A.O.C. Assassinats d’origine contrôlée – Le Boloc’h & Marchesseau


LE BOLOC’H & MARCHESSEAU. A.O.C. Assassinats d’origine contrôlée. Michel Lafon, 2007, 414 pages, 19,5 €.


L’histoire :

Saint Emilion, été 2007. Le vicaire du village est retrouvé assassiné en pleine rue. Il faisait partie de la confrérie des Chevaliers du Pressoir, des amateurs et producteurs de vins. Le commissaire Cuche est rendu sur place pour enquêter. Mais les meurtres ne sont pas terminés ; au contraire même, ils s’enchaînent, sans que Cuche ne puisse rien faire pour dénicher un ou plusieurs coupable(s) qu’il sait pourtant être parmi les habitants.

Éléments de réflexion :

Ce roman se déroule dans l’univers des vins bordelais, célèbres dans le monde entier. L’idée de la confrérie que j’ai cru inventée par les auteurs tout au long de ma lecture pour appuyer le côté « monde fermé et mystérieux », semble en fait réellement exister au vu des remerciements de fin d’ouvrage. Nous sommes donc bien dans un univers d’amitiés mais aussi d’affrontements puisque la valeur de ces cépages peuvent atteindre des sommes considérables. Le terrain était donc propice à y installer un roman policier.

Ce que j’ai apprécié :

– J’ai aimé découvrir la région bordelaise et ses vins grâce à ce roman, mais aussi toutes les intrigues que ce milieu peut entretenir. Il se trouve également que les auteurs semblent être originaires de la région et donc particulièrement bien la connaître.

– Lorsque j’ai entamé la lecture, je me suis vite rendue compte qu’il s’agissait d’un roman policier et non d’un thriller, que j’affectionne beaucoup plus (à vrai dire, je ne suis pas du tout friande des policiers purs que j’apprécie que très rarement). Qu’est-ce qui a fait que j’ai été transportée avec ce livre ? Peut-être le côté « confrérie mystérieuse presque mystique » que l’on nous présente, qui m’a permis de bien entrer dans le roman, même si au final, il s’agit simplement d’un regroupement de personnes amatrices de vins. Quoiqu’il en soit, une fois immergée dans l’histoire, je n’ai eu de cesse de tourner les pages pour connaître la révélation finale : qui est/sont le ou les meurtrier(s).

– Suivre l’enquête a été très intéressant dans ma lecture, notamment du fait que j’ai bien accroché aux personnages liés à la police, que ce soit leurs déboires ou leurs maigres avancées il faut bien le dire.

– Et enfin, point positif pour la fin, la révélation de l’identité du meurtrier, que j’étais très loin d’avoir imaginée et soupçonnée ! Les auteurs m’ont donc surprise jusqu’au bout.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

Concernant le point cité juste au-dessus, cela constitue également un point plutôt négatif puisque finalement, à force d’explorer des pistes avortées, l’enquête tourne en rond, ce qui prend du temps et des répétitions parfois.

En bref ?

Un policier qui traînait dans ma PAL depuis trois ans et que je ne regrette pas d’avoir enfin lu. Pas de grande littérature policière, mais assez pour surprendre, tenir le lecteur dans ses filets et passer un bon moment de lecture.

Le Bro Code pour devenir un parent légendaire – Barney Stinson & Matt Kuhn


Quatrième de couverture :

Il a couché avec un nombre incalculable de femmes mais n’avait jamais été inquiété par une grossesse… jusqu’à maintenant ! Une fois qu’on a un gosse entre les pattes, comment continuer à mener une existence débridée tout en restant un bon père ? Et surtout, comment conserver une vie sexuelle digne de ce nom ? Dans cet ouvrage, Barney nous livre ses secrets pour que la transition de « bro » – « brother », frère d’armes de la drague – à « papa » se fasse sans trop d’accroc. Découvrez toutes les astuces d’un vrai pro : que faire si l’accouchement est prévu le jour du Super Bowl ? Quels sont les cocktails les plus indiqués pour bébé ? Pourquoi la méthode CPMG « C’est Pas Mon Gosse » est-elle la meilleure attitude à adopter en public ? Comment choisir le prénom de son enfant pour qu’il ne finisse pas en punching-ball dès la maternelle ? Autant de questions auxquelles ce manuel indispensable apporte une réponse. Pour un high five à la paternité !

Mon avis :

Qui ne connaît pas la série américaine culte How i met your mother ? Si c’est votre cas, un conseil : allez-y les yeux fermés ! Après une journée de travail ou lors d’un dimanche pluvieux, rien de tel pour vous redonner le sourire. Pour ceux qui seraient déjà adeptes, sachez que ce livre est tout à fait dans la lignée de l’humour de la série, et notamment du personnage de Barney Stinson.

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L’Allemand qui sauva Bordeaux par amour – Erich Schaake

 
Quatrième de couverture :

Heinz Stahlschmidt, sous-officier, arrive à Bordeaux avec la Wehrmacht. Très vite, il se prend d’affection pour la ville et ses habitants, et tombe amoureux d’une Française, Henriette. Pendant l’été 1944, alors que la guerre est perdue pour son camp et que les forces allemandes commencent à évacuer la France, Heinz reçoit l’ordre de faire sauter les quais de la ville, ce qui condamnerait des milliers d’innocents à une mort certaine. Au péril de sa vie, le jeune homme décide de désobéir à cet ordre criminel. Il passe à l’action et détruit le dépôt de munitions situé près du port. Après cet acte de bravoure et de rébellion contre l’Allemagne nazie, Heinz se cache jusqu’à la fin de la guerre dans une famille de résistants. Naturalisé Français en 1947, il prend alors le nom de Henri Salmide, et épouse enfin sa chère Henriette…

Mon avis :

Durant la Seconde Guerre Mondiale, à Bordeaux, un allemand sous-officier de la Wehrmacht a prouvé que les ennemis ne sont pas toujours là où on les attend. Cet allemand, c’est Heinz Stahlschmidt. Et Bordeaux sera pour lui la terre de la naissance de l’amour de sa vie : celui qui naitra entre lui et une française, Henriette.

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Le journal intime d’un arbre – Didier Van Cauwelaert


Quatrième de couverture :

« On m’appelle Tristan, j’ai trois cents ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour.

Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois ?

Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis.
Ai-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ? »

Mon avis :

Un livre dont le narrateur est un arbre ? Farfelue comme idée direz-vous. Didier Van Cauwelaert l’a fait. Et il l’a même très bien fait. Un récit tendre, émouvant, écologique aussi.

L’auteur nous présente Tristan, un poirier tricentenaire qui vient de tomber suite à un mauvais coup de vent. Tristan ne sait plus où il en est, ses repères sont perturbés. Tombé ne veut pas dire mort. Ses sensations ne s’interrompent pas, elles changent. Il est un peu déçu de ne plus être debout car Yannis, un jeune « critique d’arbres », devait le faire entrer dans le cercle fermé des Arbres remarquables.

L’auteur, en faisant parler un végétal, nous fait admettre qu’il existe une conscience de la nature. Une conscience qui permet aux mondes végétal et animal de communiquer. Selon Tristan, les hommes auraient perdu cette faculté de comprendre le langage des arbres. Comment cela se déroule ? Au travers des phéromones, du pollen ; mais aussi de l’alliance entre végétaux et animaux pour combattre un « ennemi » (exemple : des sapins d’Amérique qui ont sécrété une hormone visant à stériliser les punaises dont la surpopulation leur nuisait). Etonnant, véridique et peu connu. Le roman a donc, dans un premier temps, le grand intérêt d’instruire le lecteur sur un sujet rarement traité.

A travers Tristan, nous allons également suivre Yannis et Manon. Manon, jeune adolescente, vit dans la maison mitoyenne à celle du poirier. Le choc de le voir à terre l’émeut, tant et si bien qu’elle se met à sculpter une petite partie de son tronc. Tristan est émerveillé, car tout ce qui compte maintenant pour lui, c’est de vivre autrement : « Je veux vivre encore. Je veux qu’on ait besoin de moi » (p. 71).
Sa conscience va dès lors se ballader entre les bûches à conbustible, les sculptures de Manon et le livre de Yannis. Les personnages qu’il suit vont vivre leur vie, bon gré mal gré, subir joies et désillusions, sans se douter que Tristan est là. Sans se douter que lorsqu’il était vivant, il recevait leurs malheurs.
L’histoire des personnages est vraiment touchante. Quelques frissons, un peu de larmes aux yeux, et le sentiment d’avoir lu un livre extraordinaire au sens premier, qui sort de l’ordinaire.

Par son arbre, Didier Van Cauwelaert va sonder la nature humaine. Il met en avant les relations égoïstes des hommes face à l’environnement, en disant que cela ne saurait durer car, comme pour le sapin qui régule la population de punaises, pourquoi les arbres ne trouveraient-ils pas un moyen de réguler la population humaine ?
Tout cela est exprimé de façon très tendre, sans jugement : un simple constat.

Petit dans son nombre de pages, ce livre n’en reste pas moins un grand livre pour moi. D’une part par le message qu’il transmet, d’autre part par la façon dont l’histoire est contée. C’est beau, c’est simple, c’est agréable. L’affection que l’on éprouve pour Tristan, c’est aussi une manière de nous faire comprendre qu’un arbre n’est pas seulement décoratif : il est essentiel. 

Pour aller plus loin :

www.lejournalintimedunarbre.com : vous y trouverez une interview de l’auteur, des photos d’arbres remarquables, des vidéos.
– Un dossier pédagogique sur le roman et les thèmes abordés. 

Le guide du toujours jeune père – P. Antilogus & J.-L. Festjens

Quatrième de couverture :

Ça devait arriver : votre enfant est devenu un adolescent. Et même, un ado lassant. Autant dire un être confus, pénible et d’une taille gigantesque. Avouons-le, ami, vous êtes débordé. Inopérant. Semblable au vieil éléphant qui maugrée dans la savane, à l’écart du troupeau.

Chaque jour, mille questions angoissantes vous assaillent.
• Comment lui faire ranger sa chambre ?
• Comment la convaincre de ne pas sortir avec Kevin, le gothique sataniste ?
• Serait-il bien raisonnable de lui laisser l’appart’ pour une  » teuf d’enfer  » ?
• Comment s’habiller pour aller le récupérer au commissariat ?
• Existe-t-il un site internet où l’on pourrait acheter le bac ?
• Comment faire retomber sur madame les pires moments de la crise d’adolescence ?

N’ayez plus peur : Antilogus et Festjens sont de retour, leurs malles bourrées de bons conseils, de judicieuses suggestions et d’idées révolutionnaires.

Fini de rire, les jeunes ! Le règne de l’ado s’achève.

Mon avis :

Une bonne promo a été faite autour de cet ouvrage, et j’ai tout de suite été attirée ! Pourtant, je ne suis pas un homme et encore moins parent : juste une fille de bientôt 24 ans. Donc ce livre n’était pas fait pour moi. Et pourtant, j’en ai savouré chaque phrase et j’ai vraiment adoré !

Complètement décalé, humoristique à souhait, une mise en forme qui rappelle très bien le « guide », des dessins, des changements de graisse (écriture simple, gras, majuscules, souligné, différentes polices de caractères, encadrés…).
Au niveau du style, c’est très bien écrit. Des phrases courtes et percutantes de drôleries. Bref, pleins d’éléments qui rendent cette lecture attrayante.

Le livre est divisé en quatres grandes parties :
– Première : accès sur le Toujours Jeune Père. Qui êtes-vous ? Comment vous voient vos ados ?
– Deuxième : description de l’ado en général et des types d’ados que l’on peut rencontrer. Poilant !
– Troisième : qui peut vous aider, sur qui pouvez-vous compter pour traverser cette rude épreuve d’élevage d’ado ?
– Quatrième : les signes qui montrent que vous allez vous en sortir !

Contrairement aux guides classiques, ici tout le monde peut le lire et adorer : un papa d’ado bien sûr, mais aussi une maman d’ado, car en plus, il y a des passages vraiment drôles mettant en scène les femmes. C’est vile, taquin, mais toujours tendre au fond ! C’est résolument un livre à offrir. Personnellement, cela m’a rappelé ma période adolescente ou celle de mes ami(e)s.

Ce qui rend de mon point de vue le côté humoristique, c’est la position d’ethnologie des auteurs ! On a l’impression de lire un ouvrage sur une tribu sauvage inconnue ou, mieux, sur un animal. Et puis, j’ai aimé cette façon de prendre du recul : oui, on peut aimer nos enfants mais en avoir franchement marre, avoir envie de les envoyer loin loin pendant un moment. Vraiment, je conseille ce livre en cadeau de Noël, comme c’est la période.

Remerciements :

Je remercie chaleureusement la team Livraddict, toujours présente pour nous proposer des partenariats de qualité, ainsi que les éditions Michel Lafon, dont j’aime de plus en plus les choix éditoriaux !