas Butler


BUTLER, Nickolas. Retour à Little Wing. Points, 2015, 375 pages, 7,95 €.
Traduit de l’américain par Mireille Vignol.


L’histoire :

Quatre amis, Hank, Kip, Lee et Ronny. Quatre enfants de Little Wing, petite ville américaine du Wisconsin. A l’âge adulte, ils voudraient que rien ne changent ; pourtant leurs chemins divergent. Ceux qui restent veulent partir, et ceux qui ont pris le large sont attirés par ces racines.

Ce que j’en ai pensé :

La première claque avec ce livre, c’est la couverture des éditions Points. Sans le bandeau. Une route pas goudronnée, des santiags et un individu allongé dont on ne voit que les pieds nus. tumblr_ntokjudDUf1sj1l7v_og_1280
La liberté, la campagne, la terre. Rien de plus représentatif que cette photo.
La deuxième claque, je l’ai prise au bout de quelques pages lues : l’écriture (et la traduction de Mireille Vignol). Elle est nostalgique, coule comme les souvenirs, mais surtout, est empreinte d’une poésie qui m’a subjuguée. Le style de Nickolas Butler a beaucoup contribué à mon attachement à ses personnages.

Quatre amis : Hank, le costaud, le fermier, celui qui est resté accroché à sa terre ; Kip, le financier qui a risqué de tout perdre pour revenir chez lui ; Ronny, la brute tendre passionné de rodéo et enfin Lee, le virtuose de la musique, qui malgré la célébrité trouvera dans Little Wing son île de repos, sa bouée. Sans oublier Beth, la belle Beth, femme de Hank depuis presque toujours.
J’ai aimé chacun de ces hommes, avec une nette préférence pour Hank et Lee, les deux meilleurs amis, ceux que Nickolas Butler a mis le plus en avant. Ils sont charismatiques, forts et tendres. Kip et Ronny, j’avoue avoir été moins touchée : mais cela ne m’étonne pas car s’il y a trop de personnages dans un livre, il y en a forcément qui passent à la trappe chez moi.
La force de ce livre, c’est de raconter les fondements de l’amitié. Enfants, on est pareil, on s’aime, on joue, on ne se soucie de rien : on vit tout simplement. Adulte, on voudrait conserver tout cela : sauf que la vie passe par là et on grandit, on prend des chemins opposés, sans jamais totalement se perdre de vue.
Ces quatre-là, ils s’aiment à en crever, et l’auteur nous le montre tellement bien ! Les mariages, les enfants, les séparations, les peurs, les aveux qui font mal. Tout est réuni pour faire de cette histoire une sorte de road trip immobile. Car le point central du roman, c’est justement cette bourgade de Little Wing qui est un personnage à elle seule ; et que j’ai d’ailleurs aimé comme tel.

Les amis, si vous souhaitez un livre pour l’automne, un livre cocooning, avec des personnages profonds que l’on suit sans s’en apercevoir sur quelques années, je vous encourage à lire Retour à Little Wing. J’avoue que je ne pensais pas être aussi happée par ce conte moderne.

Vous aimerez si…  

  • Les histoires où l’amitié, la vraie, est le personnage principal.
  • Vous aimez parcourir les petites villes de l’Amérique profonde.
  • Vous avez envie d’une écriture d’une poésie à couper le souffle.

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2 amies pour la vie !, t.2 : Malade de… jalousie ! – A.-M. Pol et I. Maroger


POL, Anne-Marie & MAROGER, Isabelle. 2 amies pour la vie !, t.2 : Malade de… jalousie !. Flammarion, 2015, 61 pages, 6,30 €.


L’histoire :

Chloé et Cléo sont maintenant les meilleures amies du monde. Cléo trouve son amie sénégalaise très belle, pleine de vie et d’assurance. Elle l’admire, est fière d’elle mais… une autre émotion pointe son nez : la jalousie ?

Ce que j’en ai pensé :

Un livre destiné aux petites filles de sept/huit ans, qui aborde le sujet de la jalousie avec beaucoup d’émotions et surtout, sans tourner autour du pot !

Oui, Cléo est jalouse de sa meilleure amie même si, au début, elle n’arrive pas à mettre de mot sur cette pointe désagréable qu’elle ressent au fond d’elle. Tout ce qu’elle voit, c’est qu’elle ne peut s’empêcher d’envier son amie et de se comparer à elle sans arrêt.

Dans l’histoire, c’est la maman qui est là pour expliquer à Cléo que la jalousie n’est pas un sentiment louable et que la seule façon d’y remédier, c’est de s’accepter tel que l’on est, c’est-à-dire différent des autres, et donc tout aussi intéressant.
J’ai trouvé ce second tome très intéressant, avec une belle morale sur le fait de se respecter soi-même. En finissant sur une très jolie phrase : « Le bonheur est d’être content de soi. »

Si vous êtes parents d’une petite fille de huit ans environ, n’hésitez pas à vous procurer ce livre qui explique de façon très simple l’acceptation de soi.

Wonder Mum 2 – Serena Giuliano Laktaf


LAKTAF GIULIANO, Serena. Wonder Mum 2. Editions Baudelaire, 2015, 106 pages, 9,90 €.


La thématique du livre :

Qu’est une femme sans ses meilleures amies ? Celles qu’on connaît depuis l’enfance, avec qui on a grandit, qui nous on vu tomber amoureuse plusieurs fois, vomir ses tripes après des soirées arrosées et avoir des enfants.
Les amies, c’est essentiel, même si parfois, on a envie de les insulter, et vice-versa !

Ce que j’en ai pensé :

Sur le format des guides humoristiques qui foisonnent en ce moment sur des sujets très variés, Wonder Mum 2, c’est un peu un hymne à l’amitié. L’amitié plus fort que l’amour, que les enfants et tout et tout.
Ce qui est sympa avec ce petit livre, c’est qu’on se reconnaît forcément sur certaines situations (une fois qu’on a des enfants on ne parle que d’eux, on devient faux-cul alors qu’on s’était juré de ne jamais l’être entre meilleures amies du monde entier…) Bref !
Mais j’avoue que ce j’ai le plus aimé, c’est l’émotion qui m’a étreint lorsque l’auteur évoque la grossesse d’une amie comme si vraiment elle était de notre famille. De même que les passages les plus drôles étaient pour moi ceux relatifs à la maternité vs les copines. A certains passages, j’ai eu l’impression de revoir le spectacle Mother Fucker de Florence Foresti ! Ce qui est un très bon point car j’adooore cette humoriste !

Deux bémols cependant concernant cette lecture :
– Parfois, les anecdotes m’ont donné l’impression d’être balancées sans ordre, sans logique. Une organisation pas nette, un peu fouillis.
– Et enfin, le prix, décidément trop élevé selon moi. Je peux dire que j’ai lu beaucoup de guides humoristiques de la sorte, d’éditeurs différents, et ils n’ont jamais excédé les 6 euros. Alors ici, presque 10 euros, j’ai peur que ça ne marche pas et que les lecteurs se rabattant assez logiquement sur le même genre de livre mais d’une autre maison d’édition. Dommage :/