Les hérésies scientifiques du professeur Durand – Stéphane Durand


DURAND, Stéphane. Les hérésies scientifiques du professeur Durand. Flammarion, 2015, 143 pages, 15 €.


L’histoire :

Quelles idées véritablement hérétiques pourraient conduire Galilée au bûcher aujourd’hui ? Pour le savoir, le professeur Durand a mené l’enquête et nous livre 32 prédictions renversantes, du voyage dans le temps à la mémoire augmentée, toutes possibles scientifiquement !
Une plongée au coeur des bouleversements que nous réserve la science…

Ce que j’en ai pensé :

Adepte des livres de vulgarisation scientifique, j’étais tombée sur celui-ci complètement par hasard en librairie. Son format ainsi que sa couverture m’ont tout de suite attirés et je n’ai donc pas tardé à me plonger dedans (enfin, 6 mois ont passé entre l’achat et la lecture, mais chut !)

C’est bien simple, une fois lancée dedans, impossible de m’arrêter ; si bien qu’il m’a fallu seulement une petite journée pour le lire. C’est dire l’intérêt et la facilité d’accès aux thèses développées par Stéphane Durand.
Déjà par le titre, l’auteur docteur en physique théorique, plante le décor : « hérésies scientifiques ». Ce qui nous paraît complètement dingue aujourd’hui mais qui seront peut-être la norme demain.
Pour rendre son livre plus attractif, il est accompagné de Lison Bernet, une illustratrice que je ne connaissais pas, et qui est notamment l’auteur de « La BD du LHC » en direct du CERN à Genève. Ou comment expliquer ou rire de la science.

Ce qui rend ce livre si intéressant, ce sont les nombreuses « hérésies » développées (32 exactement), chacune en seulement quelques paragraphes.
Chaque chapitre est composé de deux doubles-pages seulement : titre + sous-titre + texte + dessin sur la première ; et texte + encart « Pour aller plus loin… » sur la deuxième.
C’est donc très court, si bien qu’il est impossible de perdre le lecteur.
Le tout est évidemment très bien écrit, parfaitement vulgarisé, plein d’humour et terriblement intelligent.

Autant vous dire que j’ai eu un véritable coup de coeur pour ce recueil que j’ai trouvé très complet et parfaitement adapté à ce que j’attends d’un livre de ce genre.
Pour vous donner l’eau à la bouche, voici quelques thèmes abordés :
– Notre société pourrait s’effondrer du jour au lendemain.
– Les ordinateurs du futur seront prodigieux.
– Vous pourriez avoir un cerveau de rechange.
– Les sauts dans le futur seront possibles.
– La super-intelligence sera le plus grand risque de l’humanité.
– Nous vivons peut-être dans une simulation.
Et bien d’autres à découvrir !

Vous aimerez si…  

  • Vous cherchez des ouvrages de vulgarisation scientifiques
  • La science expliquée avec humour est votre came !

Le fléau de Dieu – Andrea H. Japp


JAPP, Andrea H. Le fléau de Dieu. Flammarion, 2015, 388 pages, 21 €.


L’histoire :

1347. La Peste noire frappe le port de Marseille. 1348. Paris. Gabrielle d’Aurillay, 20 ans, mariée depuis deux ans à Henri, enceinte, est convaincue d’avoir épousé un prince charmant, en dépit de la modicité de leurs moyens. Jusqu’au jour où, atterrée, elle découvre que son époux n’est pas qui elle croit. Joueur, trousseur de puterelles, escroc, il est aussi en possession d’un diptyque énigmatique. Que recèle ce tableau ? Que signifient les phrases écrites en hébreu qu’il dissimule ? Est-il porteur d’un lourd secret, d’un message occulte ? Geoffroy d’Aurillay, chanoine et cousin d’Henri, connaît cette oeuvre et met tout en branle pour s’en emparer. Quand la peste gagne Paris, le destin de tous bascule. Gabrielle doit enfin devenir la femme qu’elle ne rêvait pas d’être : celle qui décide et se prend en main. Au péril de sa vie comme de celle des siens. Y parviendra-t-elle ? Et si seul Dieu – ou le diable – connaissait la réponse ?

Ce que j’en ai pensé :

Premier volet d’une saga historique qui s’articule autour d’un personnage féminin évoluant au Moyen-âge, « Le fléau de Dieu » promettait une histoire attrayante et historiquement intéressante.

La première impression que j’ai eu dès les premières pages est malheureusement assez négative. La faute aux notes de pages qui étouffent littéralement la lecture. Rares sont les feuillets sans la présence de ces petites lignes de définition ; qui peuvent aller jusqu’à dix par page. Ce qui est instructif devient rapidement agaçant, comme un étalage de la science de l’auteure. A trop vouloir bien faire en utilisant tout le vocabulaire de l’époque, Andrea H. Japp m’a perdu, notamment lorsqu’il est nécessaire d’expliquer trois mots différents dans une simple phrase. J’ai finalement très vite arrêté de lire les notes.

Concernant le personnage principal du roman, Gabrielle, j’ai totalement accroché. Une jeune femme pleine de rêves, qui se voue corps et âme pour son mari, un homme pourtant fade, sans honneur et criblé de dettes, qui n’hésite pas à courir les lupanars au lieu de rester près de sa femme enceinte. Ce livre étant un premier tome, il pose le personnage de Gabrielle en laissant entrevoir une femme qui va vite prendre son destin en main : une femme qui promet d’être forte et indépendante dans les prochains tomes de cette saga historique.
J’ai regretté qu’on croise assez peu Gabrielle dans la première moitié du livre. Car, comme j’étais passablement agacée par ces notes de bas de page à foison, tout m’a rapidement lassé. Seule ce bout de femme m’a réellement plu.

N’oublions pas bien sûr le contexte général du Moyen-âge, un temps que l’Histoire qualifie de sombre et qui laisse un goût péjoratif dans l’imaginaire collectif. Pourtant il n’en est rien. Et les gens de cette époque ont vécu la tragédie de l’épidémie de peste noire, qui a décimé nombre d’individus et sur laquelle Andrea H. Japp s’appuie pour développer son récit.
J’ai toujours de l’admiration pour ces écrivains qui écrivent des romans sur cette période de l’Histoire de France.

Au final, je ne sais pas si je lirais la suite, malgré le fait que j’ai très envie de savoir ce que devient Gabrielle, car j’ai la sensation qu’elle fera une belle héroïne de roman historique. Forte et représentant dignement la femme.
Aux amateurs de romans historiques, laissez-vous tenter, peut-être que ça marchera mieux que pour moi !

Vous aimerez si…  

  • Vous aimez lire des romans sur la période mystérieuse du Moyen-âge.

Bilan – Mai 2015

Le mois de mai a été également très bon niveau lecture, avec 16 livres terminés.

Globalement de très bonnes découvertes, avec néanmoins une déception.
Et concernant les genres, j’ai fait éclectique ce mois-ci, car il y a vraiment de tout : BD, thriller, romance, document, contemporain, historique, autobiographie, humour.
C’est parfait !


J’ai adoré et je conseille

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« Nous« , de David Nicholls : Une histoire sur les liens familiaux, la crise de la cinquantaine dans le couple. Voyage magnifique à travers plusieurs villes d’Europe. Et toujours très bien écrit, un vrai plaisir à lire.

« La suite ne sera que silence« , de Christian Bindner : Un polar en huis-clos où un homme qui a tué le tortionnaire de son fils de sept ans. Le Mal qui engendre le Mal. La limite très ténue entre bourreau et victime. Un sujet terrible, ancré dans le quotidien de tout le monde et on se demande « Et si cela m’arrivait ? »

« Mes conversations avec les tueurs« , de Stéphane Bourgoin : LE spécialiste mondial des tueurs en série nous raconte ses entrevues avec les tueurs pour les besoins de ses livres et ses documentaires. Stress, tension extrême, mise en condition…

« Holmes, t.1 : l’adieu à Baker Street« , de Cecil & Brunschwig : Une BD magnifique dans sa composition et son thème ; Sherlock Holmes. J’ai adoré et il me tarde de lire la suite.

« Angor« , de Franck Thilliez : Mon Thilliez du mois ! Toujours pas déçue avec cette quatrième enquête de Sharko et Henebelle réunis.

J’ai aimé

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 – « Sexe, drogue et natation« , d’Amaury Leveaux : Autobiographie d’un champion de natation mais surtout plongée dans les dessous d’une fédération et de la vie des sportifs de haut niveau qu’il a côtoyé. En tant qu’ancienne nageuse, j’ai été très intéressée.

« Wild seasons, t.2 : Dirty rowdy thing« , de Christina Lauren : De la romance érotique légère, bien écrite, avec deux personnages que j’ai beaucoup aimé, Harlow et Finn.

« Fight for Love, t.4 : Rogue« , de Katy Evans : Enfin un nouveau souffle pour cette saga qui m’ennuyait avec les deux précédents tomes. J’ai beaucoup aimé Melanie et Greyson, un vrai bad boy. L’alternance d’un chapitre Melanie et un chapitre Greyson est vraiment bien.

« Walking dead, t.1 : Passé décomposé« , de Robert Kirkman : Ravie d’avoir enfin découvert cette saga aux nombreux tomes ! Une mise en bouche qui m’a plu, des personnages intéressants et des illustrations au top.

« Secrets de maisons closes« , de Marc Lemonier : Un livre sur l’histoire des bordels à travers les siècles et des anecdotes. Des témoins des différentes époques évoquées.

« La croisade des voleurs« , de Jean-Michel Thibaux : Un roman historique qui a l’originalité de se dérouler au Moyen-âge et de nous évoquer toute l’épopée de la première croisade.

« Je veux un bébé tout de suite, t.2 : l’échelle de Richter« , de Juliette Merris : Une BD top sur l’arrivée de bébé et toute la première année avec lui. Humour et émotions au rendez-vous !

Lectures en demi-teinte

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« Lignes de fuite« , de Val McDermid : Un polar très sympa sur le thème d’un enlèvement d’enfant et de télé-réalité. Malgré tout, une fin saugrenue et le qualificatif « thriller psychologique » me semble un peu exagéré.

« Mon ex est un gros naze« , de Silvia Kahn et Laurent Storck : Livre humoristique agréable à lire mais le thème est un peu facile par rapport à leur premier livre (« Mon ado est un gros naze »).

« Wonder mum, t.2« , de Serena Giuliano Laktaf : Livre humoristique un peu fouillis, très inégal au niveau de l’humour.

La déception du mois

 

« La formule de Dieu« , de José Rodriguez dos Santos : Je m’attendais à avoir un coup de coeur donc la déception a été d’autant plus grande. J’ai adoré les thèses scientifiques et pas du tout accroché à la fiction. Dommage.

Lignes de fuite – Val McDermid


McDERMID, Val. Lignes de fuite. Flammarion, 2015, 440 pages, 21 €.
Traduit de l’anglais par Perrine Chambon et Arnaud Baignot.


L’histoire :

Stéphanie Harker voit son fils se faire enlever devant elle alors qu’elle passe les contrôles de sécurité d’un aéroport. Ce kidnapping est alors l’occasion pour elle, afin d’identifier le ravisseur avec les forces de l’ordre américaines, de raconter son histoire.

Ce que j’ai apprécié :

– J’ai aimé le concept de l’histoire, qui part d’un enlèvement d’enfant et qui laisse une mère éplorée raconter les cinq dernières années de sa vie afin de pouvoir retrouver le ravisseur. Une histoire qui, on le comprend rapidement, est très complexe et fournit un nombre élevé de suspects, dont Stéphanie n’est pas la dernière.
Tout au long du récit, le lecteur pense savoir qui est le coupable, pour finalement changer d’avis plusieurs fois.

– Un second thème très présent et qui amène des réflexions plus profondes : celui de la télé-réalité et de la célébrité rapide que cela engendre. Souvent sur des personnes qui, comme le personnage de Scarlett, jouent assez facilement de leur image de « blondes sans cervelle ». Une mise en avant éclair qui peut amener les dérives les plus terribles : alcool, drogues, abus en tout genre, violence, etc. Le tout exacerbé par l’omniprésence des journalistes paparazzi dans la vie des ces pseudo-célébrités.
J’ai aimé ce sujet tout à fait d’actualité. Ce sentiment de toute-puissance qui peut mener à un égoïsme frisant la folie, comme cela va être le cas dans le roman.

– Concernant le rythme de l’histoire, je l’ai trouvé plutôt intéressant, pas vraiment de temps mort, notamment du fait que la narration alterne le présent (l’interrogatoire, ou plutôt devrais-je dire le monologue, de Stéphanie) et le passé de Stéphanie et Jimmy.

– Et puis il y a la fin. Je dois dire que j’avais quand même un peu peur de ce que l’auteur allait nous réserver. Je m’attendais à une fin très banale, sans grand intérêt finalement. Mais Val McDermid a tout de même réussi une fin crédible au vu du caractère des personnages concernés.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– Tout d’abord, j’ai été surprise par le terme de thriller psychologique. Je me suis sentie flouée tout au long de ma lecture à cause de cela, même si en effet, à la fin j’ai un peu mieux compris cette appellation, puisqu’il y a manipulation de la part d’un personnage de l’histoire. Aussi, si comme moi vous êtes habitués à des thrillers psychologiques très complexes, celui-ci est beaucoup plus léger, tenez-le vous pour dit !

– Et puis encore une fois, la fin. Celle-ci, malgré que l’auteur ait su me surprendre, reste, par un évènement en particulier, trop saugrenue. L’auteur avait eu une idée originale et qui dénotait, mais pour finir j’ai personnellement trouvé qu’elle était allée trop loin et trop rapidement.

En bref ?

Un polar très facile à lire, bien écrit (bien traduit), qui saura séduire les amateurs de thrillers classiques. La fin est bien trouvée quoiqu’un peu farfelue parfois. Il y a toutefois une réflexion sous-jacente intéressante sur la télé-réalité et les dérives de la célébrité.

Bilan – Février 2015

Un mois de février encore très prolifique avec pas moins de 14 livres lus !

Et globalement de belles découvertes ce mois-ci, qui a été principalement placé sous le thème de la romance, il faut bien le dire 🙂


J’ai adoré et je conseille

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« Notre mère« , de Koren Zailkas : Un drame psychologique à la limite du thriller, dans lequel on rencontre un frère et une soeur qui sont les deux voix du roman et qui subissent le caractère pathologique horrible de leur mère. Terriblement bien fait.

« Journal d’une emmerdeuse« , d’Agustina Guerrero : Dans la lignée de Margaux Motin et Diglee. Si vous aimez ces deux illustratrices, vous aimerez Agustina Guerrero. Un dessin plus enfantin mais un humour tout aussi poilant !

« Mes sincères condoléances« , de Guillaume Bailly : La découverte du métier de croc-mort. Une véritable pépite, à la fois drôle, émouvant, terrible aussi parfois, sur les réalités d’un métier peu connu et qui, pourtant, est essentiel à notre quotidien. Mon conseil du mois.

« Femme interdite« , d’Ali Al-Muqri : Excellent roman sur la condition des femmes en république islamique, ici au Yémen. Et notamment du point de vue assez précis de la sexualité. C’est parfois cru, c’est sans concession, et ça fait indéniablement réfléchir sur ces pays où la femme est illicite par essence.

« Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste« , de Farid Abdelkrim : Le témoignage du parcours d’un homme qui a vécu l’organisation des Frères Musulmans en France de l’intérieur et qui en est sorti. Pour moi, un livre essentiel pour combattre les idées que ces extrémistes veulent inculquer aux plus faibles.

J’ai aimé

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 – « Les sirènes de Bagdad« , de Yasmina Khadra : Sur le thème du terrorisme dans les pays du Moyen-Orient, Yasmina Khadra est un auteur de référence. Ici, des personnages profonds et une réalité crue et terrible. Et en plus, c’est très bien écrit.

« Cinquante nuance de Grey« , de E.L. James : LE livre sulfureux qui a fait tant parler de lui et que j’ai lu à l’occasion de la sortie au cinéma de l’adaptation. Pas de la grande littérature mais moins terrible que ce que je pensais et surtout une vraie histoire d’amour que j’ai aimé.

« After, saison 1« , d’Anna Todd : Une romance young-adult érotique sous forme de gros pavé dont j’ai adoré les personnages et notamment Hardin le bad boy par excellence. On se sent retomber en adolescence.

« Wild seasons, 1 : Sweet Filthy Boy« , de Christina Lauren : LA nouvelle saga des auteurs de Beautiful… je ne pouvais pas passer à côté. Et en plus je l’ai lu en avant-première <3 Ravie de retrouver enfin une romance érotique légère, sans personnages torturés à l’extrême.

« Beautiful disaster« , de Jamie McGuire : Une romance young-adult érotique (encore !) dans la lignée des autres, avec une jeune fille innocente et un bad boy, mais là j’avoue avoir encore accroché. Malgré une fin un peu too much à mon goût.

« Cinquante nuances plus sombres« , d’E.L. James : L’histoire d’amour se précise entre Ana et Christian et c’est pour cela que j’ai aimé ce deuxième tome. Sinon, assez redondant dans l’ensemble. Et un Christian beaucoup moin sombre et plus gentillet que dans le premier tome. Ceci dit, je me laisse complètement prendre au jeu !

Lectures en demi-teinte

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« T’as le blues, baby ?« , d’Alessandra Sublet : Un témoignage intéressant sur le baby blues, un sujet encore tabou qui touche pourtant plus de futures et jeunes mamans qu’on le croie. Malheureusement, pas très bien écrit et beaucoup trop redondant à la fin.

« After, saison 2« , d’Anna Todd : Plus de 700 pages pour dire… grosso modo exactement la même chose que le premier à part quelques petites révélations. J’ai l’impression que l’auteur a voulu en faire des tonnes car la romance érotique est la tendance qui marche à fond en ce moment… Néanmoins je suis très attachée aux personnages !

Le coin des petits

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« Rush, t.4 : Chasse à l’homme« , de Phillip Gwynne est une saga parfaite pour les jeunes garçons d’une dizaine d’années. Des récits à la Mission Impossible, mettant en scène un ado de quinze ans. C’est bien fait, prenant, très rythmé.

« Le journal nul de mes amours nulles » de Bernard Friot : à partir de 8/10 ans, j’ai trouvé ce livre super sympa, notamment pour amener des enfants à la lecture. C’est ludique, changement de typographies, collages, etc.