Archives par étiquette : humour

Je veux un bébé tout de suite ! – Juliette Merris


MERRIS, Juliette. Je veux un bébé tout de suite !. Hugo et Cie, 2015, 125 pages, 12,95 €.


L’histoire :

Un couple souhaite avoir un bébé. Enfin, plutôt madame. Puis le chemin vers le désir d’enfant, la grossesse, l’accouchement, le bébé enfin là. Tout cette aventure racontée avec humour et tendresse à travers une bande dessinée humoristique.

Les illustrations :

Juliette Merris a créé des personnages aux traits parfois simplistes mais où les expressions sont parfaitement traduites sur les visages et les corps. Les dessins sont sympathiques sans être exceptionnels, selon les planches. Mais ils ne sont pas le plus importants puisqu’ils servent avant tout à servir une histoire (vécue par l’auteure ?) universelle.

Pour quel public ?

Il y a plusieurs publics cibles pour cette BD. Tout d’abord, ce sont plutôt les adultes qui seront intéressés par le sujet ; autant femme qu’homme et, que l’on veuille un enfant ou non, qu’on en ait déjà un ou non. Bref, une BD qui plaira à beaucoup de monde.

Ce que j’en ai pensé :

Globalement, j’ai trouvé cette bande dessinée superbe. Pas uniquement pour les dessins (ce n’est pas les meilleurs dans la catégorie des BD humoristiques filles) ou pour l’humour présent. Non. A vrai dire, cette bande dessinée c’est avant tout l’épopée d’une grossesse, de l’envie jusqu’aux premiers temps de vie à trois, quand rien n’est plus pareil.
Alors, évidemment, c’est une bande dessinée humoristique qui se veut dédramatisante sur un sujet très complexe et qui fascine autant qu’il effraie : la grossesse, l’accouchement, l’arrivée de bébé.
Mais pas que. C’est aussi les galères que rencontrent beaucoup de couples pour avoir un enfant : comptage des cycles indéfiniment, fausses couches, angoisses, rendez-vous infinis chez le gynécologue, aux laboratoires d’analyses, insémination… Et puis la grossesse et ses difficultés.
Et puis bien sûr, beaucoup de tendresse, et de situations cocasses, dans lesquels toute femme ayant eu un enfant se reconnaîtra forcément ! C’est délectable car on rit autant qu’on compatit sincèrement.

Je conseille  vraiment cette bande dessinée car elle traite le sujet du désir d’enfant et de la grossesse sous tous les angles : humour, tristesse, labeur, joie intense, amour et haine ! C’est un condensé d’émotions en quelques 120 pages, qui saura charmer ses lecteurs.

Les vacances d’un serial killer – Nadine Monfils


MONFILS, Nadine. Les vacances d’un serial killer. Pocket, 2012, 251 pages, 6,2 €.


L’histoire :

C’est l’heure du départ en vacances pour la famille Destrooper : Alphonse, Josette, les deux ados et mémé Cornemuse. Des vacances au bord de la mer mais pas aussi glamour que s’y attendait la famille : la pension est pourrie, la mer est loin et, surtout, il leur arrive des mésaventures plus loufoques les unes que les autres.

Éléments de réflexion :

Plonger dans un roman de Nadine Monfils, c’est une expérience en soi. Car vous n’aurez jamais lu d’histoire aussi déjantée, barrée, avec des personnages hideux, types les Bidochons en vacances version trash. Et en effet, ne vous attendez à rien, ne jugez pas, car clairement, on aime ou on déteste ! Mais pour sûr, ça vaut le coup de tenter l’expérience.

Ce que j’ai apprécié :

– Cette originalité dans la construction d’une histoire et de personnages jamais lu encore ailleurs. Qu’on aime ou non, voilà une auteure qui ne s’est pas laissée embarquer dans les carcans d’une édition facile pour être au top des meilleures ventes. Nadine Monfils a un univers tellement singulier qu’on se demande ce qui lui passe par la tête ! Le personnage de Mémé Cornemuse est d’ailleurs le plus farfelus et donc le plus représentatif de cet univers un poil barjo !

– J’ai aimé le côté Bidochon trash de cette famille, où chacun des membres s’aime bien plus qu’il aime les autres. Toujours prêts à faire des crasses aux autres ou à la vie en général. Mémé Cornemuse tient la médaille de ce côté-là, peut-être car au final, elle est la plus déjantée mais peut-être aussi la plus intelligente. Alphonse, le père sans illusions ; Josette, la mère qui rêve de paillettes ; Steven et Lourdes les deux ados paumés mais surtout étrangement malsains dans leurs comportement envers les autres. Puis le fameux serial killer en vacances qui n’est peut-être pas le plus horrible personnage de ce récit, bien au contraire !

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– Le côté vraiment décalé de l’histoire est très spécial car il ne permet pas de s’attacher aux personnages, quels qu’ils soient. Tout est trop, dans ce livre. Ce qui apporte parfois de la lourdeur dans le récit qui, pourtant, est court.

En bref ?

Peut-on parler d’OVNI littéraire ? Je ne sais pas pour la forme et le style, mais pour l’histoire en elle-même oui.

Je ne suis pas un produit fini – La p’tite Blan

28901_couv.pdf, page 1 @ Preflight (2)


La p’tite Blan. Je ne suis pas un produit fini. Blandine Lacour, 2014, 95 pages. 8,50 €.


L’histoire :

Blan, auteure et personnage principal du livre, s’est fait larguée par sa copine. Énième histoire d’amour, énième rupture. Dur.
Cette bande dessinée (ou livre illustré) est le journal ; pas si intime ; de cette histoire et déception amoureuse et du mois de deuil qui s’en suit.

Les illustrations :

L’illustrateur est Galou (meilleur ami de la p’tite Blan in real life). J’ai adoré ses dessins très stylisés mais qui conviennent parfaitement à l’histoire. Et l’humour qui filtre de son coup de crayon est délicieux.

Pour quel public ?

Ouvrage destiné à un lectorat adulte et sensible à l’humour un peu noir !

Ce que j’en ai pensé :

Dévoré d’un seul trait, j’ai trouvé ce mini-livre (format minuscule) absolument délectable ! Un condensé d’humour (noir, c’est encore meilleur), de vraies-fausses leçons sur le « bien-aimer » en couple, et surtout des mots et des dessins pour traduire la difficulté des ruptures amoureuses, l’envie d’en finir (même on n’est plus ado, si, si).
Puis le fait de rebondir, de se rendre compte qu’en fait, on ne savait pas aimer jusqu’à présent, qu’il faut qu’on apprenne à gérer nos angoisses (bonjour monsieur le psy !). Car, en vrai, quand on naît, on est loin d’être un produit fini, parole de p’tite Blan !

⇒ Tout ça pour vous dire, amis lecteurs, que je vous recommande cet ouvrage ! Et aussi je vous encourage à aller zieuter du côté de la maison d’éditions Blandine Lacour, dont toutes les parutions me font maintenant envie !

La femme parfaite est une connasse – Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

Guide de survie pour les femmes « normales »


Quatrième de couverture :

Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné…

Mon avis :

Et voilà pour le dernier livre de la collection Humour de J’ai Lu qui est sorti aujourd’hui en librairie. Et, pour faire simple, il est aussi excellent, si ce n’est mieux, que les deux précédents (« Zéro pointé ! » et « Mes parents font des SMS »).

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Samantha bonne à rien faire – Sophie Kinsella

Quatrième de couverture :

Pas de soirées, pas de week-ends, pas de vacances, pas d’amoureux : Samantha, la trentaine, ne vit que pour son boulot d’avocate d’affaires, et pour l’importante promotion dont elle devrait bientôt bénéficier. Hélas ! elle commet une grosse boulette. En une journée, elle fait perdre à son meilleur client plus de cinquante millions de livres. Désespérée, elle prend le premier train pour la campagne et, sur un malentendu, se fait embaucher comme gouvernante chez un couple de charmants excentriques. Micro-ondes, fer à repasser, aspirateur, Samantha va découvrir un monde inconnu peuplé d’objets étranges. Et comprendre qu’on peut avoir 168 de Q.I. et ne pas savoir mettre en route une machine à laver. Mais, surtout, Samantha va réaliser, entre deux tournées de lessive, que le bonheur est peut-être dans le pré…

Mon avis :

Nouvelle lecture de Sophie Kinsella et encore un excellent moment de détente littéraire. C’est drôle, tendre et léger, comme tout bon roman de chick-lit qui se respecte.

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