Archives par étiquette : livre

Challenge Rentrée littéraire 2011 – Les agents littéraires



Les agents littéraires, c’est un super site dont l’idée est de faire découvrir des petites maisons d’éditions et des auteurs auto-édités. J’ai eu la chance de découvrir quelques titres grâce à eux et c’est cela qui m’a donné envie de participer à ce challenge dont voici le principe :

Jusqu’au 30 novembre 2011, l’idée de lire des livres publiés par un petit éditeur/ éditeur indépendant et de le faire partager sur le site des agents littéraires (et sur mon blog aussi bien sûr).


EDIT 25 novembre :

Pour moi, ce challenge est maintenant terminé ! Je m’en sors avec une médaille d’argent.
Voilà le bilan de mes lectures et les liens vers mes articles :
 
1/ Ecrivain et oiseau migrateur, de Alain Mabanckou – André Versaille éditeur (site)

2/ Images d’Epinal, d’Hervé Mestron – Editions Symétrie (site)

3/ Jusqu’à la folie, de Jesse Kellerman – Editions des Deux Terres (site)

4/ Esteb entre deux mondes, de Karine Carville – Auto-édité (site)

5/ Yrmeline et le château du Graal, t.2, de Bleuette Diot – Editions Pierregord (site)

6/ Contractors, de Marc Wilhem – Scrinéo Editions/Les Carnets de l’Info (site)

Swap Mini budget Maxi plaisir



Sur Livraddict, beaucoup de challenges et swap sont organisés. Je ne participe pas à beaucoup d’entre eux, mais pour celui-ci, il s’agissait d’envoyer un ou plusieurs livres de notre bibliothèque. Premièrement, ça fait de la place et deuxièment ça permet à d’autres personnes de découvrir des lectures.
Et des livres à envoyer, j’en avais pas mal donc je me suis lancée !

Et voici le colis que je viens tout juste de recevoir de ma swappée, Sindy



Alors j’ai donc eu le droit à des petits paquets de Dragibus ! Bon, je suis déjà en train d’en manger évidemment. 😉 Puis deux livres ; Robe de marié de Pierre Lemaitre que ça fait super longtemps que je veux le lire !! Et Mal de pierres , un petit roman d’une auteure italienne que je ne connais pas du tout et qu’il me plaira de découvrir !

J’ai envie de dire, deux belles lectures en perspectives et ça, ça fait très très plaisir ! Merci Sindy 😀 

La cote 400 – Sophie Divry

Quatrième de couverture :

Elle rêve d’être professeur, mais échoue au certificat et se fait bibliothécaire.
Esseulée, soumise aux lois de la classification de Dewey et à l’ordre le plus strict, elle cache ses angoisses dans un métier discret. Les années passent, elle renonce aux hommes, mais un jour un beau chercheur apparaît et la voilà qui remet ses bijoux. Bienvenue dans les névroses d’une femme invisible. Bienvenue à la bibliothèque municipale, temple du savoir où se croisent étudiants, chômeurs, retraités, flâneurs, chacun dans son univers.
Mais un jour ce bel ordre finit par se fissurer.

Mon avis :

Comme j’ai un peu travaillé en bibliothèque, j’ai tout de suite accepté d’emprunter ce livre quand une ancienne collègue me l’a mis entre les mains ! Un humour pince-sans-rire, mordant, pour 65 pages de texte brut, écrit en bloc. Aucun alinéa ou saut à la ligne ne vient soulager le lecteur. Les 65 pages relatent un discours de deux heures, qu’une bibliothécaire que je qualifierais d' »à l’ancienne » tient à un lecteur qui est resté enfermé toute la nuit au sous-sol de l’établissement, rayon Géographie.

Que dire de cette lecture ? Plutôt étrange en fait. Une femme qui doit approché de la cinquantaine, qui n’est pas bibliothécaire par désir et qui fusille son métier tout en le défendant bec et ongle ! Car au fond, on est en face d’une amoureuse des livres, qui croit réellement que le livre est un outil socialisant qu’il faut démocratiser, notamment en ne rabattant pas les oreilles avec un elitisme qui fait qu’il faut « lire les classiques » et le reste n’est que futilité.
Ce monologue, c’est aussi une avance rapide qui retrace l’histoire de l’institution bibliothèque avec passion.

Une histoire d’amour unilatéral de la bibliothécaire pour un de ces rares lecteurs (elle se trouve au rayon situé au sous-sol) vient alimenter l’histoire. Mais j’avoue ne pas en avoir totalement saisi le sens. Quel est l’intérêt de celle-ci ? Un peu de piment dans la vie plate et ennuyante de la protagoniste, ou alors l’auteur a voulu transmettre autre chose ? Quoiqu’il en soit, ça m’intrigue.

Finalement, une lecture sympathique mais qui me laisse un sentiment un peu mitigé. D’autant que le titre aurait mieux fait de s’appeler « La cote 900 » (classification pour la géographie) puisque c’est dans ce rayon que travaille l’héroïne. Ici aussi, un mystère pour moi !

84, Charing Cross Road – Helene Hanff

Quatrième de couverture :

Par un beau jour d’octobre 1949, Helene Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l’intime, presque à l’amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.

Mon avis :

Après avoir pas mal d’avis très positifs sur ce petit livre, j’avais réellement envie de le lire. Et là, le livre refermé, je me dis que je suis contente de l’avoir pris à la bibliothèque et de ne pas… l’avoir acheté ! Pourquoi ? Je n’ai pas saisi l’intérêt de ce livre, il ne m’a pas plu. Alors certes, c’est assez émouvant une correspondance et une fidélité presque amoureuse entre Helene Hanff et Franck Doel, vendeur dans une librairie de livres d’occasion londonienne. Le fait que cette histoire soit réelle est touchante, mais j’avoue ne pas comprendre pourquoi le livre a autant plu, d’autant plus au point d’en faire un film.

Le personnage de Franck Doel est assez intéressant : il est totalement dévoué à sa cliente, qui devient une amie et bien plus que ça, de par l’envoi de nombreux colis, notamment juste après la guerre, une période dure où il est encore question de rationnement en Europe.
Mais alors Helene Hanff ne m’a pas été sympathique du tout. Comme certains autres lecteurs, j’ai eu l’impression qu’elle prenait très souvent Franck pour son commis, son obligé. Le ton de beaucoup de ses lettres est dur, colérique, qui est souvent marqué par l’emploi de mots voire en phrases entières écrites en majuscules.

Pour finir, j’ai évidemment aussi retenu la passion qu’engendre les livres pour cette femme (ce qui justifie son obsession !).

Personne n’y échappera – Romain Sardou

Quatrième de couverture :

New Hampshire. Hiver 2007.
24 corps sont découverts dans le sable enneigé d’un chantier d’autoroute. 24 cadavres. Tués d’une balle en plein cœur, sans aucune trace de lutte.
Sacrifice d’une secte ? Suicide assisté ? Gigantesque règlement de comptes ?
Plus incroyable encore : personne ne les réclame. Pas un mari inquiet, pas une mère affolée, pas un collègue de bureau ne prend contact avec la police.
Le même soir, Frank Franklin, 29 ans, jeune professeur de littérature, arrive pour son nouveau poste dans une université qui jouxte le chantier des 24. Très vite, quelque chose l’inquiète sur le campus. Bientôt, il va comprendre qu’il a été entraîné dans un terrifiant jeu de dupes…

Mon avis :

Voilà un nouveau style que je découvre pour Romain Sardou : cet auteur excelle vraiment ! Il faut dire que c’est une bonne histoire qu’il nous offre là. On découvre au fil du roman un serial killer au plus haut point de la perversité. Le tueur romancier dans son  apothéose.
Le jeune professeur de littérature n’est pas au bout de ses peines… et le lecteur non plus ! Lorsque l’on croit que l’histoire est terminée, ce n’est qu’un leurre : cela enchaîne de plus belle pour terminer d’une façon plus que déroutante !

Même si ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai lu, il fait parti du top 20 ! Décidément, Romain Sardou est un auteur vraiment éclectique. Il joue avec tous les styles, pour le bonheur de chacun.