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Bilan – Février 2015

Un mois de février encore très prolifique avec pas moins de 14 livres lus !

Et globalement de belles découvertes ce mois-ci, qui a été principalement placé sous le thème de la romance, il faut bien le dire 🙂


J’ai adoré et je conseille

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« Notre mère« , de Koren Zailkas : Un drame psychologique à la limite du thriller, dans lequel on rencontre un frère et une soeur qui sont les deux voix du roman et qui subissent le caractère pathologique horrible de leur mère. Terriblement bien fait.

« Journal d’une emmerdeuse« , d’Agustina Guerrero : Dans la lignée de Margaux Motin et Diglee. Si vous aimez ces deux illustratrices, vous aimerez Agustina Guerrero. Un dessin plus enfantin mais un humour tout aussi poilant !

« Mes sincères condoléances« , de Guillaume Bailly : La découverte du métier de croc-mort. Une véritable pépite, à la fois drôle, émouvant, terrible aussi parfois, sur les réalités d’un métier peu connu et qui, pourtant, est essentiel à notre quotidien. Mon conseil du mois.

« Femme interdite« , d’Ali Al-Muqri : Excellent roman sur la condition des femmes en république islamique, ici au Yémen. Et notamment du point de vue assez précis de la sexualité. C’est parfois cru, c’est sans concession, et ça fait indéniablement réfléchir sur ces pays où la femme est illicite par essence.

« Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste« , de Farid Abdelkrim : Le témoignage du parcours d’un homme qui a vécu l’organisation des Frères Musulmans en France de l’intérieur et qui en est sorti. Pour moi, un livre essentiel pour combattre les idées que ces extrémistes veulent inculquer aux plus faibles.

J’ai aimé

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 – « Les sirènes de Bagdad« , de Yasmina Khadra : Sur le thème du terrorisme dans les pays du Moyen-Orient, Yasmina Khadra est un auteur de référence. Ici, des personnages profonds et une réalité crue et terrible. Et en plus, c’est très bien écrit.

« Cinquante nuance de Grey« , de E.L. James : LE livre sulfureux qui a fait tant parler de lui et que j’ai lu à l’occasion de la sortie au cinéma de l’adaptation. Pas de la grande littérature mais moins terrible que ce que je pensais et surtout une vraie histoire d’amour que j’ai aimé.

« After, saison 1« , d’Anna Todd : Une romance young-adult érotique sous forme de gros pavé dont j’ai adoré les personnages et notamment Hardin le bad boy par excellence. On se sent retomber en adolescence.

« Wild seasons, 1 : Sweet Filthy Boy« , de Christina Lauren : LA nouvelle saga des auteurs de Beautiful… je ne pouvais pas passer à côté. Et en plus je l’ai lu en avant-première <3 Ravie de retrouver enfin une romance érotique légère, sans personnages torturés à l’extrême.

« Beautiful disaster« , de Jamie McGuire : Une romance young-adult érotique (encore !) dans la lignée des autres, avec une jeune fille innocente et un bad boy, mais là j’avoue avoir encore accroché. Malgré une fin un peu too much à mon goût.

« Cinquante nuances plus sombres« , d’E.L. James : L’histoire d’amour se précise entre Ana et Christian et c’est pour cela que j’ai aimé ce deuxième tome. Sinon, assez redondant dans l’ensemble. Et un Christian beaucoup moin sombre et plus gentillet que dans le premier tome. Ceci dit, je me laisse complètement prendre au jeu !

Lectures en demi-teinte

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« T’as le blues, baby ?« , d’Alessandra Sublet : Un témoignage intéressant sur le baby blues, un sujet encore tabou qui touche pourtant plus de futures et jeunes mamans qu’on le croie. Malheureusement, pas très bien écrit et beaucoup trop redondant à la fin.

« After, saison 2« , d’Anna Todd : Plus de 700 pages pour dire… grosso modo exactement la même chose que le premier à part quelques petites révélations. J’ai l’impression que l’auteur a voulu en faire des tonnes car la romance érotique est la tendance qui marche à fond en ce moment… Néanmoins je suis très attachée aux personnages !

Le coin des petits

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« Rush, t.4 : Chasse à l’homme« , de Phillip Gwynne est une saga parfaite pour les jeunes garçons d’une dizaine d’années. Des récits à la Mission Impossible, mettant en scène un ado de quinze ans. C’est bien fait, prenant, très rythmé.

« Le journal nul de mes amours nulles » de Bernard Friot : à partir de 8/10 ans, j’ai trouvé ce livre super sympa, notamment pour amener des enfants à la lecture. C’est ludique, changement de typographies, collages, etc.

Journal d’une emmerdeuse – Agustina Guerrero


GUERRERO, Agustina. Journal d’une emmerdeuse. Marabout, 2015, 160 pages, 17,95 €.


L’histoire :

Agustina Guerrero est une jeune femme de 30 ans, argentine vivant en Espagne qui, dans la lignée des Margaux Motin et autres Diglee, nous concocte, en dessins et avec humour, quelques anecdotes de sa vie de femme et d’amoureuse.

Les illustrations :

Des dessins très sympathiques, avec un trait résolument plus enfantin et moins réaliste que Margaux Motin, mais qui a vraiment du charme. C’est coloré et parfois très poétique, l’humour n’est jamais loin mais, sur certaines planches il est très discret et laisse plus de place à l’émotion.

Pour quel public ?

Les jeunes femmes ! Car on se reconnaît forcément dans certaines situations parfois très cocasses !

Ce que j’en ai pensé :

J’ai adoré ! Cette bande dessinée, cadeau de Saint Valentin, fut un régal, d’autant que je n’avais jamais entendu parler d’Agustina Guerrero et il me semble qu’il s’agit de son seul ouvrage paru en France. J’espère qu’il y en aura d’autres car le public des illustratrices comme Margaux Motin (Ok, je ne parle que d’elle mais c’est le fer de lance de cette génération d’illustratrices selon moi et puis elle est trop géniale d’abord !) ou Diglee sera forcément charmé.

Ma préférence dans ce recueil ? Les planches pleines de mini-illustrations sur les thèmes « Les choses que j’ai la flemme de faire », « Les choses que je fais » ou encore « Les choses qui me rendent nerveuses » parce que j’ai franchement ri ! C’est tellement juste et je m’y suis retrouvée à beaucoup de moments.

Les thèmes abordés sont universels et donc, marchent bien : l’amour, le travail, le sexe, les tâches du quotidien, la différence homme/femme.
Cette jeune trentenaire est vraiment attachante et pleine d’auto-dérision. En la suivant sur Internet, j’ai vu qu’elle venais d’être maman donc j’espère bientôt un volume sur la grossesse et la maternité ! A suivre, donc.

La sixième extinction – Guillaume Lebeau


LEBEAU, Guillaume. La sixième extinction. Marabooks, 2014, 381 pages, 19,90 €.


L’histoire :

Après « Le Troisième Pôle« , Smila Sibir et Ethan Terrel sont de retour. Leur combat contre les organisations mondiales à qui profitent le dérèglement climatique est loin d’être terminé.
Ici, c’est le père de Smila et notamment ses recherches sur les glaciers qui sont au coeur du roman. Pourquoi a-t-il été éliminé ? Qu’avait-il découvert de si compromettant ? Et surtout, qu’en est-il de cette mystérieuse « sixième extinction » ?

Éléments de réflexion :

Guillaume Lebeau signe ici son second thriller avec pour thème le très actuel dérèglement climatique.

Ce que j’ai apprécié :

– Tout d’abord, je me souviens avec beaucoup aimé le premier volet des aventures de Smila et Ethan, dans « Le Troisième Pôle« , il y a maintenant trois ans. Je savais qu’une suite allait être écrite, aussi j’ai été ravie de pouvoir lire ce deuxième opus, malgré qu’il soit beaucoup moins épais que le premier (quand on aime…).

– Toujours un thriller façon polar nordique, qui prend pour thème principal le dérèglement climatique : les thèses scientifiques, le climatosceptiques, les catastrophes naturelles, l’industrie économique qui est découle. Car ce qui m’intéresse particulièrement dans ce roman, c’est l’idée que l’humanité s’est résignée à courir à sa perte et que ce désengagement suicidaire profite à des groupuscules qui y voient l’opportunité de gagner toujours plus d’argent.

– L’organisation du roman est faite de cinq parties et un épilogue. Chacune des parties indique une extinction à l’échelle planétaire, comme par exemple la première extinction, il y a 440 millions d’années, où 85% des espèces marines ont disparu. Chacune des cinq extinctions est expliquée en quelques lignes : qu’en sera-t-il de la sixième ?
Les parties n’ont pas de lien avec ces extinctions ; il n’en ai même pas fait référence dans le roman en lui-même ; mais il s’agit plutôt de montrer que peu à peu on se rapproche chronologiquement de la sixième et de montrer qu’on n’y échappera pas, quoiqu’il se passe.

– J’ai beaucoup aimé l’hypothèse de la sixième extinction. J’ai trouvé la thèse développée par l’auteur excellente car parfaitement crédible. Et d’autant plus effrayante.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– Le point sur lequel j’ai le moins accroché, c’est sans aucun doute les personnages, auxquels je ne me suis pas du tout attachée. Ils ne sont pas antipathiques, pas désagréables d’une quelconque façon, mais leur personnalité n’a pas été un élément à part entière du livre.

– Ensuite, je regrette que la lecture du premier soit si lointaine car j’ai eu du mal à me souvenir des évènements et je trouve que cela m’a empêché d’apprécier ce livre-ci dans son entièreté. J’aurais presque dû relire le tome un avant de me lancer dans le deux.

En bref ?

Une seconde aventure très plaisante à lire. Par contre, je conseille vivement de lire le premier volet avant celui-ci, car de nombreuses références y sont présentes.

Cadre de lecture : Merci à Audrey de l’agence LP Conseils pour l’envoi de ce livre… dédicacé s’il vous plaît !

L’heure des fous – Nicolas Lebel

Quatrième de couverture :

Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard… Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

Mon avis :

Un thriller français écrit par un auteur peu connu, rien de tel pour attirer mon attention. D’autant que j’ai une bonne expérience des éditions Marabout (avec Le Troisième Pôle de Guillaume Lebeau) et que j’apprécie beaucoup leurs grands formats : souples et avec un bon confort de lecture. Le dernier point positif est le thème du polar : les SDF. Peu abordés en littérature, ils ont pourtant un bon potentiel romanesque.

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Cocktails, rumeurs et potins – Marisa Mackle

Quatrième de couverture :

Le monde superficiel des pigistes aux rubriques rumeurs et beauté, où les coups bas et ragots ont vite fait de fuser entre deux coupes de champagne. Fiona, 29 ans, se retrouve seule après que son petit copain soit parti avec sa coloc’. Or elle n’a pas les moyens de vivre seule car elle ne fait qu’enchaîner les missions d’intérim. Elle part donc en quête de la colocataire parfaite. Apparaît Bunny, oisillon égaré, qui emménage et prend peu à peu beaucoup de place dans sa vie. Fiona finit par trouver un boulot dans un magazine féminin. Très vite, elle se familiarise avec ce milieu, grâce à l’aide de AJ qui la prend véritablement en main, passant d’un happening à un cocktail, sachant profiter des bons côtés de son boulot sans s’y perdre. Mais AJ est-elle si gentille qu’elle en a l’air ou est-elle au contraire une vraie vipère ?

Mon avis :

A la découverte de la célèbre collection Girls in the city des éditions Marabout grâce à ce livre de Marisa Mackle, une auteur irlandaise apparemment très appréciée (numéro 1 des ventes en Irlande, dixit la quatrième de couverture). Mais qu’en est-il donc ?

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