Rush, t.4 : Chasse à l’homme – Phillip Gwynne

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GWYNNE, Phillip. Rush, t.4 : Chasse à l’homme. Casterman, 2015, 270 pages, 15 €.


L’histoire :

Pour Dom, la vie n’est pas de tout repos. Depuis qu’il a quinze ans, en tant qu’aîné masculin de sa famille, il se doit de se tenir à disposition de la Dette, autrement dit la mafia, pour effectuer six contrats. Sous peine de représailles physiques s’il ne s’y tient pas. Alors qu’il va passer un moment en Italie pour les jeux olympiques de la jeunesse, le quatrième contrat arrive…

Ce que j’en ai pensé :

– Un quatrième tome qui ne perd pas en rythme, bien au contraire. Je trouve cette saga particulièrement bien construite et très alléchante pour les jeunes garçons. Filles aussi, mais les histoires, les couvertures tout comme le personnage principal qui est un garçon, amène à penser que les garçons seront plus sensibles à l’histoire de Dom.
Pour ce quatrième contrat, j’ai aimé quitté l’Australie pour me retrouver en Italie, terre des ancêtres de Dom Silvagni. Là-bas, il va se retrouver face à ses racines et à des secrets qu’il était loin d’imaginer. Et l’auteur n’est pas en reste en terme de suspense car, à la fin du livre, les réponses concernant ces secrets ne nous sont pas données ! Aussi, l’envie d’avoir le tome 5 entre les mains est bien présente !

– Concernant l’histoire, comme d’habitue, on suit à la fois la vie d’un adolescent de quinze passionné de sport et son aventure pour la Dette. Néanmoins, j’ai été surprise que cette seconde partie n’apparaisse qu’à la moitié du livre seulement. J’ai trouvé que cela était un peu trop long sachant que le thème du livre ; et de la saga ; est avant tout les contrats à remplir pour la N’Drangheta.

– L’immersion en Italie dans ce livre est intéressante car on se frotte au milieu des mafiosi. Et ici notamment de l’opposition entre deux familles : celle de Dom, les Silvagni, et le clan Strangio. Mine de rien, l’auteur parle d’un sujet très important pour ce pays, à savoir les histoire de vengeance, oeil pour oeil, dent pour dent. D’où le fameux chapitre « Il tuo sangue » où on fait comprendre à Dom que ce n’est parce qu’il n’a pas lui-même commis un crime qu’il ne doit pas payer de son sang. Je ne sais pas si les jeunes lecteurs y seront sensibles, mais j’aime qu’une saga jeunesse traite de ces réseaux mafieux.

En bref ?

Encore une fois, ce tome quatre est à la hauteur de la saga, bien que le contrat est long à arriver. Néanmoins, j’apprécie toujours l’action et le rythme soutenu de l’histoire. La lecture en est très rapide et sera finalement bien addictive pour un jeune lectorat je pense.

Le combat continue. Résister à la Mafia et à la corruption – Roberto Saviano (trad. Marguerite Pozzoli)

Quatrième de couverture :

Le combat continue réunit des textes écrits pour une émission de « télévision citoyenne », conçue et présentée par Roberto Saviano, consacrée à l’Italie d’aujourd’hui – un programme plébiscité par le public transalpin. Le présent recueil témoigne de la rencontre entre un homme – Roberto Saviano, intellectuel et conteur hors pair, accusé par Silvio Berlusconi de donner une mauvaise image de l’Italie et adoubé par Umberto Eco qui voit en lui une personnalité intellectuelle de tout premier plan – et un pays, souvent décrit comme politiquement désabusé, en attente d’un profond changement. Il est ici question, entre autres, des mécanismes de censure mis en place par le pouvoir en vue de discréditer ses adversaires, de l’implantation de la criminalité organisée dans le nord de la péninsule, de la position de l’Église sur l’euthanasie, ou encore de l’impéritie de l’État face à la pollution à Naples comme au tremblement de terre de L’Aquila. À travers l’ensemble des sujets évoqués, se dessine en creux un portrait aussi saisissant que contrasté, sans fard et sans concession, de la société italienne contemporaine. Plus encore, en choisissant d’aborder ces différents thèmes non sous l’angle de l’analyse théorique mais sous celui de la fiction, Roberto Saviano donne aux fables qu’il invente et raconte – chacune en lien avec un problème ancré dans la réalité italienne – une résonnance universelle.

Mon avis :

Ce n’est pas sans me rappeler de l’histoire de Giovanni Falcone, ce juge italien figure de la lutte antimafia et assassiné en 1992, que je me suis lancée dans la lecture de ce roman-témoignage de Roberto Saviano.

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