Malefico – Donato Carrisi


CARRISI, Donato. Malefico. Calmann-Lévy, 2015, 448 pages, 21,90 €.


L’histoire :

Marcus est un pénitencier.
Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous.
Sandra est enquêtrice photo pour la police.
Elle photographie les scènes de crime, et ferme parfois les yeux.
Face à la psychose qui s’empare de Rome ils vont unir leur talents pour traquer un monstre.
Ses victimes : des couples.
Une balle dans la nuque pour lui.
Une longue séance de torture pour elle.
Quel est l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

Ce que j’en ai pensé :

Entre Donato Carrisi et moi, c’est une histoire d’amour puisque j’ai adoré les 3 livres que j’ai lu de lui précédemment, à savoir « Le Chuchoteur« , « L’écorchée » et « Le tribunal des âmes« . C’est donc avec un plaisir immense que j’ai commencé « Malefico« , qui reprend les personnages du « Tribunal des âmes« .
Et on ne déroge pas à la règle puisque là encore j’ai adoré ma lecture !

Marcus, le pénitencier (police religieuse très discrète) et Sandra la flic photographe, se retrouvent sur une enquête terrifiante où un tueur en série s’en prend à des couples d’amoureux, en exécutant l’homme rapidement et en torturant la femme. Enfin, se retrouvent, pas vraiment en réalité car ils vont être amenés à enquêter parallèlement, sans jamais vraiment travailler côte à côte. Mais ces deux-là se connaissent, se tournent autour depuis que Marcus a aidé Sandra à enquêter sur la mort de son mari.

La force de Carrisi, c’est d’être sans concession avec ses personnages. Peut-être resteront-ils en vie, mais peut-être pas ! Et puis cette facilité à nous faire réfléchir, à la fin du livre, à des sujets religieux est  géniale. Notamment la question très pertinente du bien et du mal, de Dieu et du diable, des chrétiens et des satanistes. Je me suis dit « Mais c’est pas con ce qu’il nous dit là ! ».
Sa seconde force tient résolument dans ses personnages. Mine de rien, sans en faire trop, il arrive leur donner une profondeur étonnante, d’autant qu’ils sont nombreux et très différents les uns des autres. Une gymnastique superbe pour la lectrice de thrillers que je suis.

L’intérêt de cette histoire, entre « Le tribunal des âmes » et « Malefico« , c’est de s’intéresser à un élément inédit de l’histoire chrétienne : ces pénitenciers, sortes de justiciers flics religieux, existent réellement et l’auteur explique d’ailleurs que lorsqu’un ami lui en a parlé, c’était comme s’il découvrait le Graal ! La possibilité d’aborder un sujet réel et parfait pour un polar ésotérique de façon tout à fait inédite !

En bref, encore une fois pas déçue avec Donato Carrisi. On lit peu d’auteurs italiens, mais quand ils passent la barrière de leur pays, c’est qu’ils sont excellents.

Vous aimerez si…  

  • Vous avez aimé les précédents romans de l’auteur : « Le Chuchoteur », « L’écorchée » et « Le tribunal des âmes ».
  • Vous aimez les thrillers qui se déroulent en Italie.
  • Les thrillers qui parlent de religion.

Le tribunal des âmes – Donato Carrisi

couv33642340L’histoire :

L’histoire ? Non, ce serait trop simple avec Carrisi ! Les histoires. Car on suit à la fois :
– Une médecin qui découvre par hasard le meurtrier de sa sœur ;
– Une femme qui va enquêter sur la mort soi-disant accidentelle de son mari ;
– Un homme qui ne se souvient plus de son passé mais qui serait une sorte de prêtre justicier ;
– Un chasseur qui poursuit une proie à travers le monde (oui c’est très vague au début !).
Et j’en passe ! D’autres petites histoires se superposent encore.

Un peu de réflexion…

Pourquoi faire si complexe ? Dans le cas précis de ce récit, cette multiplicité se révèle nécessaire car l’auteur aborde un thème terrible qui est celui de la vengeance ; autrement dit du mal qui engendre le mal. Un exemple : si un enfant se fait tuer, ses parents auront-ils la force de ne pas tuer l’assassin si on leur en donne l’occasion ? Ce cas est tout à fait représentatif de la réflexion menée par Donato Carrisi.
De plus, on apprend également l’existence des pénitenciers, ces curés-profilers, qui enquêtent en parallèle de la police ; ainsi que les transformistes. Ah, ce thème m’a énormément plu, même s’il est très peu évoqué au final : celui des personnes qui absorbe la personnalité d’une autre personne en s’appropriant toutes ses caractéristiques. Terrifiant mais… réel !

Les points positifs ?

– La fin magistrale !! Oui, ce n’est pas logique d’en parler en premier mais elle est à la hauteur de la complexité du livre.
– Les thèmes abordés sont intelligents et percutants. J’ai notamment apprécié la « note de l’auteur » en fin d’ouvrage qui nous révèle que les thèmes développés dans le roman sont loin d’être pure fiction.
– La capacité de l’auteur a maintenir son lecteur dans un état de perpétuel suspense, avec des sentiments aussi différents que la tristesse, la peur, la colère ou l’étonnement.

Les points négatifs ?

– Trop d’histoires superposées au début, ce qui donne une complexité peut-être trop importante pour certains lecteurs.
– Je me suis posée des questions sur un des personnages dont je pensais avoir des révélations à la fin mais finalement non… Je suis restée sur ma faim le concernant. Dommage.

En bref ?

Un thriller qui m’a tenu en haleine du début à la fin, un thème universel de la guérison du mal par le mal et une complexité narrative qui me plaît décidément toujours autant chez Donato Carrisi. Je n’ai qu’une envie maintenant, lire son dernier roman paru en France il y a peu « L’écorchée » (qui la suite du « Chuchoteur »).

12 21 – Dustin Thomason


Quatrième de couverture :

Los Angeles, décembre 2012, et les graffitis annonçant l’apocalypse fleurissent sur les murs de la ville. Le Dr Gabriel Stanton les ignore le matin où une jeune interne l’alerte sur un cas rare de maladie infectieuse. Presque au même moment, Chel Manu, chercheuse au musée Getty, se voit confier par un homme désespéré un trésor enveloppé dans un sac de toile. Quelques heures plus tard, Stanton, scientifique reconnu dans le monde entier pour ses travaux sur les prions, reste impuissant face à ce patient dont les symptômes le terrifient. Et Chel, prodige universitaire spécialiste des Mayas, commence à déchiffrer un codex inestimable, qui recèle la clé d’un des plus grands mystères de l’histoire : l’anéantissement quasi instantané des royaumes mayas. Et si la même menace pesait sur notre civilisation ? À deux semaines de la date fatidique du 21 décembre 2012, le médecin et l’anthropologue n’ont d’autre choix que d’unir leurs forces pour prendre la fin du monde de vitesse.

Mon avis :

Le 21 décembre 2012. Une date qui fait frémir beaucoup d’adeptes de la théorie de la fin du monde, selon le calendrier Maya. Un ingrédient parfait pour un thriller ésotérique, qui allie croyance ancienne et monde médical.

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