Archives par étiquette : légende

Brocéliande – Pierre Pelot

Quatrième de couverture :

Brocéliande, forêt mystérieuse et vibrante de légendes : un monde rempli de promesses et de frissons, un trésor pour les archéologues en plein cœur de la Bretagne. Aux portes de cette forêt, la faculté de Rennes. Chloé Séverin vient y terminer son doctorat en archéologie. Spécialité : histoire celte. Terrain de recherche : un vaste cimetière celte tout juste découvert au cœur de Brocéliande. A la veille de la rentrée, sur le campus désert, Chloé est témoin d’un crime horrible commis par une créature qui lui semble n’avoir rien d’humain. Elle échappe de justesse à l’assassin et prévient la police, qui découvrira que le cadavre de la victime a disparu. En vain, elle tentera de convaincre les policiers qui refusent de croire à son histoire. L’année universitaire débute. Chloé, étrangère à cet univers clos, cherche à se faire des amis alors que de mystérieux événements surviennent autour d’elle. Un climat d’angoisse s’installe. L’assassin est là, de plus en plus proche. Qui menace Chloé ? Au cœur de quelles étranges intrigues est-elle tombée ? Avec l’aide d’un étudiant, Erwann, Chloé lutte alors pour découvrir la vérité tandis que Gilles, nouveau venu à la fac, croise sans cesse son chemin. Toutes les pistes convergent vers la forêt de Brocéliande, creuset des légendes celtes, sur le site de très anciennes sépultures. Mais en exhumant ce qui doit rester enfoui, Chloé ne risque-t-elle pas de réveiller des forces d’une sauvagerie oubliée ?

Mon avis :

Une fois n’est pas coutume. Nous avons l’habitude des livres adaptés au cinéma ; mais sachez qu’il existe également des films novélisés. C’est la cas avec Brocéliande, que Pierre Pelot, écrivain prolifique, a décidé de transmettre à ses lecteurs.

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Savoie, une montagne de légende – Lucien Chavoutier

Quatrième de couverture :

« Tous les pays qui n’ont plus de légendes seront condamnés à mourir de froid… »
Patrice de La Tour du Pin.

Mon avis :

Entre Histoire et légendes, le fossé semble immense. Les légendes n’en sont pas moins aussi importantes que l’Histoire. Elles véhiculent une histoire populaire, un témoignage de la vie à une époque et un lieu donné. Lucien Chavoutier nous les présente comme des compléments à l’Histoire que l’on nous conte traditionnellement.

Ici, c’est la Savoie qui est traitée mais également toute la chaîne alpine. Quelles légendes se sont créées ? A partir de quels évènements ? Quelles sont leurs particularités ? Au travers de quinze chapitres thématique, l’auteur nous entraîne dans la Savoie d’antan et dans l’imaginaire collectif de ses populations paysannes montagnardes.
L’on apprend notamment le mystère engendré par les Alpes, cette chaîne de montagnes magnifique, fascinante, mais aussi mystérieuse et parfois dangereuse. L’on apprend également la vie quotidienne des villageois, la relation entre les individus mais les rapports des hommes avec une nature très riche, qu’elle soit animale ou végétale.

Avec un effort certain de vulgarisation, l’auteur entraîne le lecteur familier vers des lieux connus de lui (notamment des villages savoyards de Maurienne et Haute-Maurienne) mais dont les légendes qui s’y attachent peuvent lui échapper. 
Pour ma part, j’ai beaucoup aimé retrouver les légendes autour du Diable, très présentes dans la région. Notamment celle du diable et du Pont du Diable à Bessans, village et station d’hiver que je connais bien.

L’auteur explique que les légendes sont essentielles pour l’Histoire. En la complétant, elle ne la renie pas. En effet, il explique assez bien que les populations ne sont pas naïves au point de prendre à la lettre les fables racontées lors des veillées. Cela permet simplement de créer des historiettes autour de fait divers : des gros blocs de pierre charriés par les glaciers ; les edelweiss, ces magnifiques fleurs qui ne poussent qu’entre 1000 et 3000 mètres d’altitude ; etc.

Plus qu’un recueil de légendes, ce livre est donc également un essai sur le rôle et la valeur de celles-ci. Une bibliographique très complète montre l’important travail de documentation de l’auteur (108 références sont citées dans le livre et reprises en fin d’ouvrage).
Je ne peux que recommander cette lecture aux savoyards et haut-savoyards. Pour les autres, n’hésitez pas à vous procurer des livres de cet acabit mettant en scène votre région. Très enrichissant.

La prophétie Charlemagne – Steve Berry

Quatrième de couverture :

An 1000. Aix-la-Chapelle. Othon III, roi de Germanie, pénètre dans le tombeau de Charlemagne, inviolé depuis 814. Parmi de nombreuses reliques, il y découvre un étrange manuscrit, couvert de symboles inconnus.

1935. Allemagne. Himmler crée un groupe spécial d’archéologues et d’ésotéristes chargés de se pencher sur les racines de la race allemandes, des Aryens aux chevaliers teutoniques. Dans la sépulture d’un proche de Charlemagne, ceux-ci trouvent un manuscrit montrant les mêmes symboles que ceux découverts neuf siècles plus tôt à Aix-la-Chapelle.

2008. Afin d’élucider la mort mystérieuse de son père, Cotton Malone va devoir déchiffrer les énigmes entourant ces deux manuscrits. Du coeur de l’Allemagne aux glaces de l’Antarctique, en passant par un monastère de la région de Toulouse, c’est un puzzle passionnant qui l’attend, à travers l’histoire, les cultures et les civilisations.

Fourmillant de détails passionnants, depuis le formidable bouleversement du savoir à l’époque de Charlemagne jusqu’aux expéditions nazies au pôle Sud et au Tibet, ce roman exceptionnel ensorcelle le lecteur de la première à la dernière ligne.

Mon avis :

Pour ensorceler, il ensorcelle, ce roman de Steve Berry ! Un délice cette lecture. Je connaissais l’auteur et ses ouvrages de noms, sans plus. Je savais simplement qu’il fallait que je le découvre puisqu’il écrit le genre d’histoires qui me transcendent. L’occasion du partenariat avec Le cherche midi a donc été une parfaite aubaine.

Le roman est découpé en plusieurs chapitres (94 au total). Steve Berry alterne plusieurs récits, tous reliés de près, mais mettant en scène beaucoup de personnages. Autant qu’au début, je me suis sentie un peu perdue. Je n’arrivais plus à savoir qui était qui, assez déstabilisant. Puis, j’ai fini par les connaître et à bien entrer dans l’histoire. Et quelle histoire !
Même si dans sa « Note de l’auteur » S.B. nous dit ne pas s’être basé sur le mythe de l’Atlantide, la lectrice que je suis a vu une légère référence.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le rôle de chacun des personnages. Surtout le héros, Cotton Malone, que j’ai vraiment envie de découvrir grâce aux précédents livres de l’auteur. Ensuite, j’ai apprécié les flash-back dans le passé, tant à l’époque de Charlemagne, qu’à l’époque de la Seconde guerre mondiale ou encore de l’expédition du NR-1A (sous-marin fictif) en 1971. Ces passages sont repérables par l’italique.
Le lecteur découvre les indices en même temps que les personnages grâce à de nombreux dessins et de pages des manuscrits numérisés (très réaliste !).

L’alternance du présent et de l’Histoire est vraiment excellente : si on aime ce genre, on se régale ! Tout cela agrémenté du suspense du thriller, de quoi passer un très bon moment.

Remerciements :

Ce livre m’a été offert dans le cadre d’un partenariat entre le forum Partage Lecture et les éditions Le cherche midi ! Je vous remercie de tout mon cœur pour cette belle découverte !

Le chien de Dieu – Patrick Bard

Quatrième de couverture :

Les armées de Bonaparte pillent le Vatican. En subtilisant des manuscrits à la convoitise des français, Antonin Fages, prêtre et bibliothécaire, tombe sur une étrange confession : la clé pour résoudre l’énigme de la Bête qui terrorisait les campagnes françaises trente ans plus tôt. Certains sont prêts à tuer pour s’emparer du texte, obligeant le prêtre à s’enfuir. Recèlerait-il de plus grands secrets encore ?

Mon avis :

Un thriller sur fond historique ? Ce roman en est bien l’illustration. Au cours de ses 525 pages, l’auteur nous entraîne dans une histoire se déroulant sur trois strates différentes. Nous suivons Antonin Fages en 1798, alors qu’il est bibliothécaire dans une prestigieuse bibliothèque à Rome (la Vaticane). Le personnage est français mais exilé en Italie suite à ses idées révolutionnaires. Il a une cinquantaine d’années. Puis, il découvre le manuscrit controversé et là, l’auteur nous plonge dans sa lecture pendant une bonne partie du livre. Cette lecture a ensuite pour effet de replonger Antonin Fages dans ses souvenirs d’enfance.

C’est à travers les souvenirs d’Antonin que l’on plonge littéralement dans le sujet historique du roman. Nous sommes téléportés en plein cœur du Gévaudan, à l’époque où sévit la Bête. La description de chaque scène est un plaisir dans cet ouvrage ! On se retrouve au milieu des forêts humides et denses du pays à traquer la Bête. J’ai eu beaucoup de plaisir à m’imaginer les paysages de cette contrée françaises.

De plus, le roman nous offre un panel d’éléments très intéressants sur la vie paysanne de cette époque. Les régions du centre de la France sont éloignées géographiquement de toute métropole. Si tant est qu’elle soit en plus entourée de montagnes, l’isolement est total. Au début des attaques de la Bête, en 1764, le tout Paris et notamment Louis XV est affolé et met tout en œuvre pour y mettre un terme. Le livre montre effectivement qu’un nombre important de battues sont effectuées. Cependant, lorsqu’un envoyé du roi annonce avoir tué la Bête, s’en est finit. On ressent le désespoir des habitants alors que les attaques continues mais que la capitale ne réagit plus. Finalement, on a l’impression que personne n’a vraiment cru à ce fléau.

L’auteur a su me passionner par son récit. Le choix de l’histoire de la Bête du Gévaudan est intéressante car, au final, nous n’avons jamais su ce qu’était ce fléau. Un auteur a donc tout le loisir de laisser parler son imagination. Ici, Patrick Bard nous donne une version tout à fait vraisemblable.
A savoir que la Bête du Gévaudan a réellement existé. Patrick Bard a d’ailleurs consulté les registres paroissiaux entre 1764 et 1767 et l’on dénombre plus de 150 morts dû certainement à cette Bête.

Pour plus d’informations sur cette atroce histoire, rendez-vous sur un site amateur dédié : La Bête du Gévaudan.

L’autopsie de Satan – Luis de la Higuera

Quatrième de couverture :

1655. Alors que les cardinaux réunis au Vatican s’apprêtent à le choisir pour pape, Umberto Donatelli est pris d’une terrible angoisse. Un secret le ronge au point de le faire douter de son destin. Une peur née de la découverte d’étranges reliques dans un petit village du sud de la France.
Décidé à percer ce mystère, il part pour la Provence et croise le chemin de Zénon de Mongaillac, un jeune médecin qui croit plus à la science qu’aux malédictions ancestrales.
Guidés par la belle Agnès, que certains accusent de sorcellerie, les deux compères vont devoir affronter que les légendes. Une vérité dont dépendent leurs vies et l’avenir de la papauté : on aurait retrouvé le squelette de Satan…

Mon avis :

Fin XVIIe siècle, le christianisme a une place privilégiée en Europe et les non-croyants sont des d’hérétiques. C’est dans ce contexte que sont retrouvés les restes quasi intact de… de quoi ? Toute l’intrigue du roman tourne autour de cette question.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que je souhaitais lire depuis longtemps ! Les personnages reflètent le climat de cette époque : des croyants qui suivent l’église aveuglément (tant au niveau du bas peuple, les paysans, que le clergé) ; des hommes d’église haut placés mais clairvoyants quant aux apports de la science ; des savants athées ; des femmes traitées de sorcières pour leur connaissance des bien-faits des plantes.

Un roman qui se lit très bien, des personnages attachants… un bon ensemble pour passer un agréable moment de lecture.