Archives par étiquette : guerre

Franz Stangl et moi – Dominique Sigaud

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Quatrième de couverture :

Commandant du camp d’extermination de Treblinka en 1942, Franz Stangl est arrêté en 1967 au Brésil puis extradé et condamné à perpétuité. L’homme pense n’avoir rien fait de mal car il s’est soumis aux ordres. Née 15 ans après la Shaoh, l’auteure interroge la façon dont sa génération a été confrontée à la conséquence de ces actes.

Mon avis :

Combien de livres n’a-t-on pas écrit sur les criminels de guerre, et notamment de ces membres de la Gestapo, gérants les camps d’extermination ? Leurs procès, leur fuite, leur libération, leur dédouanement devant les faits ? « Je n’ai rien fait« , « J’ai obéi aux autres« , « Je n’avais pas le choix« .
Franz Stangl fut l’un de ces hommes, commandant des camps d’extermination de Sobibor et de Treblinka. L’auteure, Dominique Sigaud, journaliste et essayiste, décide de comprendre le mensonge, la culpabilité à la Lady Macbeth de Shakespeare (« Tenaillée par le remords après le meurtre de Duncan, elle sombre dans la folie, est soumise à des crises de somnambulisme et d’hallucination (lavant obsessionnellement ses mains qu’elle imagine pleines de sang), et finit par se suicider.« , Cf Wikipédia).

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L’Allemand qui sauva Bordeaux par amour – Erich Schaake

 
Quatrième de couverture :

Heinz Stahlschmidt, sous-officier, arrive à Bordeaux avec la Wehrmacht. Très vite, il se prend d’affection pour la ville et ses habitants, et tombe amoureux d’une Française, Henriette. Pendant l’été 1944, alors que la guerre est perdue pour son camp et que les forces allemandes commencent à évacuer la France, Heinz reçoit l’ordre de faire sauter les quais de la ville, ce qui condamnerait des milliers d’innocents à une mort certaine. Au péril de sa vie, le jeune homme décide de désobéir à cet ordre criminel. Il passe à l’action et détruit le dépôt de munitions situé près du port. Après cet acte de bravoure et de rébellion contre l’Allemagne nazie, Heinz se cache jusqu’à la fin de la guerre dans une famille de résistants. Naturalisé Français en 1947, il prend alors le nom de Henri Salmide, et épouse enfin sa chère Henriette…

Mon avis :

Durant la Seconde Guerre Mondiale, à Bordeaux, un allemand sous-officier de la Wehrmacht a prouvé que les ennemis ne sont pas toujours là où on les attend. Cet allemand, c’est Heinz Stahlschmidt. Et Bordeaux sera pour lui la terre de la naissance de l’amour de sa vie : celui qui naitra entre lui et une française, Henriette.

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Maria – Pierre Pelot


Quatrième de couverture :

Les Vosges sous l’occupation nazie. Maria est institutrice. D’une beauté saisissante, elle coule des jours insouciants avec son mari, Jean, patron du bistrot du coin. Lorsque les maquisards viennent la chercher à l’école devant ses élèves, ils promettent de la ramener bientôt, que tout ira bien… Commence alors le calvaire de Maria. Un calvaire qui durera toute sa vie. Car voilà : Jean est un traître, un collabo, et beaucoup sont morts par sa faute. Pour l’avoir aimé, Maria sera battue, torturée puis violée, avec à jamais gravé en elle la disgrâce et la cruauté de ceux que la France élèvera bientôt au rang de héros. Elle n’en parlera à personne. Cinquante ans plus tard, un jeune homme arrive dans cette vallée par une nuit neigeuse. Il vient rendre visite à l’une des pensionnaires de la maison de retraite. La voix fatiguée d’une conteuse sur les ondes d’une radio locale l’accompagne dans son périple nocturne. Pour ses auditeurs, elle évoque l’histoire de ces terres où gèlent les eaux de la Moselle. Les fantômes du passé planent sur son récit. Avec Maria, Pierre Pelot revient à sa géographie intime, honorant, dans cette langue percutante et sensible, la mémoire d’une région aussi écorchée que son personnage. Alors que la neige fond et devient boue, visages des résistants et des nazis se confondent.

Mon avis :

Plongez, avec ce roman, dans un très court roman historique au coeur de la Lorraine et plus précisément du pays vosgien. Pierre Pelot fait preuve d’un esprit de synthèse très développé et tout à fait maîtrisé, qui permet, en 134 pages, de nous raconter plusieurs histoires.

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Combattant de la France Libre – Jean-Mathieu Boris

Quatrième de couverture :

« Jean-Mathieu Boris est l’un des héros de l’épopée militaire de cette France Libre hétérogène, mais unie par une passion qui en a fait la plus grande aventure collective française du XXe siècle. »
Jean-Louis Crémieux-Brilhac

Au mois de juin 1940, alors que le sort de la France semble avoir définitivement basculé, quelques hommes refusent de baisser les armes face à l’hydre nazie et la compromission de Pétain. Cette poignée d’hommes va constituer la France Libre. Jean-Mathieu Boris est l’un d’eux.
A 19 ans, il rejoint Londres où le général de Gaulle vient de créer les Free French Forces. Devenu aspirant puis sous-lieutenant d’artillerie, il est de tous les combats d’Afrique du Nord au sein de la 1re division française libre du général Koenig, notamment ceux de Bir Hakeim et d’El-Alamein. Après le débarquement allié au Maroc, il participe à la création du 1er commando de France et prend le commandement d’un peloton qui combattra dans les Vosges et en Allemagne, où son courage sera toujours salué.
Par ce témoignage vivant et sensible, souvent bouleversant et toujours poignant, Jean-Mathieu Boris montre toute l’humanité de ces combattants passionnés animés par l’amour inconditionnel de la France et de la liberté.

Mon avis :

Grâce à l’émission « La Grande Librairie », j’ai découvert beaucoup de titres et d’auteurs ; Jean-Mathieu Boris et son livre sur la France Libre en font partie.

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Je vous écris du Vél’ d’Hiv. Les lettres retrouvées

Quatrième de couverture :

13 000 Juifs ont été arrêtés puis internés les 16 et 17 juillet 1942 lors du rafle du Vél’d’Hiv.
On a longtemps cru qu’il ne restait de ces journées qu’une seule et unique photo, quelques documents administratifs, et de trop rares témoignages. Récemment, au Mémorial de la Shoah, Karen Taïeb, responsable des archives, a découvert une poignée de lettres écrites dans l’enceinte même du Vélodrome d’Hiver et sorties clandestinement. Tous les auteurs de ces lettres ont été déportés. Parmi eux, seule une femme est revenue. Réunies ici pour la première fois, reproduites en fac-similé et retranscrites, ces lettres nous plongent de façon saisissante dans la réalité de cet épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis :

Voilà ce qu’il arrive lorsque la responsable des archives du Mémorial de la Shoah, Karen Taïeb, retrouve quelques lettres écrites lors de la Rafle des 16 et 17 juillet 1942 à Paris : un recueil de témoignages émouvants, des photographies, qui rendent terriblement humain cet évènement, que l’on connaît par les livres d’histoire ou les fictions.

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