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Bilan – Juin 2015

Le mois de juin a été mitigé, puisque j’ai eu beaucoup d’abandons.
 12 livres terminés.

J’ai eu du mal à me fixer dans mes lectures, il fallait que ça dépote, que ça me plaise vraiment, sans quoi l’envie n’y était pas du tout… Alors certes, j’ai tout de même eu de très bonnes découvertes, mais également 5 abandons, donc 5 livres qui ne m’ont pas emballés jusqu’à au moins la moitié de ma lecture.


J’ai adoré et je conseille

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« Châteaux Bordeaux, t.1 : Le Domaine« , de Corbeyran et Espé : Un premier tome génial sur l’héritage d’un domaine viticole dans le bordelais suite au décès du patriarche. Jalousie, trahison, souvenirs d’enfance… Avec des illustrations que j’ai adoré. Hâte de lire la suite.

« Je suis juive mais je me soigne« , de Sefwoman : Un condensé d’humour, de la caricature juste et intelligente. J’ai adoré et je vous conseille vraiment !

« Le coup de la girafe« , de Léo Grasset : Vous ne verrez plus la science comme une matière ennuyeuse ! C’est drôle et instructif, vous allez découvrir des révélations chocs sur Le Roi Lion, et aussi l’animal le plus badass au monde : le ratel !

J’ai aimé

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 – « Sur la trace des peuples perdus« , de Jean-Pierre Dutilleux : Documentaire très intéressant, façon « Rendez-vous en Terre inconnue », qui nous présente plusieurs peuples méconnus, primaires, que l’auteur a pu rencontré lors de ces reportages vidéos.

« Le bâton d’Euclide« , de Jean_pierre Luminet : Un roman historique sur la destruction de la Bibliothèque d’Alexandrie. L’auteur imagine des discours entre quatre personnages, dont trois essaient de convaincre le quatrième de préserver les trésors contenus dans l’édifice.

« Avant Pandémia : Le grand voyage« , de Franck Thilliez : Avant de lire « Pandémia » (bientôt !), cette courte nouvelle m’a mis l’eau à la bouche, et plus encore ! Une écriture, fine, précise, haletante. Du grand Thilliez. Encore.

« Fidèle au poste« , d’Amélie Antoine : Un roman à suspense très bien ficelé, bien qu’un peu long à se mettre en route. Néanmoins le retournement de situation auquel je ne m’attendais pas du tout a nettement effacé ce petit désagrément.

« Saisir« , de K.A. Tucker : Une romance qui se lit très bien. Rien d’original, mais le scénario est là et les personnages crédibles.

« Tendre comme les pierres« , de Philippe Georget : Une enquête au coeur du site archéologique de Pétra, en Jordanie. Un personnage principal que j’ai adoré et surtout des descriptions du désert et des bédouins vraiment belles.

« Le sourire du diable« , de Antonia Hodgson : Roman historique dans les bas-fonds londoniens du XVIIIe siècle. Très bon.

« Hyenae« , de Gilles Vincent : Thriller court mais terriblement efficace, sur fond de trafic et de tortures d’enfants. Ca fait frissonner, et l’auteur est sans concession envers ses personnages.

« La liste de mes envies« , de Grégoire Delacourt : Roman contemporain qu’on ne présente plus, qui mène à réfléchir sur l’importance de l’argent.

Les déceptions : abandons

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« Ianos, singularité nue« , d’Olivier Bérenval : De la science-fiction dont le thème scientifique de l’univers m’intéressait beaucoup, puis malheureusement tout ce qui était à côté de cela m’a ennuyée.

« Evolutis, t.1 : De chair et de sang« , de Christie Bronn : Lecture beaucoup trop adolescente pour moi. On se concentre presque uniquement sur les états d’âme amoureux de la protagoniste.

« Monster« , de Patrick Bauwen : MA déception du mois. Je pensais adorer, et je n’ai pas accroché, je suis passée à côté de ce livre, c’est évident. Le personnage m’a semblé fade, et l’histoire très lente. Dommage.

« Le livre secret de Dante« , de Francesco Fioretti : Si l’histoire semblait très intéressante, l’écriture m’a déplu. Trop ampoulée je crois.

« Les aventures de Cluny Brown« , de Margery Sharp : Donc, c’est définitif, l’humour british, je n’aime pas du tout !

Eveille-moi – Christie Bronn


BRONN, Christie. Eveille-moi. Editions de la Reine, 2015, 290 pages, 17,45 €.


L’histoire :

Emy est une jeune femme de vingt-sept ans hantée par un passé terriblement violent. Seule par nécessité, elle ne peut s’attacher sous peine de mettre en danger ses fréquentations. Seule exception à cette règle drastique : Hugo, son meilleur ami, son confident. Lorsqu’elle quitte le sud pour le rejoindre à Paris, elle ne se doute pas qu’elle va faire une rencontre qui va bouleverser son existence : Ethan.
Entre eux, une histoire va naître, tortueuse, sexuelle et tendre malgré eux.

Éléments de réflexion :

Un livre érotique et sentimental, qui a pour base la reconstruction et la culpabilité que les personnes victimes d’agressions sexuelles ressentent. Une reconstruction lente puisqu’elle nécessite d’entraver les pulsions destructrices nées du traumatisme.

Ce que j’ai apprécié :

– Le personnage complexe d’Emy est particulièrement réussi. Elle a vécu ce qu’aucun enfant ne devrait vivre. Comment se construire après ça ? Pour Emy, le plus simple est l’isolement et le sexe bestial. A la manière d’une droguée, elle essaie de se sevrer de ce besoin d’éprouver du plaisir en dominant sexuellement des hommes rencontrés au hasard de ses pérégrinations nocturnes. Soutenue par Hugo, le chemin est semé d’embûches, surtout lorsqu’elle rencontre Ethan qui va complètement la chambouler : pour la première fois les sensations qu’elle ressent s’apparente à un désir classique d’une femme envers un homme.
Ce personnage est très attachant et j’ai trouvé intéressant que l’auteure choisisse une façon d’exorciser les démons d’Emy par un besoin de domination sexuelle presque morbide. Une construction psychologique vraiment réussie et crédible.

– J’ai aimé l’histoire entre Emy et Ethan, qui tient du coup de foudre entre deux personnes qui se reconnaissent intimement par les blessures qu’elles cachent aux yeux des autres. C’est un apprentissage de l’amour et de la sexualité que chacun expérimente l’un avec l’autre. Quand chacun de leur côté ils soumettaient leurs « proies », ensemble ils se révèlent et osent affronter ce qui les effraie.

– Ce roman est très semblable dans son histoire à « Dévoile-moi » de Sylvia Day (tome 1 de la saga Crossfire), que j’ai pu lire récemment. A la différence qu’il est plus court et donc pas du tout répétitif ! Ouf, car les scènes de sexe dans une romance érotique peuvent vite être lassantes et identiques. Mais ici, point trop n’en faut. Alors oui, des scènes explicites, il y en a. Et en même temps, on lit aussi de la romance érotique pour ça ! Mais elles sont loin de tenir une place majeure. En fait, ce que j’apprécie dans ce livre-ci, c’est l’équilibre entre l’histoire, les scènes de sexe, l’introspection d’Emy.

– Les derniers chapitres sont vraiment intéressants car l’auteure ose un épisode assez dur, digne d’un thriller ! Et ça, j’ai adoré (non je ne suis pas sadique) car elle sort des chemins battus de la romance érotique. Cela dit, je n’ai pas une immense expérience de lecture de ce genre donc peut-être que cela se retrouve dans d’autres livres du même type : mais pour moi, c’est un bon point.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– J’ai un bémol concernant les débuts de chapitres révélant des bouts du journal intime d’Emy. En effet, je ne les ai pas trouvé nécessaires à l’histoire car, le plus souvent, ils sont un résumé de ce que vient de vivre la protagoniste dans le chapitre précédent.

En bref ?

Une romance que j’ai beaucoup apprécié, qui est très bien écrite (pour un premier roman en plus). Il se lit facilement, on s’attache aux personnages qui ne sont pas gnangnan mais s’ils restent classiques pour ce genre de romance.
Quoiqu’il en soit, un roman qu’il n’a rien a envié à ses semblables édités dans des maisons d’éditions plus connues. A découvrir donc !

>>> Le site des éditions de la Reine <<<

Le goût du sang – Claire Charon


CHARON, Claire. Le goût du sang. Editions de la Reine, 2015, ebook. 0,99€.


L’histoire :

« — Bon avoue, c’est bien du sang qu’tu bois, hein ? »
Cette phrase va bouleverser le quotidien si bien ordonné d’Henri. Le vieux vampire deviendra vite accro à Charlotte.
Mais que cherche vraiment la jeune fille ? Où les conduira cette relation hors normes ?
Henri aurait peut-être dû se montrer plus prudent avant de goûter à l’amour !

Éléments de réflexion :

Une nouvelle très courte, où le méchant n’est pas forcément celui que l’on croit !

Ce que j’ai apprécié :

– Le personnage de Henri, un vampire de la cinquantaine (enfin, 174 ans en vérité mais il a été transformé vers cinquante ans), est très solitaire, très déprimé. Sa condition de vampire le dégoûte et il ne souhaite aucune amitié. Hormis celle d’Irène, infirmière, qui l’aide au quotidien devant sa léthargie de vieillard.

– J’ai beaucoup aimé le tout début, où on rencontre Henri dans une situation pour le moins hilarante concernant un vampire ! J’ai trouvé l’image délectable et une parfaite entrée en matière. De même que la fin où Henri tombe des nues face à la personnalité de Charlotte, qui lui a redonné goût de « vivre ».

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– Une nouvelle, certes, mais vraiment trop courte ! Si bien que l’histoire va vite, trop vite, avec des situations qui m’ont semblé pas assez approfondies.

– L’écriture de Claire Charon est très agréable, l’humour est sous-jacent et j’aimerai vraiment la retrouver dans un roman afin que son potentiel soit mis en exergue.

En bref ?

Une lecture en demi-teinte. Tout d’abord, je ne peux pas passer sous silence que je ne suis pas fan du format nouvelle. Les histoires me laissent trop souvent sur ma faim. Ici, c’est le cas, et pourtant l’histoire de fond me semble très prometteuse pour un début de roman par exemple.
Si Claire Charon écrit un roman, je suis preneuse pour le découvrir cependant car j’aime beaucoup son écriture et elle semble ajouter la pointe d’humour essentiel à la bit-lit !

Cette nouvelle est disponible au format électronique sur le site des Editions de la Reine, au prix dérisoire de 0,99 euros.