Les BD de la semaine #4


Une petite semaine de lecture, mais quand même deux albums à vous présenter.

1. Le Château, une année dans les coulisses de l’Elysée – Mathieu Sapin

Découverte par hasard à la bibliothèque, superbe découverte avec ce reportage dans les coulisses de l’Elysée, aux côtés de l’occupant actuel, François Hollande.
C’est une immersion auprès des plus intimes, on rencontre presque tous les corps de métiers qui gravitent au sein même de l’édifice, pour faire vivre la fonction de Président.
Avec humour et précision, Mathieu Sapin raconte ce microcosme, la liberté avec laquelle il a pu mettre sur le papier tout ce qu’il désire, sans censure.

C’est drôle tout en étant sérieux. Le côté reportage BD m’a vraiment plu. J’aime de plus en plus ce vecteur d’informations et d’idées que représente ce support.
Mathieu Sapin ? Je le découvre et il est clair que je le suivrais assidûment !

C’est édité chez Dargaud.


2. Tocqueville, vers un nouveau monde – Kévin Bazot

Une plongée dans les pas des découvreurs de l’Amérique, avec Tocqueville. En véritable ethnologue, il part à la recherche des indiens. Mais ce qu’il va trouver, ce ne sont que des miséreux asservis, méprisés par les colonisateurs.

La nature a une place dominante dans cet album, avec les illustrations très belles de Kévin Bazot. Le trait ressemble un peu aux dessins animés « Il était une fois l’homme« .
L’auteur montre la suprématie de l’européen colonisateur et moralisateur, qui a détruit une civilisation en seulement quelques années.

Une jolie découverte qui m’a fait passé un très bon moment.

C’est paru chez Casterman.


⇒ A la semaine prochaine pour vous faire découvrir de nouvelles BD et nouveaux comics !

Le Chat fait des petits, t.20 – Philippe Geluck


GELUCK, Philippe. Le Chat, t.20 : Le Chat fait des petits. Casterman, 2015, 159216pages, 17,95 €.


L’histoire :

On prend le même et on recommence, avec de nouveaux gags, toujours aussi drôles, décalés et touchant parfois à l’actualité. Le Chat est donc de retour, avec des petits !

Les illustrations :

Que dire des illustrations du Chat ? A part que rien ne change vraiment, que Philippe Geluck est toujours fidèle à son personnage devenu emblématique. Donc si vous avez aimé les tomes précédents, vous aimerez forcément celui-ci, et même un peu plus, vous verrez pourquoi plus loin !

Pour quel public ?

Bien que les illustrations, on le sait, soient résolument enfantines, c’est une bande dessinée pour les grands !

Ce que j’en ai pensé :

Avant tout, ce nouvel album est un objet vraiment sympa puisqu’il s’agit d’un coffret regroupant une gazette et trois petites bandes dessinées, comme vous pouvez le voir sur la photo suivante : 11218770_1008191352594059_647775648049127927_n

Donc si vous trouvez le format BD trop grand, plus d’excuses ! Vous pouvez les emporter partout. Et puis, ça change carrément des BD classiques.

Concernant les gags, me concernant je suis friande de cet humour parfois complètement ridicule, limite blagues Carambar ; ou d’autres fois carrément humour noir. Pas déçue à ce niveau.
Cependant, un bémol par rapport au titre de ce 20e tome, qui promet de mettre en avant la famille. Comme dans « Le Chat Erectus » où j’avais soulevé le même souci, il n’y a pas d’axe plus important en rapport avec le thème de la couverture. Sauf si l’on prend en compte le contenu de la gazette.

Mais honnêtement, tout ce que je retiens c’est que j’ai lu cette BD après une déception littéraire et que j’ai adoré me changer les esprits avec ce Chat ! Je conseille donc encore une fois.

En bref ?

Fidèle à lui-même et à son personnage, Geluck nous sort encore un album très sympa, qui vous donnera le sourire si vous avez un coup de mou !

Bilan – Avril 2015

Le mois d’avril a été très productif niveau lecture ! Je n’y crois pas moi-même : 20 livres terminés.

Du très bon mais quand même beaucoup de lectures mitigées ce mois-ci…


J’ai adoré et je conseille

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« Gataca« , de Franck Thilliez : Mon chouchou d’amour du mois ! Gros coup de coeur de-la-mort-qui-tue. Science de l’évolution des espèces, deux personnages qui j’adore toujours plus au fil des tomes (Sharko et Henebelle), suspense et imagination excellents. What else ?

« Le sculpteur« , de Scott McCloud : BD énorme, tant au niveau du nombre de pages (presque 500) que du contenu. Dimension dramatique excellente, illustrations au top.

« Celui dont le nom n’est plus« , de René Manzor : Thriller sur le thème du don d’organes, avec des personnages psychologiquement énormes et une histoire autour du tueur très bonne.

« Confidences à Allah« , de Saphia Azzeddine : Livre très court mais très intense. Véritable coup de poing. Critique profonde d’une société masculine qui dévalorise les femmes en prenant Allah en otage.

« Freaks’ Squeele, t.5 : Nanorigines« , de Florent Maudoux : Je suis décidément fan de cette saga comics. Des apprentis super-héros qui sont face à une loi politique qui risque de les priver de leur diplôme de super-héros. Et puis, on découvre Ombre en homme et juste… waouh !

« Atomka« , de Franck Thilliez : Re chouchou d’amour ! Dernier livre lu du mois d’avril et… te-coup de coeur. Radioactivité, grands froids, médecine, suspense, personnages au top… Tout ce que j’aime.

J’ai aimé


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 – « Baronne Blixen« , de Dominique de Saint Pern : Biographie très bien écrite sur Karen Blixen, personnage qui a inspiré le film « Out of Africa » adapté de son livre autobiographie « La ferme africaine ».

« Nous sommes Charlie« , de Collectif d’auteurs : 60 auteurs, 60 textes sur la tolérance et la tuerie au sein de Charlie Hebdo.Je n’ai pas aimé tous les textes mais certains m’ont vraiment marqué.

« Beautiful secret« , de Christina Lauren : Nouvel opus de la célèbre saga que j’ai encore beaucoup aimé. Surtout que le personnage principal de Niall est très différent des précédents donc ça se renouvelle un peu. Très détente !

« Icônne« , de Natoo : Une parodie géniale de la presse féminine. Tout est parodié : les articles, les pubs, les présentations de produits, les interviews, les looks. Gros boulot !

« Neuroland« , de Sébastien Bohler : Un thriller scientifique très pointu, l’auteur étant lui-même du métier. Code neuronal, lecture des pensées, détournement de fonds, politique… Très complet et parfois un peu compliqué.

« Danser les ombres« , de Laurent Gaudé : Découverte de l’écriture d’un auteur. Et surtout un thème très intéressant et original : le séisme d’Haïti en 2010.

« Rosy & John« , de Pierre Lemaître : Même en peu de pages, Pierre Lemaître nous pond une histoire crédible et sympa. Ecriture au top et bonne imagination.

« Trafiquants d’hommes« , d’A. Di Nicola et G. Musumeci : Une enquête en immersion dans le passage illégal de clandestins. Très intéressant et on y apprend des choses assez étonnante. Un monde à part.

Lectures en demi-teinte

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« Le Ramayana« , de Pascal Fauliot : Une des plus célèbres épopées indiennes. Réécriture très adaptée au public. Maintenant l’histoire ne m’a pas emballée.

« Marie des Mimosas« , de Jean-Claude Lesellier : Lecture sur la vieillesse, le temps qui passe et les souvenirs qui restent. Pas désagréable à lire mais pas vraiment d’émotions pour moi.

« Parfaite« , de Caroline Kepnes : Un thriller très étonnant, que j’ai aimé par certains aspects mais qui est parfois terriblement lourd, trop linéaire et sans vraiment d’actions.

« Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours« , de Marie Minelli : Guide humoristique, belle mise en page, ludique, mais un peu lourdinque quand même des fois…

La déception du mois

 

« Délicieuse effrontée« , de Victoria Dahl : Une romance franchement plate et beaucoup trop longue par rapport au peu d’action qu’il y a. En gros, je me suis ennuyée.

Les abandons du mois

 

« Le prince blessé« , de René Barjavel : J’adore René Barjavel mais pour ce recueil de nouvelles, c’est tombé à l’eau. Je n’ai pas accroché aux premières et je n’ai pas du tout eu envie de poursuivre.

« Fight for love, t.3 : Remy« , de Katy Evans : La même histoire que le tome 1, vu par le bonhomme. Mouais, pas convaincue… Au bout d’un moment, j’ai vu rouge, j’ai préféré stopper !

Le Ramayana – Pascal Fauliot


FAULIOT, Pascal. Le Ramayana. Casterman, 2015, 187 pages, 5,95 €.


L’histoire :

Le Ramayana est une des plus populaires épopées indiennes. Rama, le fils ainé du roi Dasharatha, est le plus beaux et le plus vertueux jeune homme que l’on ait connu. Sa bonté n’a d’égal que sa force. Mais comment ne pas attirer les jalousies et les convoitises ?

Ce que j’en ai pensé :

Le Ramayana, c’est un peu le récit d’Ulysse, à l’indienne. Une épopée où un valeureux jeune homme, beau, brave et fidèle, va devoir affronter les affres du destin avec une modestie non feinte et se battre pour défendre les valeurs qu’il porte en étendard.
A la manière de certaines histoires, le monde est très manichéen : les bons et les méchants sont très distincts, ainsi que les laids et les beaux d’ailleurs. Avec des gentils particulièrement aptes à pardonner sans limites. Ce genre de vision du monde me dérange toujours mais soit, je ne suis pas là pour juger un récit vieux de plusieurs millénaires.

– Concernant la réécriture de ce conte, je loue le travail de Pascal Fauliot que je trouve excellent. Sans tomber dans la facilité de vocabulaire, il rend néanmoins accessible un texte ancien et fondateur d’une société.
D’ailleurs, j’aime assez ce concept de mettre à disposition les textes mythologiques pour un public de 10/11 ans car je me souviens avoir eu un intérêt particulier pour ces sujets lorsque j’avais cet âge-là. Tout en se divertissant avec un héros qui vit pleins d’aventures, les enfants enrichissent également ce qu’ils apprennent dans le cadre scolaire. Une pierre deux coups !

En bref ?

Je ne peux pas dire que j’ai personnellement été très emballé par ce récit mythologique mais néanmoins, je l’ai trouvé intéressant sur le fond, puisqu’il représente un fondement majeur pour les moeurs de la société hindoue. Et , indéniablement, il a été parfaitement adapté à un jeune public grâce au travail de réécriture et de choix des évènements de Pascal Fauliot.

Bilan – Février 2015

Un mois de février encore très prolifique avec pas moins de 14 livres lus !

Et globalement de belles découvertes ce mois-ci, qui a été principalement placé sous le thème de la romance, il faut bien le dire 🙂


J’ai adoré et je conseille

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« Notre mère« , de Koren Zailkas : Un drame psychologique à la limite du thriller, dans lequel on rencontre un frère et une soeur qui sont les deux voix du roman et qui subissent le caractère pathologique horrible de leur mère. Terriblement bien fait.

« Journal d’une emmerdeuse« , d’Agustina Guerrero : Dans la lignée de Margaux Motin et Diglee. Si vous aimez ces deux illustratrices, vous aimerez Agustina Guerrero. Un dessin plus enfantin mais un humour tout aussi poilant !

« Mes sincères condoléances« , de Guillaume Bailly : La découverte du métier de croc-mort. Une véritable pépite, à la fois drôle, émouvant, terrible aussi parfois, sur les réalités d’un métier peu connu et qui, pourtant, est essentiel à notre quotidien. Mon conseil du mois.

« Femme interdite« , d’Ali Al-Muqri : Excellent roman sur la condition des femmes en république islamique, ici au Yémen. Et notamment du point de vue assez précis de la sexualité. C’est parfois cru, c’est sans concession, et ça fait indéniablement réfléchir sur ces pays où la femme est illicite par essence.

« Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste« , de Farid Abdelkrim : Le témoignage du parcours d’un homme qui a vécu l’organisation des Frères Musulmans en France de l’intérieur et qui en est sorti. Pour moi, un livre essentiel pour combattre les idées que ces extrémistes veulent inculquer aux plus faibles.

J’ai aimé

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 – « Les sirènes de Bagdad« , de Yasmina Khadra : Sur le thème du terrorisme dans les pays du Moyen-Orient, Yasmina Khadra est un auteur de référence. Ici, des personnages profonds et une réalité crue et terrible. Et en plus, c’est très bien écrit.

« Cinquante nuance de Grey« , de E.L. James : LE livre sulfureux qui a fait tant parler de lui et que j’ai lu à l’occasion de la sortie au cinéma de l’adaptation. Pas de la grande littérature mais moins terrible que ce que je pensais et surtout une vraie histoire d’amour que j’ai aimé.

« After, saison 1« , d’Anna Todd : Une romance young-adult érotique sous forme de gros pavé dont j’ai adoré les personnages et notamment Hardin le bad boy par excellence. On se sent retomber en adolescence.

« Wild seasons, 1 : Sweet Filthy Boy« , de Christina Lauren : LA nouvelle saga des auteurs de Beautiful… je ne pouvais pas passer à côté. Et en plus je l’ai lu en avant-première <3 Ravie de retrouver enfin une romance érotique légère, sans personnages torturés à l’extrême.

« Beautiful disaster« , de Jamie McGuire : Une romance young-adult érotique (encore !) dans la lignée des autres, avec une jeune fille innocente et un bad boy, mais là j’avoue avoir encore accroché. Malgré une fin un peu too much à mon goût.

« Cinquante nuances plus sombres« , d’E.L. James : L’histoire d’amour se précise entre Ana et Christian et c’est pour cela que j’ai aimé ce deuxième tome. Sinon, assez redondant dans l’ensemble. Et un Christian beaucoup moin sombre et plus gentillet que dans le premier tome. Ceci dit, je me laisse complètement prendre au jeu !

Lectures en demi-teinte

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« T’as le blues, baby ?« , d’Alessandra Sublet : Un témoignage intéressant sur le baby blues, un sujet encore tabou qui touche pourtant plus de futures et jeunes mamans qu’on le croie. Malheureusement, pas très bien écrit et beaucoup trop redondant à la fin.

« After, saison 2« , d’Anna Todd : Plus de 700 pages pour dire… grosso modo exactement la même chose que le premier à part quelques petites révélations. J’ai l’impression que l’auteur a voulu en faire des tonnes car la romance érotique est la tendance qui marche à fond en ce moment… Néanmoins je suis très attachée aux personnages !

Le coin des petits

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« Rush, t.4 : Chasse à l’homme« , de Phillip Gwynne est une saga parfaite pour les jeunes garçons d’une dizaine d’années. Des récits à la Mission Impossible, mettant en scène un ado de quinze ans. C’est bien fait, prenant, très rythmé.

« Le journal nul de mes amours nulles » de Bernard Friot : à partir de 8/10 ans, j’ai trouvé ce livre super sympa, notamment pour amener des enfants à la lecture. C’est ludique, changement de typographies, collages, etc.