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Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers – Benjamin Alire Saenz


ALIRE SAENZ, Benjamin. Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers. Pocket Jeunesse, 2015, 359 pages, 17,90 €.



L’histoire :

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Ce que j’en ai pensé :

J’ai découvert ce roman dans le cadre d’un challenge : je devais lire un récit où il était question d’homosexualité. Ce titre est apparu au gré des lectures d’autres participants, je me suis donc décidée à m’y plonger aussi. Et quelle bonne idée j’ai eu ! Une découverte magnifique !

Dans ce roman, nous rencontrons Aristote et Dante, deux jeunes garçons de quinze ans au début de l’histoire, un peu isolés chacun dans son genre. Ils vont se lier malgré leurs différences de caractères, ou peut-être justement grâce à ces différences.
Une amitié qui va se transformer en amour.
Codes sexuels de la société, peur du regard de l’autre, violence des sentiments. Autant d’aspects effrayants.

L’auteur a créé deux personnages aux antipodes :
Ari (ou Aristote) est un jeune homme fermé, seul mais plutôt dur à cuire et dans le déni total de ses sentiments, tant au niveau de sa famille que de ses amours.
Dante est quant à lui doux et totalement assumé. Ses sentiments ne lui font pas peur et il essaie de vivre sa vie avec bonne humeur et sagesse.

Que dire de l’écriture de l’auteur (et de la traduction) ? Absolument magnifique ! J’ai adoré, j’ai été portée par l’histoire en partie grâce à la forme du récit.
Ce roman est destiné à un public jeunesse, adolescent. Et je vous conseille de le faire connaître autour de vous.

⇒ En bref ?

Ce roman fait partie de ceux qui me resteront longtemps à l’esprit. Il se lit vite, les chapitres sont courts.

Je conseille si vous aimez…

– les romans sur l’amitié
– lire un joli roman sur l’homosexualité


La dame de fer – Michel Constant


CONSTANT, Michel. La dame de fer. Futuropolis, 2017, 72 pages, 15 €.


Ce que j’en ai pensé :

Margaret Thatcher vient de mourir. En apprenant cela, Donald se souvient de sa jeunesse à l’époque de celle que les Anglais surnommaient la Dame de Fer. Pris d’une soudaine nostalgie, il recontacte ses deux vieux copains : Owen et Abby. Ensemble, ils se rappellent leur jeunesse, leurs idéaux et les confrontent à leur vie actuelle.

Avec humour et tendresse, cet album évoque l’entraide, l’amitié, les rêves perdus et les ambitions retrouvées.

Les illustrations rappellent la bande dessinées belge traditionnelle. C’est beau, un peu enfantin, tout à fait adapté à ce genre de récit.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour lire ce joyeux album !
Chez Futuropolis.


 

Disparue – Darcey Bell


BELL, Darcey. Disparue. Hugo et Cie, 2017, 352 pages, 19,95 €.



L’histoire :

«En apparence, tout oppose Emily, une femme d’affaires mariée et sophistiquée, et Stephanie, une jeune veuve sans emploi qui partage son temps entre son fils, Miles, et la rédaction de son « blog de maman ».
Elles s’entendent pourtant à merveille. Elle ont noué, dans leur petite ville du Connecticut, une amitié très forte, tout comme celle qui lie leurs deux garçons de cinq ans.
Lorsqu’Emily lui demande de récupérer son fils, Nicky, à la sortie de l’école, Stephanie accepte, tout naturellement. Mais les jours passent et Emily ne revient pas.
Peu à peu, Stephanie la remplace auprès de Sean, le mari d’Emily. De façon peut-être un peu trouble, ambiguë et excessive parfois. C’est aussi ce que semble penser l’ombre qui épie, cachée, Stephanie et Sean.

Ce que j’en ai pensé :

Après avoir eu un véritable coup de coeur pour le précédent thriller paru chez Hugo et Cie ; Derrière les portes ; c’est avec plaisir que je me suis plongée dans Disparue.

Dans ce thriller classique, on aborde plusieurs thèmes du quotidien, dont le plus important est l’amitié. Amitié entre Stéphanie et Emily, deux femmes aux tempéraments bien différents, qui vont se rencontrer et se retrouver autour de leurs garçons.
Stéphanie tient un blog dans lequel elle raconte ses états d’âme, qui va prendre une dimension presque cathartique lorsqu’Emily disparaît mystérieusement.
(blog qui a d’ailleurs était créé par l’éditeur ! => ici)

Construit en trois parties autour de chacun des trois personnages principaux ; Stéphanie, Emily et Sean (le mari d’Emily) ; ce qui est frappant dans ce roman c’est son aspect ancré dans un quotidien qui pourrait être le nôtre. Connaissons-nous vraiment nos amis, nos plus proches confidents ? Nous connaissons-nous bien nous-mêmes ?
L’ambiance est oppressante et très rapidement on se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond dans la disparition d’Emily.

Manipulation des sentiments, manipulation machiavélique parfaitement orchestrée par l’auteure. C’est court mais complexe tout en se lisant facilement.
J’aime ce genre de roman qui nous ramène à notre propre existence. Tout est plus vraisemblable, palpable.
Pour moi, ce roman est une réussite !

Je conseille si vous aimez…

– les histoires du quotidien,
– les thrillers psychologiques sans hémoglobine,
– les ambiances oppressantes.


Retour à Little Wing – Nickolas Butler


BUTLER, Nickolas. Retour à Little Wing. Points, 2015, 375 pages, 7,95 €.
Traduit de l’américain par Mireille Vignol.


L’histoire :

Quatre amis, Hank, Kip, Lee et Ronny. Quatre enfants de Little Wing, petite ville américaine du Wisconsin. A l’âge adulte, ils voudraient que rien ne changent ; pourtant leurs chemins divergent. Ceux qui restent veulent partir, et ceux qui ont pris le large sont attirés par ces racines.

Ce que j’en ai pensé :

La première claque avec ce livre, c’est la couverture des éditions Points. Sans le bandeau. Une route pas goudronnée, des santiags et un individu allongé dont on ne voit que les pieds nus. tumblr_ntokjudDUf1sj1l7v_og_1280
La liberté, la campagne, la terre. Rien de plus représentatif que cette photo.
La deuxième claque, je l’ai prise au bout de quelques pages lues : l’écriture (et la traduction de Mireille Vignol). Elle est nostalgique, coule comme les souvenirs, mais surtout, est empreinte d’une poésie qui m’a subjuguée. Le style de Nickolas Butler a beaucoup contribué à mon attachement à ses personnages.

Quatre amis : Hank, le costaud, le fermier, celui qui est resté accroché à sa terre ; Kip, le financier qui a risqué de tout perdre pour revenir chez lui ; Ronny, la brute tendre passionné de rodéo et enfin Lee, le virtuose de la musique, qui malgré la célébrité trouvera dans Little Wing son île de repos, sa bouée. Sans oublier Beth, la belle Beth, femme de Hank depuis presque toujours.
J’ai aimé chacun de ces hommes, avec une nette préférence pour Hank et Lee, les deux meilleurs amis, ceux que Nickolas Butler a mis le plus en avant. Ils sont charismatiques, forts et tendres. Kip et Ronny, j’avoue avoir été moins touchée : mais cela ne m’étonne pas car s’il y a trop de personnages dans un livre, il y en a forcément qui passent à la trappe chez moi.
La force de ce livre, c’est de raconter les fondements de l’amitié. Enfants, on est pareil, on s’aime, on joue, on ne se soucie de rien : on vit tout simplement. Adulte, on voudrait conserver tout cela : sauf que la vie passe par là et on grandit, on prend des chemins opposés, sans jamais totalement se perdre de vue.
Ces quatre-là, ils s’aiment à en crever, et l’auteur nous le montre tellement bien ! Les mariages, les enfants, les séparations, les peurs, les aveux qui font mal. Tout est réuni pour faire de cette histoire une sorte de road trip immobile. Car le point central du roman, c’est justement cette bourgade de Little Wing qui est un personnage à elle seule ; et que j’ai d’ailleurs aimé comme tel.

Les amis, si vous souhaitez un livre pour l’automne, un livre cocooning, avec des personnages profonds que l’on suit sans s’en apercevoir sur quelques années, je vous encourage à lire Retour à Little Wing. J’avoue que je ne pensais pas être aussi happée par ce conte moderne.

Vous aimerez si…  

  • Les histoires où l’amitié, la vraie, est le personnage principal.
  • Vous aimez parcourir les petites villes de l’Amérique profonde.
  • Vous avez envie d’une écriture d’une poésie à couper le souffle.

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2 amies pour la vie !, t.2 : Malade de… jalousie ! – A.-M. Pol et I. Maroger


POL, Anne-Marie & MAROGER, Isabelle. 2 amies pour la vie !, t.2 : Malade de… jalousie !. Flammarion, 2015, 61 pages, 6,30 €.


L’histoire :

Chloé et Cléo sont maintenant les meilleures amies du monde. Cléo trouve son amie sénégalaise très belle, pleine de vie et d’assurance. Elle l’admire, est fière d’elle mais… une autre émotion pointe son nez : la jalousie ?

Ce que j’en ai pensé :

Un livre destiné aux petites filles de sept/huit ans, qui aborde le sujet de la jalousie avec beaucoup d’émotions et surtout, sans tourner autour du pot !

Oui, Cléo est jalouse de sa meilleure amie même si, au début, elle n’arrive pas à mettre de mot sur cette pointe désagréable qu’elle ressent au fond d’elle. Tout ce qu’elle voit, c’est qu’elle ne peut s’empêcher d’envier son amie et de se comparer à elle sans arrêt.

Dans l’histoire, c’est la maman qui est là pour expliquer à Cléo que la jalousie n’est pas un sentiment louable et que la seule façon d’y remédier, c’est de s’accepter tel que l’on est, c’est-à-dire différent des autres, et donc tout aussi intéressant.
J’ai trouvé ce second tome très intéressant, avec une belle morale sur le fait de se respecter soi-même. En finissant sur une très jolie phrase : « Le bonheur est d’être content de soi. »

Si vous êtes parents d’une petite fille de huit ans environ, n’hésitez pas à vous procurer ce livre qui explique de façon très simple l’acceptation de soi.