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Malcolm le sulfureux, t.1 – Katy Evans


EVANS, Katy. Malcolm le sulfureux, t.1. Hugo et Cie, coll. New Romance, 2017, 416 pages, 17 €.



L’histoire :

Mystérieux. Privilégié. Légendaire. Malcolm Kyle Preston Logan Saint, le businessman le plus sexy que Chicago n’ait jamais connu, ne vit que pour l’argent et les femmes. Beaucoup de femmes.
Toute sa vie, il a été harcelé par la presse dont le seul but est de prouver que sa vie, en apparence parfaite, n’est que mensonges et faux-semblants. Depuis qu’il est sur le devant de la scène, ses secrets sont plus en danger que jamais, mais il est bien décidé à les garder enterrés.
Plus pour très longtemps…
Chargée d’enquêter sur Malcolm et de révéler sa personnalité sulfureuse, Rachel Livingston est une jeune et séduisante journaliste. Elle travaille pour Edge, un magazine proche de la faillite. L’avenir de l’entreprise repose sur les révelations qu’elle écrira sur Malcolm Saint.
Déterminée à faire de cette histoire le tournant que sa carrière attend, elle n’aurait jamais pensé que le playboy puisse changer sa vie.
Succombera-t-elle à la tentation que représente Malcolm le sulfureux ?

Ce que j’en ai pensé :

Je connais Katy Evans grâce à sa série Fight for love que j’avais globalement beaucoup aimé. Ici, on change d’univers, puisque l’on n’est plus du côté du sport et de la boxe, mais du côté du journalisme et des jeunes patrons riches.
Car, oui, cette romance reprend l’idée d’un duo dans lequel l’homme de vingt-sept ans est richissime et collectionneur d’aventures amoureuses (« amoureuses » étant un grand mot !). Evidemment il est beau, attire les convoitises et n’aime aucunement qu’on lui refuse quelque chose.
Rachel est une journaliste dont le travail est en péril puisque le journal pour lequel elle travaille menace de mettre la clé sous la porte. Il faudrait un article sulfureux pour faire remonter les ventes. Et cet article, c’est du people sur le célèbre Malcolm Saint.

C’est une romance érotique dans le plus pur style de ce qui se fait actuellement et qui plaît aux lectrices. Et je dois bien avouer que, bien ce ne soit pas original dans la thématique, j‘ai aimé, été happée par l’histoire et les personnages et j’ai lu ce premier tome très vite.
D’ailleurs, la fin nous laisse sur les dents ! Vivement le mois prochain pour avoir la suite !

C’est bien écrit, et j’aime les personnalités qui se dégagent de ce premier volet. Notamment les amies de Rachel et les potes de Malcolm. J’ai comme l’impression qu’il y aura plusieurs tomes et que l’on découvrira cette large bande. En tout cas, je l’espère car il y a un vrai potentiel.

Pour les amateurs indécrottables, je vous le conseille vraiment car vous allez aimer ! Pour les lecteurs lassés, qui n’aime pas les histoires qui se ressemblent, vous risquez d’avoir l’impression de déjà-vu.

⇒ En bref ?

Finalement, en ce qui me concerne, j’ai encore fait ma midinette et adoré cette lecture. Ce sont des lectures faciles, good vibes, qui permettent de se détendre sans la tension qui émanent des lectures thrillers que j’affectionne aussi.

Je conseille si vous aimez…

– les romances érotiques adultes (non adolescentes)


Tête brûlée. Femme et reporter de guerre – Catherine Jentile

Quatrième de couverture :

« Couvrir » les guerres pour la télévision est plutôt considéré comme un métier d’hommes et pourtant, depuis plusieurs années, les femmes s’imposent sur ce terrain. Parmi elles, un visage, une voix, ceux de Catherine Jentile. La guerre du Liban, la guerre Iran-Irak, l’Algérie, l’Afghanistan, les Territoires palestiniens, Israël, la Russie, les Balkans…, elle rend compte des soubresauts tragiques de la planète pour les journaux télévisés de TF 1. Mais une vie de grand reporter ne se limite pas à des interventions sur l’écran et Catherine Jentile témoigne ici de l’envers du décor: les départs précipités, la vie au quotidien sur le terrain, son cortège d’angoisses, de rencontres, de désespoirs et de fous rires. Souvenirs indélébiles pour cette passionnée d’information à qui ne sont pas épargnées parfois les situations les plus loufoques ; par exemple, un jour qu’elle est en direct au téléphone, au milieu d’une fusillade, n’entend-elle pas la régie lui réclamer: « Tu pourrais pas aller plus loin ? Il y a trop de bruit autour de toi ! »

Une existence hors du commun pour cette journaliste qui avoue une terrible phobie de l’avion ! Un texte plein de larmes, d’émotions, de tragédies et d’humour décapant.

Catherine Jentile est grand reporter à TF1, prix Albert-Londres 1998, spécialiste du Proche-Orient.

Mon avis : 

Ce livre est un témoignage passionnant d’une femme grand reporter (notez qu’il s’agit d’un des métiers où, grammaticalement parlant, il n’existe pas de féminin), Catherine Jentile, qui nous raconte son métier et sa philosophie de vie.

Il ne faut pas un caractère type pour devenir grand reporter. Evidemment, une dose de folie, de curiosité et d’aventure sont nécessaires. Mais, le caractère de ces personnes se développe à partir de ce métier. Catherine Jentile nous montre les aspects difficiles pour créer un environnement familial (sans jamais parler de son cas personnel : a-t-elle un mari, un compagnon ?), la claustrophobie, l’extrême sensibilité au bruit, la peur de la banalité et du repos que peut ressentir toute personne vivant à cent l’heure dans sa vie professionnelle.
Le métier est très bien rendu ici : la narratrice nous raconte les départs précipés quasi constants, les rencontres, les pertes d’êtres chers ou d’inconnus à qui l’on s’attache le temps d’un reportage, mais aussi les collègues qui ne peuvent être que des amis, les fous rires en passant par le fait d’être une femme dans ce métier à priori masculin. La pudeur de l’auteur, la culpabilité qu’elle peut ressentir en rentrant en France ayant l’impression d’abandonner des malheureux à l’horreur de la guerre.
C’est vraiment un témoignage très intéressant et tout en modestie.

Le style du livre est assez étrange. Des paragraphes qui s’enchaînent parfois sans beaucoup de lien : un mot d’une fin de paragraphe fait rebondir l’auteur sur une autre facette du métier, sur une anecdote (foisonnantes dans l’ouvrage). Cela peut être un peu dérangeant dans le sens où on peut se sentir perdu. C’est un flot d’informations, comme un flot d’émotions lancées presque au hasard et qui soulage le corps et l’esprit. Je l’ai en tout cas ressenti comme ça.

En résumé, un beau témoignage comme je les aime.