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Wild seasons, t.1 : Sweet Filthy Boy – Christina Lauren


LAUREN, Christina. Wild seasons, t.1 : Sweet Filthy Boy. Hugo et Cie, 2015, 352 pages, 17 €.


>>> EN LIBRAIRIE LE 5 MARS 2015 <<<

L’histoire :

Mia et ses deux meilleures amies, Lola et Harlow, ont obtenu leur licence : fini l’université, bonjour le monde professionnel. Mais avant, break à Las Vegas pour fêter ça. Là-bas la timide Mia va rencontrer Ansel, un français séduisant et joueur. Une nuit de folie dont elle se souvient seulement par bribes et qui lui laissera en souvenir… son mariage avec Ansel !

L’auteur :

On ne présente plus Christina Lauren, ce duo de femmes qui sont notamment à l’origine de la célèbre et piquante saga « Beautiful Bastard ».

Ce que j’ai apprécié :

– Les romances érotiques pleuvent dans le paysage littéraire depuis quelques temps. Il n’est plus tabou d’avouer aimer ces livres ouvertement érotiques. Mais après en avoir lu plusieurs, il ressort le plus souvent des personnages torturés au possible, avec un passé forcément très tragique. Avec Christina Lauren, les romances sont plus légères et plus nettement plus addictives pour moi. Alors évidemment, je ne dis pas qu’il n’y a pas d’éléments durs dans « Sweet Filthy Boy » qui servent l’histoire. Mais tout de même pas de viols, de maltraitance et autres joyeusetés. Et c’est définitivement ce que j’apprécie avec ce duo d’auteurs.

– J’ai beaucoup aimé les personnages de Mia et Ansel, et notamment les premières scènes lors de la rencontre et du jeu de séduction que j’ai trouvé très sensuel. Pour lui, Mia va bousculer ses convenances et va avoir envie de devenir, pour un soir, une autre personne. Une jeune femme audacieuse, enjouée et spontanée. Puis quand il va lui proposer sur un coup de tête de venir quelques semaines à Paris, elle va sauter sur l’occasion. Cela peut paraître insensé, absolument pas vraisemblable, mais le début de leurs relations à Paris, sans les paillettes et l’alcool de Las Vegas, sont tout à fait crédibles.

– Evidemment, parce que c’est quand même le thème et le but de ce genre de roman, j’ai adoré la romance entre Mia et Ansel et les scènes érotiques entre eux. Après plusieurs livres de ce genre que j’ai pu lire comme je le disais plus haut, Christina et Lauren sont sans contextes les meilleures « conteuses » érotiques ! C’est parfois très sensuel, parfois brutal, animal, toujours terriblement piquant, excitant.
Et la particularité d’Ansel et Mia, c’est les jeux de rôles auxquels ils se livrent, où Mia peut jouer un personnage et sortir de sa routine angoissée. J’ai littéralement adoré cette aspect de leur relation.

– Et enfin, point positif très important : le livre se suffit à lui-même, comme pour la saga « Beautiful » ! Et comme c’est si peu souvent le cas pour les romances érotiques. Les autres romans traiteront des amis de Mia, Harlow et Lola. Et notamment le prochain tome, dont j’ai pu lire le premier chapitre, qui mettra en scène Harlow et Finn, l’ami d’Ansel. Et, les amies, autant vous dire que je voudrais déjà être au mois de mai 2015 pour lire ce nouvel opus !

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– Après les premières scènes du roman, dans une ambiance festives et sensuelles, le soufflet est un peu retombé pour quelques chapitres, ce que je n’avais pas ressenti à la lecture des romans de la saga « Beautiful ». Mais finalement, la romance et la sensualité des scènes reprend vite ses droits.

– La prévisibilité de l’histoire et des situations. A vrai dire, je crois avoir tout deviné dans cette lecture ! Pas que cela soit très gênant, mais j’aime quand même être un minimum surprise.

En bref ?

Toujours aussi addictif et sensuel, même si j’ai préféré les « Beautiful ».

Coups bas et talons hauts – Tonie Behar

couv52423065L’histoire :

Dahlia Arditi est attachée de presse dans une agence parisienne réputée. On la suit dans son travail, ses relations familiales et professionnelles, ainsi que ses amours et flirts.

Éléments de réflexion :

Le roman met en scène le quotidien de femmes avant tout intéressée par l’argent et la réussite.

Les points positifs ?

– Une histoire courte qui se lit très facilement et qui a le mérite de détendre les lecteurs (lectrices plutôt, car j’imagine mal un homme trouver son bonheur dans ce livre).
– Une lecture qui passe très bien quand on a envie de légèreté et de lecture rapide.

Les points négatifs ?

– Un récit plat, sans grande envergure.
– Des relations entre les personnages qui vont beaucoup trop vite ! Je cible notamment l’histoire entre Dahlia et Adam. On ne peut pas s’attacher à eux tellement tout cela est expéditif.
– Le personnage de Dahlia qui saute d’un homme à un autre, qui « allume sans jamais éteindre ». Oui mais bof !

En bref ?

Pas exceptionnel, on ne retiendra certainement pas l’histoire mais bon, sur le moment, ce n’est assurément pas déplaisant.

Wam – Slimane Kader



Quatrième de couverture :

Les aventures, sur une nuit, d’un jeune de cité venu goûter au miel de « Paname ».
Un premier roman à se tordre de rire.

Wam et ses copains de la « cité des artistes » ont un emploi du temps immuable : lever à 16 heures puis occupation du hall BC jusqu’à la tombée de la nuit. Un soir, accablés par l’ennui, ils décident d’une virée sur Paname… Le début d’une nuit de folie… Happé dans un tourbillon de vie et d’embrouilles, Wam se retrouve au milieu d’une crise de couple, se tape la cloche à l’oeil dans une brasserie, festoie dans un Donald avec un caïd du 93, pousse la chansonnette dans un loft de bobos, devient mascotte d’une soirée mondaine, transforme un camion poubelle en taxi, etc.

Sur le modèle de After Hours de Martin Scorcese – une nuit, une grande ville, une succession d’aventures -, ce premier roman enchaîne blagues et rebondissements à un rythme trépidant et nous fait découvrir un Paris inédit : voici la ville lumière telle qu’elle brille dans le regard d’un enfant des cités. Voici comment toute ville fait fantasmer ceux qui vivent à ses marges.

Mon avis :

« Wam » signifie « moi » en langage verlan. C’est aussi le prénom du héros et narrateur de ce petit livre de 160 pages à peine. Une couverture toute blanche avec le titre écrit sous forme d’un graffiti, cela m’a attiré et surtout intrigué. D’autant que le résumé de l’éditeur promet un récit hilarant (« à se tordre de rire« ). Il ne m’en fallait pas plus pour postuler à ce partenariat.

Première approche de l’écriture : dès la première page, on comprend que ce ne sera pas la langue de Molière qui sera utilisée, mais plutôt un argot de banlieue comme on l’imagine et comme on l’entend parler et du verlan. Disons clairement : l’auteur retranscrit le phrasé parlé par son personnage. Au début ça m’a plu car quoi de mieux pour se plonger dans un univers particulier. Puis croyez-moi, au bout d’un moment, à coup de « Ta race », « la vérité » acollé à chaque fin de phrase, de « kif », de « blème », de « Z’y va », mais lecture s’en ai trouvé complètement saccadée et j’en avais un peu marre aussi. Heureusement que ce livre est court car la lecture est compliquée. Néanmoins, une autre forme d’écriture n’aurait pas été crédible du tout, il faut bien le reconnaître.

Le problème aussi avec ce livre, c’est que l’histoire n’est pas franchement hilarante, comme cela été promis… Non, je ne me suis pas tordue de rire même si je dois reconnaître que certains passages m’ont fait sourire. L’histoire se déroule en moins d’une journée : de 17h à 6h du matin le jour suivant. Wam va se retrouver  à « Paname », hors de sa cité. Il y va avec 2 potes de sa bande, mais chacun passe la soirée de son côté. Finalement, il va découvrir que ses potes font des choses impossibles à dire dans leur cité, car visiblement ce serait « trop la honte ». Pour Wam, effectivement la soirée va être atypique mais bon, sans plus quand c’est raconté dans un roman où je m’attendais à autre chose.
Ensuite, le jeune homme de vingt-trois ans nous fait comprendre que la cité est réellement un monde à part. Ce qu’il tolère des filles à Paris, il ne le tolèrerait pas dans sa cité. Une fille qui se fait violer dans une tournante, il l’évoque comme si c’était un fait pas du tout choquant. Un fait, point barre. Ca ne lui fait ni chaud ni froid. Voler dans un magasin ? C’est trop cool ! Se barrer d’un resto chic sans payer ? Trop cool, sauf quand tu te fais prendre. Ne pas bosser ? Cool aussi ! Mieux vaut ne pas bosser que ce se retrouver avec un job pourri qui ferait trop honte à la cité. Bref, ce n’est pas ce que j’aime.

Si je devais mettre une note, ce livre n’aurait malheureusement pas la moyenne… Mais ceci dit, c’est sûr qu’il s’agit d’une lecture comme on en lit rarement et pourquoi pas, ça pourrait plaire. Personnellement je ne le recommande pas.

Remerciements : Merci à Ys du site d’actualité littéraire Newsbook ainsi qu’à NiL éditions pour l’envoi de ce livre qui m’intriguait beaucoup !



 

La double vie de Pénélope B. – Anne-Solange Tardy


Quatrième de couverture :

« Une mouette à Paris ? Je m’appelle Pénélope. Je suis célibataire et désormais parisienne à temps complet. J’habite le 6e arrondissement, dans un appartement formidâââble (la chambre de bonne, ça fait partie de l’appartement, non ? Et je vais même me faire coiffer chez Toni&Guy. Je ne vous fais pas l’insulte de vous préciser QUI est Toni&Guy. Disons que j’y suis allée une fois, en tout cas. J’ai découvert le Paris branché grâce à mon cousin Axel : boutiques fashionissimes, pause macarons chez Ladurée, before et after dans des endroits où il faut être vu… Ah oui, et j’oubliais : JE SUIS LA REINE DE LA BLOGOSPHÈRE ! Vous connaissez forcément La Mouette. Mais siiiiiii, l’auteur du blog le plus célèbre du moment. Eh bien, c’est moi ! Tous les jours, l’audience explose ! On me demande conseil sur les lieux les plus sympas, sur la crème à utiliser en cas de peau  » atopique  » (ato… quoi ? les fashionistas me consultent pour savoir si ce jean slim est LE jean qu’il faudra porter cet été et pour s’assurer que oui, ce top turquoise imprimé léopard est interdit de sortie depuis 1984 ! Et puis j’ai rencontré Victor, 1,80 m de séduction… Vous trouvez que ma vie est idyllique ? Attendez de lire la suite…  » Posté par la Mouette / le 30 septembre 2005 / Rubrique : Parisianismes Commentaires : 45

Mon avis :

Ce livre m’a permis de passer un moment de détente parfait ! Il raconte l’histoire de Pénélope, une jeune bretonne de 24 ans qui décide de saisir l’opportunité d’aller travailler pour sa tante à Paris. Paris… cette ville qui fait rêver tout un chacun. Et ici, Pénélope va beaucoup rêver mais aussi parfois déchanter. Le roman est ancré dans l’actualité, tant modesque que virtuel, puisque Pénélope décide de créer un blog où elle parlera de ses découvertes parisiennes. Le lecteur découvre peu à peu comment la jeune fille va se retrouver au milieu de la jeunesse dorée, avec toutes les soirées VIP, les tendances modes qu’ils ne faut pas louper, etc. Et voilà comment une petite provinciale va devenir une parisienne accomplie, tout en gardant un regard plein d’humour sur certaines coutumes.
Evidemment, l’histoire contient aussi une meilleure amie, un amour déçu, un amour trouvé et tous les ingrédients pour faire un bon roman de littérature dite « chick-lit ». C’est drôle, fille et modesque à fond, tout pour passer un moment sympathique !

Connaissez-vous Paris ? – Raymond Queneau



Quatrième de couverture :

Entre novembre 1936 et octobre 1938, Raymond Queneau pose chaque jour aux lecteurs du quotidien L’Intransigeant trois questions sur Paris. L’Histoire s’y mêle à l’anecdote, la pratique documentaire aux dérives dans la ville, le sourire au savoir.

Sur une idée d’Emmanuël Souchier, la présente édition vous propose plus de quatre cents de ces questions assorties de leurs réponses. Pour parcourir la Ville Lumière en compagnie de l’un de ses plus éminents piétons et découvrir une oeuvre méconnue de Raymond Queneau, jamais encore publiée en volume.

Mon avis :

Après le Métronome de Lòrant Deutsch que j’avais adoré, j’ai d’emblée été attirée par le titre de ce livre et par son auteur reconnu. Malheureusement la lecture ne m’a pas apporté ce que j’attendais. En fait, je pense simplement qu’il y a eu un quiproco entre ce que propose l’ouvrage et ce que j’ai cru qu’il proposait. 

Le livre est formé d’un système de questions/réponses. 5 ou 6 questions sur une page et les réponses lorsque vous tournez cette page. Ces questions étaient posées aux lecteurs du quotidien parisien L’intransigeant dans les années 30 comme nous le précise l’éditeur. Et la raison de ma déception tient en partie de cela : si l’on n’habite pas Paris et que l’on ne connait pas cette ville en détail, on se sent perdu. C’est précisément mon cas et mon ressenti. C’est très simple : je ne fais pas partie du public cible de ce livre.
Attention néanmoins : je ne dis que ce livre est inintéressant, bien au contraire d’ailleurs. C’est un concentré de curiosités sur Paris, d’informations peu ou pas connues qui feront saliver nombre résidents parisiens qui souhaitent en savoir plus sur les lieux de leur ville. J’imagine assez bien un lecteur se baladant dans les rues de Paris avec ce petit ouvrage en mains, partant en quête des lieux dont parle Raymond Queneau.

Qu’est-ce qui aurait pu être apporté selon moi qui aurait pu charmé tous les lecteurs ? Oui, parce qu’il faut rappeler que ces questions et réponses sont rapportées telles qu’elles ont été posés aux parisiens de l’époque. Un provincial n’était pas censé les lire. Ce qui aurait été intéressant ici, ce sont des explications simples, rapides sur certains personnages, sur des noms de rues, etc.
De plus, j’ajouterai que la forme n’est pas pratique. On a le choix entre lire les 6 questions à la suite puis les 6 réponses ; ou lire une question, tournez la page et lire la réponse, puis revenir en arrière pour la prochaine question et ainsi de suite. Pas vraiment pratique donc.

Enfin, le livre est encadré par une préface de Raymond Queneau de 1955 très intéressante sur Paris et l’approche de la démarche Connaissez-vous Paris ?, et d’une postface d’Emmanuel Souchier (qui a eu l’idée de la publication de ce livre) et qui nous parle de cette pratique journalistique plutôt inédite et de la démarche de Queneau.

Une lecture qui ne m’a donc pas emballé du fait que je m’en soit sentie presque exclue, en tout cas non visée.

Remerciements : Merci à Livraddict ainsi qu’aux éditions Folio (Gallimard) pour la découvert de ce livre.