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Bilan – Mai 2015

Le mois de mai a été également très bon niveau lecture, avec 16 livres terminés.

Globalement de très bonnes découvertes, avec néanmoins une déception.
Et concernant les genres, j’ai fait éclectique ce mois-ci, car il y a vraiment de tout : BD, thriller, romance, document, contemporain, historique, autobiographie, humour.
C’est parfait !


J’ai adoré et je conseille

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« Nous« , de David Nicholls : Une histoire sur les liens familiaux, la crise de la cinquantaine dans le couple. Voyage magnifique à travers plusieurs villes d’Europe. Et toujours très bien écrit, un vrai plaisir à lire.

« La suite ne sera que silence« , de Christian Bindner : Un polar en huis-clos où un homme qui a tué le tortionnaire de son fils de sept ans. Le Mal qui engendre le Mal. La limite très ténue entre bourreau et victime. Un sujet terrible, ancré dans le quotidien de tout le monde et on se demande « Et si cela m’arrivait ? »

« Mes conversations avec les tueurs« , de Stéphane Bourgoin : LE spécialiste mondial des tueurs en série nous raconte ses entrevues avec les tueurs pour les besoins de ses livres et ses documentaires. Stress, tension extrême, mise en condition…

« Holmes, t.1 : l’adieu à Baker Street« , de Cecil & Brunschwig : Une BD magnifique dans sa composition et son thème ; Sherlock Holmes. J’ai adoré et il me tarde de lire la suite.

« Angor« , de Franck Thilliez : Mon Thilliez du mois ! Toujours pas déçue avec cette quatrième enquête de Sharko et Henebelle réunis.

J’ai aimé

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 – « Sexe, drogue et natation« , d’Amaury Leveaux : Autobiographie d’un champion de natation mais surtout plongée dans les dessous d’une fédération et de la vie des sportifs de haut niveau qu’il a côtoyé. En tant qu’ancienne nageuse, j’ai été très intéressée.

« Wild seasons, t.2 : Dirty rowdy thing« , de Christina Lauren : De la romance érotique légère, bien écrite, avec deux personnages que j’ai beaucoup aimé, Harlow et Finn.

« Fight for Love, t.4 : Rogue« , de Katy Evans : Enfin un nouveau souffle pour cette saga qui m’ennuyait avec les deux précédents tomes. J’ai beaucoup aimé Melanie et Greyson, un vrai bad boy. L’alternance d’un chapitre Melanie et un chapitre Greyson est vraiment bien.

« Walking dead, t.1 : Passé décomposé« , de Robert Kirkman : Ravie d’avoir enfin découvert cette saga aux nombreux tomes ! Une mise en bouche qui m’a plu, des personnages intéressants et des illustrations au top.

« Secrets de maisons closes« , de Marc Lemonier : Un livre sur l’histoire des bordels à travers les siècles et des anecdotes. Des témoins des différentes époques évoquées.

« La croisade des voleurs« , de Jean-Michel Thibaux : Un roman historique qui a l’originalité de se dérouler au Moyen-âge et de nous évoquer toute l’épopée de la première croisade.

« Je veux un bébé tout de suite, t.2 : l’échelle de Richter« , de Juliette Merris : Une BD top sur l’arrivée de bébé et toute la première année avec lui. Humour et émotions au rendez-vous !

Lectures en demi-teinte

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« Lignes de fuite« , de Val McDermid : Un polar très sympa sur le thème d’un enlèvement d’enfant et de télé-réalité. Malgré tout, une fin saugrenue et le qualificatif « thriller psychologique » me semble un peu exagéré.

« Mon ex est un gros naze« , de Silvia Kahn et Laurent Storck : Livre humoristique agréable à lire mais le thème est un peu facile par rapport à leur premier livre (« Mon ado est un gros naze »).

« Wonder mum, t.2« , de Serena Giuliano Laktaf : Livre humoristique un peu fouillis, très inégal au niveau de l’humour.

La déception du mois

 

« La formule de Dieu« , de José Rodriguez dos Santos : Je m’attendais à avoir un coup de coeur donc la déception a été d’autant plus grande. J’ai adoré les thèses scientifiques et pas du tout accroché à la fiction. Dommage.

Sexe, drogue et natation – Amaury Leveaux (avec Christophe Quillien)


LEVEAUX, Amaury. Sexe, drogue et natation. Fayard, 2015, 249 pages, 18 €.


L’histoire :

Amaury Leveaux a été un des champions de natation français de ces dernières années. En 2013, il prend sa retraite sportive avec un beau palmarès à son actif : médaillé de France, d’Europe, du monde et des Jeux Olympiques surtout.
Ce livre est son autobiographie mais aussi une immersion dans les coulisses de la natation haut niveau.

Ce que j’ai apprécié :

– La natation, à un moment de ma vie, c’était tout. Aussi, lorsque les médias s’y sont vraiment intéressés suite à l’émergence de nageurs talentueux et médiatiques, j’ai suivi les grandes compétitions, j’ai vibré lors des finales tendues, et je me suis réjouis de toutes les victoires. Et puis, je les aimais bien ces nageurs, ils passaient bien à la télévision et semblaient particulièrement sympathiques et discrets.
Amaury Leveaux, avec son autobiographie, nous informe, un peu agacé, que les médias nous racontent ce qu’ils veulent et, surtout, que l’image policée est loin d’être réaliste.

– Autant le dire tout de suite, ce livre depuis sa sortie fait polémique dans le milieu sportif. Aussi, j’étais très curieuse de me faire un avis objectif sur son contenu.
Une fois la lecture terminée, ce qui m’a le plus interpellé, c’est la manière qu’ont les médias et les polémistes, de ne retenir que le plus sulfureux dans un témoignage de ce genre. Evidemment, c’est cela qui fait le buzz. Alors, oui, Amaury Leveaux y va fort : ce livre est garanti sans langue de bois !
Cependant, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait de quelconque règlements de comptes, comme cela lui a été reproché. Il expose des faits qu’il a observé, sur des collègues nageurs qui peuvent avoir une image excellente, parfois usurpée. Souvent, les individus en question ne sont pas nommés, et surtout, il ne s’exclut pas de ce constat. Oui, c’est un sale gosse parfois, oui il a fait des erreurs, oui il s’est pris pour le roi du monde, oui il a pris de la cocaïne, il a fait la fête un nombre incalculable de fois avec champagne et filles à gogo.
Mais ce livre, ce n’est pas QUE les dessous sulfureux de la natation française.

– Avant tout, c’est l’autobiographie d’un jeune garçon qui n’aimait pas l’école et qui a trouvé dans l’opportunité de nager une échappatoire. C’est un jeune garçon que sa mère a élevé seule avec son frère et sa soeur, qui allait aux Restos du Coeur et en colonie grâce au Secours Populaire.
Et puis, Amaury Leveaux évoque la condition de nageur, de sportif en général, professionnel. Levé tôt, enchaîner les longueurs encore et encore, plusieurs fois par jour, avec des séances de musculation. C’est une routine très huilée, dont la moindre contrariété déstabilise tout. Il parle de rigueur mentale, physique et diététique. Non qu’ils soient à plaindre mais, lorsque les sportifs sont jeunes, ils ne tombent pas toujours sur un encadrement tout à fait honnête avec eux. Et puis, le sportif professionnel est contraint à livrer un emploi du temps très détaillé, à la minute près dirait-on, afin de subir des contrôles antidopage à l’improviste.
La vie d’un sportif de haut niveau, ce ne sont pas que les paillettes et Amaury Leveaux le dit très bien dans son livre.

– Et puis, une partie que j’ai beaucoup aimé, il parle de son « pétage de plombs » après les Jeux de Pékin. Pendant trois ou quatre mois, il est devenu une autre personne. Du jour au lendemain il était riche, reconnu et très demandé. Considéré comme le plus beau, le plus fort, le plus intéressant, il y a cru : « J’étais devenu hautain, méprisant, prétentieux et arrogant » (p. 96). L’arrivée brutale d’argent dans les mains d’une personne, jeune qui plus est, n’est pas toujours évidente à gérer. Pas de conseil de la part des instances de la natation ? Lorsque l’on lit le chapitre où il accable la Fédération Française de natation, on imagine bien que, tant que l’argent remontait vers elle, tout le monde pouvait bien s’en fiche qu’il se perde.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– J’ai trouvé certains chapitres inutiles, faisant trop penser à de la jalousie envers d’autres nageurs, comme notamment « Mes amis les Marseillais ». Peut-être un des rares moments du livre qui m’a le plus dérangé par les propos tenus.

– Concernant l’écriture, ce livre a été écrit en collaboration avec Christophe Quillien. Je n’ai jamais lu d’autres autobiographies de sportifs mais, évidemment, concernant le style, il n’y a pas de comparaison à faire avec un roman d’écrivain, les tournures sont parfois maladroites. Ce n’est juste pas comparable. Mais néanmoins, ma lecture a été agréable et je n’ai pas ouvert ce livre pour la forme mais pour le fond.

En bref ?

Ce que je retiens avec ce livre, et qu’il faudrait rappeler aux médias, c’est qu’il s’agit d’une autobiographie et non d’un essai sur la natation française. Aussi, si Amaury Leveaux veut tacler ou donner ses ressentis sur certaines affaires, libre à lui ! Il a le droit d’être subjectif et de tirer le voile d’un sport où les champions sont trop idéalisés.

La puissance des corps – Yann Queffelec

[Lu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babélio]

Quatrième de couverture :

27 août 2013.
Sur la plage du Trez-Hir un enfant disparaît. On l’appelle Popeye, il a neuf ans. Pour le colonel Rémus, quarante-cinq ans, son responsable légal, il ne peut s’agir que d’un rapt. Le colonel a des ennemis. Il dirige au nom du président un police parallèle, Les Chats maigres, spécialisée dans la fraude alimentaire. Il a femme, maîtresse, petites amies d’un soir, pas toujours animées des meilleurs sentiments…
Avec l’enlèvement de Popeye, il découvre qu’il est un homme bien seul, bien fragile en dépit des apparences. Retrouver l’enfant, il n’a plus d’autre but. Trop en vue, il engage Onyx, vingt-sept ans, une rusée renarde autrefois chez Greenpeace. Elle a changé, en deux ans, mais Rémus n’a jamais oublié son parfum…

Mon avis :

Honnêtement, je n’ai pas vraiment saisi la finalité de l’histoire…
Il y a plusieurs personnages, tous avec un désespoir feint ou non. Tous entourés les uns des autres, mais si seuls et si trompés en vérité.
D’abord Rémus, le flic, le gros dur, qui trompe sa femme, qui n’éprouve rien pour elle et méprise leur futur enfant à naître. Et pourtant, si alarmé par la disparition de Popeye, son fils de coeur.
Onyx, la fille seule, qui n’a jamais connu sa mère et qui est une âme en quête d’un père.
Puis les autres femmes, caractérisées par leur hystérie, leur fol amour qui tourne à la jalousie. Toutes trompées ou trompeuses.
Puis il y a Paneurox, l’usine productrice de viande à grande échelle.

En gros, j’ai vraiment eu du mal à rassembler tous les éléments de l’histoire. J’attend de lire d’autres avis sur cet ouvrage!