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Les derniers hommes, t.1 : Le peuple de l’eau – Pierre Bordage



Quatrième de couverture :

Le futur proche, après la troisième guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades qui ont pris chacune en charge l’exploitation d’une denrée spécifique. Solman le boiteux, du peuple aquariote – qui découvre et contrôle les sources d’eau -, possède le don de clairvoyance : infaillible juge des âmes, cet atout le confine aussi à l’écart de tous, qui se méfient de son talent. Seuls Raïma, la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l’ancien monde vont l’accompagner dans sa quête pour échapper à l’apocalypse qui semble menacer les derniers hommes…

Mon avis :

Un récit de science-fiction où l’auteur nous plonge dans un futur dévasté, où notre civilisation est morte suite aux excès chimiques, nucléaires, etc. A présent, des peuples nomades cohabitent à la surface de la Terre, dont le peuple de l’eau que nous suivons.
Chaque peuple est détenteur d’une ressource ou d’une technologie. Le peuple de l’eau peut reconnaître l’eau potable de l’eau empoisonnée par des « anguilles GM ». D’autres peuples possèdent la savoir des armes à feu. Ainsi, la vie en harmonie est nécessaire puisque chacun doit à l’autre sa survie. Néanmoins, des dissentions existent comme on peut s’en douter : du moment qu’une société naît, l’homme créé des hiérarchies, ce qui engendre des tensions naturelles.

Le lecteur suit Solman le boîteux, un donneur du peuple de l’eau. Un donneur possède le don de percevoir les émotions de chacun, de connaître les pensées bonnes ou mauvaises, etc. Riche de ce don, il est à la fois respecté, craint et détesté. Ce jeune homme de dix-sept ans tente de se faire une place dans cette société dirigée par des pères et des mères, dont les ambitions ne sont pas toujours respectables. Sous couvert d’un bien-être général, ces personnages déterrent les principes des anciennes religions.
L’homme ne peut-il s’empêcher d’exercer une domination sur ses congénères ? Les civilisations prochaines suivront-elles indéfiniment le schéma de la nôtre, qui se détruit elle-même et détruit parallèlement la planète ? Quoiqu’il en soit, ce futur imaginé par Pierre Bordage est loin d’être parfait. Entre retour à une sorte de préhistoire où certaines technologies actuelles subsisteraient, l’auteur nous embarque dans un monde étonnant où l’on imagine sans peine la vraisemblance des faits.

J’ai beaucoup apprécié ce roman de science-fiction, dans lequel les personnages que l’on suit ont une belle consistance. Néanmoins, je soulèverais un point négatif qui m’a dérangé : l’auteur ne nous explique pas ce que sont ces fameuses « anguilles GM » qui ont contaminé l’eau. D’où viennent-elles ? Que sont-elles exactement ? Autant de réponses que je n’ai pas eu dans ce premier tome.

A savoir : sur la boutique Kindle d’Amazon, cet ebook est disponible gratuitement ! Les tomes suivants sont, quant à eux, à 0,99€. Avis à ceux qui possèdent une liseuse électronique.