Archives par étiquette : Editions Futuropolis

L’homme aux bras de mer – T. Azuelos et S. Rochepeau


AZUELOS, T. et ROCHEPEAU, S. L’homme aux bras de mer. Futuropolis, 2017, 176 pages, 22 €.


Ce que j’en ai pensé :

Cette bande dessinée, si elle ne m’a pas franchement marquée par ses illustrations, aura été une étonnante découverte par son sujet atypique.

Nous rencontrons Mohamed, un pirate somalien qui a pris d’assaut un voilier de touristes au large des côtes somalienne en 2009. Emprisonné, on ne sait finalement pas quoi faire en terme de justice pour cet homme. A lui seul il porte le chapeau pour tous. Jeune, désemparé, la misère et la violence l’ont laissé se faire porter par des plus forts.
C’est aussi l’histoire d’une femme proche de la retraite mais récemment licenciée, qui, par bénévolat fait des visites en prisons pour apprendre le français aux incarcérés. Mohamed en fait parti. Malgré le besoin de rester neutre, cette femme se sent investie d’une mission ; et ce malgré les réticences de son entourage.

A travers ce récit, c’est tout le cheminement de la justice, de l’insertion mais aussi et surtout de la misère de certaines parties du globe, qui oblige parfois des actes terribles. Evidemment répréhensibles mais aussi condamnables soient-il, ces individus sont au pied du mur. Pays en guerre, grande pauvreté : deux éléments qui font naître des idées aussi folles que celles de prendre en otage une famille à bord d’un voilier de plaisance.

SI le sujet vous intéresse, l’approche est bonne avec cette bande dessinée.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour le découvrir.
Chez Futuropolis.


 

Kérosène – A. Bujak et P. Macola


BUJAK, A. et MACOLA, P. Kérosène. Futuropolis, 2017, 136 pages, 21 €.


Ce que j’en ai pensé :

Voilà une bande dessinée reportage tout à fait fascinante, qui nous fait réfléchir et nous donne à découvrir une culture riche et que l’on croise souvent sans la connaître et avec beaucoup de préjugés. Communément appelés gitans, tsiganes ou manouches, vous allez faire la rencontre d’une communauté de Mont-de-Marsan dans les Landes.

Conditions de vie, traditions, difficultés d’intégration, sédentarité imposée. Entre illustrations et photographies en noir et blanc, cet albums m’a fait réfléchir à mes propres a-priori et mon regard face à une population méconnue, peu encline à se mêler aux autochtones.

Au Camp du Rond, les caravanes sont situées dans une zone dangereuse : trop proche d’une base de départ d’avions militaires, la nuisance sonore et les pluies de kérosène feraient fuir n’importe qui. Mais pour aller où ? D’autant que les voilà contraint d’être relogés car la ville a vendu le terrain pour un euro symbolique à l’Armée.

Tout est brut ici. Pourtant les illustrations amènent de la douceur, les teintes sont claires. Les photographies sont une superbe idée pour rendre les personnages vivants.
Je vous encourage vraiment à lire cet album très riche.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour le découvrir.
Chez Futuropolis.


 

La dame de fer – Michel Constant


CONSTANT, Michel. La dame de fer. Futuropolis, 2017, 72 pages, 15 €.


Ce que j’en ai pensé :

Margaret Thatcher vient de mourir. En apprenant cela, Donald se souvient de sa jeunesse à l’époque de celle que les Anglais surnommaient la Dame de Fer. Pris d’une soudaine nostalgie, il recontacte ses deux vieux copains : Owen et Abby. Ensemble, ils se rappellent leur jeunesse, leurs idéaux et les confrontent à leur vie actuelle.

Avec humour et tendresse, cet album évoque l’entraide, l’amitié, les rêves perdus et les ambitions retrouvées.

Les illustrations rappellent la bande dessinées belge traditionnelle. C’est beau, un peu enfantin, tout à fait adapté à ce genre de récit.

Rendez-vous dans votre librairie préférée le 24 août pour lire ce joyeux album !
Chez Futuropolis.


 

Les BD de la semaine #3


Pour cette troisième semaine, encore trois albums lus et le tout plutôt convaincant, sans qu’il y ait de coup de coeur.

1. Doggybags, t.12 – Collectif

BD adulte par excellence, les Doggybags reprennent avec brio les pulps fictions de l’Amérique de la deuxième moitié du XXe siècle.

Dans ce douzième et avant-dernier opus, on nous l’avait annoncé : le Japon est mis à l’honneur.
Les illustrations de chacune des trois histoires reprennent un style manga, différents les uns des autres mais tous intéressants.
La première histoire est géniale, c’est celle que j’ai préféré et pour qui j’ai eu un réel coup de coeur. La dernière reprend les codes des samouraïs. Concernant la seconde histoire je suis passée à côté et n’ai donc pas accroché.

Comme d’habitude, chacun des récits permet une ouverture documentaire sur un thème précis : « crimes et collégiennes », « les samouraïs », le « sex made in Japan ». Toujours très instructif, ça donne une vraie valeur ajoutée à l’album.

C’est édité par le Label 619 de Ankama éditions. Et dans quelques jours sort le dernier tome, donc je vous laisse admirer la couverture.


2. Mort aux vaches – F. Ravard et A. Ducoudray

Lu dans le cadre du Prix de la BD Cezam et le prix BD Quais du Polar, j’ai été tout à fait surprise par cet album polar, moi qui en lit très peu.

Un braquage réussit, et des compères qui vont se retranchés en campagne le temps que l’affaire refroidisse.
Une bande dessinée en noir et blanc, où les personnages ont les visages et l’allure des Tontons Flingueurs. Plusieurs thèmes sont abordés : la sexualité, la vache folle, les réseaux de prostitution des pays de l’Est, les rapports entre les individus.

La couverture qui n’est pas sans rappeler les affiches cinématographiques des années 40 est représentative de ce que vous trouverez dans ce récit.

Un récit paru chez Futuropolis.


3. Hyver 1709, t.1 – N. Sergeef et P. Xavier

Avec cette bande dessinée, j’ai abordé le genre historique, avec un thème très précis : la famine et le rigoureux hiver 1709 sous le règne de Louis XIV.

Les paysages enneigés et la guerre qui fait rage condamnent les populations. Personne n’est épargné. Si bien que le blé vaut plus cher que l’or. Des menaces de dérober un gros chargement et voilà Loys Rohan sur les routes.

Ce que j’ai aimé dans cet album, c’est avant tout la grande qualité des illustrations et de la colorisation. Les personnages sont très travaillés et les paysages absolument magnifiques, malgré la rigueur hivernale qu’ils illustrent.
L’histoire n’est pas en reste. Assez simple mais néanmoins très plaisante. Je lirais le second tome de ce diptyque avec plaisir.

Edité par Glénat.


⇒ A la semaine prochaine pour vous faire découvrir de nouvelles BD et nouveaux comics !