Archives par étiquette : Editions France Loisirs

L’énigme Alexandrie – Steve Berry

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BERRY, Steve. L’énigme Alexandrie. France Loisirs, 2008, 633 pages.


L’histoire :

Le fils de l’ex-agent américain du département de la Justice, Cotton Malone, a été enlevé. En cause ? Les ravisseurs veulent obtenir le lien d’Alexandrie, afin de découvrir l’endroit où seraient cachés nombreux ouvrages de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie.

Éléments de réflexion :

Derrière ce polar ésotérique, le contexte de fond est vraiment fascinant, puisqu’il concerne Israël et la Palestine, et notamment la Terre promise à Israël par Dieu dans l’Ancien Testament. Et l’intrigue, sans en dire trop, tourne autour des traductions et interprétations des documents anciens, et surtout ceux écrits en hébreu puisque cette langue sans voyelles peut être soumise à des significations parfois très divergentes.

Ce que j’ai apprécié :

– Vu le sujet dont je vous parle plus haut, j’ai été ravie de découvrir en fin d’ouvrage une note de l’auteur sur ses recherches et sur ce qui tient de la vérité historique ou de la fiction dans son récit. Si vous me suivez, vous commencez à savoir que c’est une initiative que j’apprécie particulièrement, voire que j’attends avec intérêt.

– J’ai adoré le contexte de fond auquel je ne m’attendais pas du tout. Je savais qu’il serait question de la bibliothèque d’Alexandrie et cela me suffisait largement pour avoir une folle envie de lire ce livre. Mais le contexte du territoire israélien en Palestine apporte une amplitude géopolitique d’actualité (surtout en ce moment où les affrontements font rage dans cette partie du monde) à l’histoire. D’autant que les questions soulevées sont réelles et m’ont vraiment intriguées, au point d’avoir envie d’en savoir plus à ce sujet.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

Le seul point négatif, ce serait les personnages auxquels je n’arrive pas à m’attacher. Pourtant, ils ne sont pas mal construit, au contraire. Mais j’ai davantage l’impression qu’ils sont uniquement là pour servir le contexte et l’intrigue et n’ont pas d’intérêt s’ils sont extraits de ces derniers.

En bref ?

Une thriller ésotérique que j’ai trouvé particulièrement réussi et très intéressant concernant l’intrigue géopolitique qu’il soulève. Les amateurs d’histoire ; et d’histoire des religions en particulier ; seront certainement passionnés également !

Le testament des siècles – Henri Loevenbruck

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LOEVENBRUCK, Henri. Le testament des siècles. France Loisirs, 2005, 416 pages.


L’histoire :

Damien vit aux États-Unis depuis onze ans. Créateur d’une série à succès, rien ne le destine à revenir en France. Hormis la mort de son père.
En débarquant, il apprend que son père faisait des recherches intensives concernant un objet mystérieux, la pierre de Iorden, qui contiendrait le dernier message du Christ.

Éléments de réflexion :

L’histoire s’appuie sur une idée imaginaire et originale de l’auteur qui prétend que le Christ aurait laissé un message posthume, le dernier, aux êtres humains. Ce message, évidemment caché derrière de nombreux textes et illustrations, semble avoir entraîné la mort d’individus notoires ou non.

Les points positifs :

– Comme d’habitude avec Henri Loevenbruck, l’histoire est bien écrite et vraiment simple d’accès. Rien de tarabiscoté, pas de personnages compliqués, et toujours une part ésotérique assez bien expliquée et développée dans la mesure du raisonnable, sans assommer le lecteur.

– J’ai été très vite emballée par ce message secret qui, s’il est découvert, semblera défier les humains, leur apprendre une nouvelle extraordinaire sur leur vie et leurs croyances peut-être. On suit le parcours de la pierre de Iorden, en en apprenant plus sur les Esséniens et les Templiers.

Les points négatifs :

Malheureusement, mon plaisir a été gâché ; le mot n’est pas trop fort ; par la fin et donc la révélation du message. Tellement pas à la hauteur de l’attente dans laquelle l’auteur place son lecteur ! Non, décidément, je me suis seulement dit « Tout ça pour ça ? ». Cela m’a vraiment déplu.

En bref :

Un livre agréable à lire mais dont la révélation finale ne tient pas, presque risible.

Cul-de-sac/Piège nuptial – Douglas Kennedy

couv349755L’histoire :

Nick est un américain proche de la quarantaine qui, sur un coup de tête, débarque en Australie pour une sorte de road trip en solitaire. Puisque seul, il l’est : plus aucune famille proche pour se soucier de lui.
Jusqu’au moment où, au volant de son VW en pleine route dans le bush australien, il tombe sur Angie. Une jeune fille très entreprenante, qui va le mener dans un enfer dont il ignorait l’existence.

Éléments de réflexion :

Ce roman parle des mauvaises rencontres que l’on fait mais aussi et surtout de la vie sectaire, en communauté restreintes, où la population autochtone s’estime en-dehors des lois. Si bien que la législation et les codes sociaux sont complètement remaniés, de façon que l’extérieur n’a aucune prise sur eux.

Les points positifs :

– Je découvre Douglas Kennedy avec ce livre et j’ai trouvé la narration très agréable à lire et vraiment intéressante.

– J’ai eu un coup de cœur pour le thème de la communauté fermée qui attire dans son antre ; à la manière d’une araignée et sa toile ; des âmes extérieures sans envergure pour les modeler à leur mode vie. Originale, j’ai rarement rencontré cette thématique dans un polar, et cela est plutôt bien fait ici.

– Concernant le personnage de Nick, j’ai trouvé son instinct de survie assez intéressant et vraisemblable. Parfois révolté, parfois prostré, il ne perd néanmoins jamais l’ambition de s’échapper de ce cauchemar.

Les points négatifs :

Étonnamment, je n’ai pas aimé ce livre comme beaucoup de lecteurs ont pu adoré. A vrai dire, je m’attendais à un récit très angoissant, qui fait frissonner et dont on tourne les pages frénétiquement. Malheureusement, j’ai été très déçue à ce niveau-là. Dès que la partie thriller est arrivée, j’étais très prise dans l’histoire en attendant à être effrayée, étonnée, etc. Mais non. J’ai eu beaucoup d’empathie pour Nick, ce qu’il a vécu est terrible, mais rien de macabre, de terrifiant ou de haletant.

En bref :

Un polar agréable à lire mais malheureusement je ne l’ai pas trouvé aussi dingue que tout le monde le dit.

Stiletto blues à Hollywood – Lauren Weisberger

Stiletto-BluesL’histoire :

Julian et Brooke Alter filent le parfait amour depuis plusieurs années. Elle est diététicienne, il est musicien fauché en quête de reconnaissance. Jusqu’au jour où Julian décroche le jackpot : il signe chez Sony et son premier album est un succès phénoménal. Que restera-t-il de leur couple ?

Éléments de réflexion :

Dans ce roman, Lauren Weisberger met en scène un couple lambda dont le quotidien se retrouve bouleversé par la célébrité et la médiatisation du mari, qui devient un idole pour la gente féminine. Le sujet est donc l’amour peut-il suivre à l’exposition médiatique, à l’argent, à l’alcool, aux fêtes et aux belles minettes qui voudront se frotter à votre amoureux.

Les points positifs :

– Le personnage de Brooke est sympathique, je m’y suis plutôt attachée. A la fois forte et désemparée face à cette nouvelle situation qui s’impose à elle. Un sentiment de culpabilité aussi, puisque, ayant toujours soutenu son mari, elle ne peut pas imaginer aujourd’hui lui reprocher de savourer son succès.
– L’écriture de Lauren Weisberger est plutôt intéressante pour un roman chick-lit. Ca se lit bien, ce n’est pas trop nunuche.

Les points négatifs :

Pour le genre d’histoire que c’est, le livre est vraiment trop long. Si bien qu’on a vite l’impression de toujours lire la même chose, ce que j’ai trouvé très désagréable. Autant j’avais apprécié « Le diable s’habille en Prada« , autant là, je ne suis pas convaincue.

En bref :

Avis très mitigé, avec 200 pages en moins, j’aurais certainement plus accroché avec ce livre. Mais vouloir gratter du papier en n’apportant pas grand chose de nouveau au fil des pages, c’est rédhibitoire.

Santus – Simon Toyne

couv8624421L’histoire ?

Ruine, ville (imaginaire) de Turquie. Endroit célèbre pour abriter la Citadelle, un lieu religieux impénétrable qui cache en son sein un mystère qui changerait la face du monde s’il était révélé. Peu sont ceux qui y ont accès. Samuel a été de ceux-ci. Il en est mort en se jetant de la montagne sacrée.

Un peu de réflexion…

La religion est auréolée de mystère et les thrillers ésotériques ont pour vocation d’imaginer quels secrets pourraient être vraisemblables. Ici, Simon Toyne, nous laisse a penser qu’il s’agit d’un secret encore plus vaste et s’étendant plus loin que la simple religion chrétienne.
Le choix de la Turquie pour implanter son histoire n’est certainement pas anodin puisque c’est une terre qui a été sans cesse habitée depuis l’arrivée de l’humanité. Par conséquent, rien de mieux pour y poser le décor d’un secret qui pourrait modifier le devenir de cette humanité.

Les points positifs ?

Incontestablement l’auteur m’a embarqué dans une aventure qui n’a souffert aucun temps mort en plus de 500 pages. D’autant que le suspense autour du Sacrement m’a vraiment plu et je n’ai eu de cesse de me poser des questions sur ce Sacrement originel.
J’ai aimé l’écriture de Simon Toyne (et donc la traduction CQFC) qui est fluide, et qui se laisse oubliée au profit de l’histoire (une écriture tarabiscotée peut enclaver une lecture selon de quoi il retourne).

Les points négatifs ?

Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai lu extrêmement vite les 3/4 du roman, tellement j’adorais ce que je lisais. Et pourtant, deux points négatifs assez importants m’ont sauté aux yeux vers la fin de ma lecture :
Les personnages : je ne me suis pas attachée aux personnages, quel qu’ils soient. Leur personnalité ne m’a pas semblé folichonne. De plus, la pseudo histoire d’amour entre Gabriel et Liv, qui arrive sur la fin, est dénuée de tout intérêt selon moi ! D’autant qu’elle est survolé. Soit l’auteur choisie d’exploiter à fond ce filon, soit il l’oublie.
La révélation finale : Eh bien, oui, déçue par la révélation finale. Pas vraisemblable du tout alors que l’histoire l’était tout à fait. Mais là encore, ça pourra plaire à d’autres lecteurs : je suis juste une adepte du vraisemblable. Et là, c’était juste trop gros pour moi !

En bref ?

Une lecture agréable malgré des points un peu décevants. Mais quand la fin nous déçoit, on reste malheureusement sur un ressenti mitigé.