Archives par étiquette : Editions Pocket

Bilan – Août 2015

Le mois d’août aura été plus fourni que ce que j’aurai pensé, avec
12 livres terminés.

Un mois de vacances en famille donc évidemment j’ai un peu moins lu ; même si le nombre est important, j’ai eu des lectures qui m’ont moins plu et que j’ai donc terminé en lecture rapide. Il faut dire qu’au final, beaucoup  de lectures moyennes voir mauvaises…


J’ai adoré et je conseille

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« Je n’aurai pas le temps« , de Hubert Reeves : J’aime le personnage, j’aime la vulgarisation scientifique qu’il propose, DONC j’ai aimé lire ses mémoires !

« Purgatoire des innocents« , de Karine Giébel : Grosse claque avec ce thriller. Un coup de maître, c’est magistral. Je le conseille à 100% !

« Outlander, t.1 : Le chardon et le tartan« , de Diana Gabaldon : Début de série qui m’a passionnée, transportée dans les Highlands écossais du XVIIIe siècle : amour, aventure, histoire… Excellent, vivement le tome 2 !

« Doggybags, t.7« , de Collectif : Découverte de cette saga BD (par le dernier sorti !) : trash, cru, terrible, tout ce que vous voulez mais tellement bien fait !

J’ai aimé

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 – « Dragons, triades et karaoké« , de Eric Gallorini : Un polar vraiment intéressant, publié chez une petite maison d’édition. Hong Kong, course poursuite, machination politique et intrigues mafieuses.

« La nuit des éventails« , de Cathy Borie : Encore une petite maison d’édition qui m’a convaincue, avec un récit riche, sur fond d’intrigues familiales mais surtout de destin.

« Marie-Madeleine, t.1 : Le Livre de l’Elue« , de Kathleen McGowan : Thriller théologique sur le même thème que le « Da Vinci Code » de Dan Brown : le mariage et la descendance de Jésus et Marie-Madeleine. Se lit très bien.

Lectures en demi-teinte

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« Vie et mort de Sophie Stark« , d’Anna North : Roman contemporain sur une personnalité étonnante. Très bien écrit mais pas du tout touchée par l’histoire.

« Tout ce qui est solide se dissout dans l’air« , de Darragh McKeon : Très intéressée par tous les passages concernant la catastrophe de Tchernobyl. Pour le reste, je me suis lassée.

« La vie selon Florence Gordon« , de Brian Morton : Exactement le même ressenti que pour « Vie et mort de Sophie Stark ».

« Sur tes yeux« , d’Irene Cao : Une romance qui commençait très bien mais je n’ai pas trouvé l’histoire d’amour que j’attendais. Que de la soumission et de la manipulation. Pas cliente.

La déception du mois

« Napoléon, le retour !« , de Patrick Jadin : Pas convaincue, voire complètement énervée par ce livre où l’auteur ne fait finalement que se plaindre de sa vie et de la société en général. Malheureusement, je n’ai trouvé aucun intérêt à ce livre.

Marie-Madeleine, t.1 : Le livre de l’Elue – Kathleen McGowan


McGOWAN, Kathleen. Marie-Madeleine, t.1 : Le livre de l’Elue. Pocket, 2008, 535 pages, 8,10 €.


L’histoire :

Maureen Pascal est une journaliste, très sensible à la place des femmes dans l’histoire. Des femmes à qui elle veut redorer le blason. L’une d’elle notamment, Marie-Madeleine, est au coeur de ses recherches mais aussi de sa vie personnelle puisqu’elle a des visions qui la laisse dans un état de profonde tristesse. Ce qu’elle va mettre au jour risque de révolutionner le monde de la chrétienté.

Ce que j’en ai pensé :

Si vous avez aimé le célèbre Da Vinci Code de Dan Brown, et que vous l’avez lu il y a déjà longtemps, vous aimerez certainement ce premier tome de Marie-Madeleine. En effet, l’auteure reprend l’idée du mariage et de la descendance de Jésus et Marie-Madeleine, celle que l’église a érigé en pécheresse et prostituée.

Un thème qui m’intéresse beaucoup, même s’il est très récurrent en matière de thriller ésotérique. Néanmoins, j’ai trouvé la façon dont il est mené ici particulièrement prenante et, finalement assez crédible.
Sociétés secrètes, rivalités entre héritiers, manuscrit caché, évangile retrouvé… Tous les éléments sont présents pour coller aux codes de ce genre de littérature. Kathleen McGowan, comme elle l’explique dans une postface, s’est largement inspirée de sa propre expérience pour créer le personnage de Maureen. Car les rêves et les visions de cette dernière ont apparemment un écho dans sa vie personnelle. Quoiqu’il en soit, que l’on croit ou non à la véracité des dires des l’auteure, j’ai aimé l’histoire qu’elle développe autour de Marie-Madeleine. Et au-delà de cela, j’ai apprécié la précision et les détails qu’elle fournit autour de son récit. Au début du livre, nous sommes en 2005 avec Maureen et les autres personnages, en pays cathare principalement ; puis dans le dernier tiers nous nous retrouvons au temps de Jésus et Marie-Madeleine. Et là, c’est toute une mythologie que Kathleen McGowan imagine : mariage avec Jean-Baptiste, puis avec Jésus, femme forte, amoureuse, détentrice des enseignements du Chemin, et surtout mère des descendants de celui qui sera le Christ. Dans les grandes lignes, rien de nouveau sous le soleil des spéculations, mais le détail est si précis que j’ai adoré !
La fin donne à voir les intrigues du tome 2, que je possède déjà et qu’il me tarde de lire.

Toutefois, je note un bémol : trop peu de passages sur les réactions que cela pourrait susciter au sein de l’Eglise, or le problème viendrait essentiellement de là, puisque cela remet en cause tout l’imaginaire du Nouveau Testament.

Vous aimerez si…

  • Les thrillers ésotériques à la façon du Da Vinci Code de Dan Brown.
  • Les mystères autour des évangiles perdus vous intéressent.

Purgatoire des innocents – Karine Giébel


GIEBEL, Karine. Purgatoire des innocents. Pocket, 2014, 637 pages, 8,10 €.


L’histoire :

Raphaël, son frère Will et deux autres compères, viennent de commettre un braquage qui a mal tourné : plusieurs morts et un blessé grave, Will. Impossible pour Raphaël d’emmener son frère à l’hôpital. Il prend donc en otage une jeune vétérinaire, à son domicile, afin qu’elle le sauve. Mais lorsque, quelques jours plus tard, le mari de celle-ci rentre, ils sont bien loin d’imaginer ce qui les attend.

Ce que j’en ai pensé :

Karine Giébel. La France a définitivement trouvé son auteure de thrillers. Des thrillers sombres, glaçants, psychologiquement terribles, crus et sans concession, notamment la fin. Et « Purgatoire des innocents » est un exemple très parlant de plus de 600 pages. Un pavé qui ne vous laissera pas indemne, de la première à la dernière page.

La force de cette histoire, c’est de jouer sur les notions de bien et de mal, en effaçant les frontières entre celles-ci. Si bien que le lecteur est obligé de s’attacher à des personnages durs, qui commettent des actes répréhensibles par la morale.
Raphaël d’abord, qui maltraite Sandra mais qui se révèle sensible et fragile pour tout ce qui touche à son petit frère. Un personnage étonnant, d’une grande intelligence ; froid, calculateur mais malgré tout sensible et aimant.
Du moment où Raph et ses acolytes trouvent refuge chez Sandra, et ce jusqu’à la fin, l’ambiance s’alourdit au fil des pages. C’est lourd, presque insoutenable à certains moments, tant au niveau de la détresse des personnages que de la suggestion des atrocités commises. Car Karine Giébel est une virtuose dans l’art de conter l’horreur. Elle en dit ni trop, ni trop peu, et joue beaucoup sur les non-dits, ce qui a eu le grand intérêt d’accroître mon angoisse tout au long de ma lecture.
En terme de personnage, celui que j’ai trouvé le plus fascinant est certainement celui de Sandra. Cette jeune vétérinaire a provoqué des sentiments très contradictoires en moi. Sa psychologie est juste exceptionnelle du point de vue de l’imaginaire de l’auteur. Sa relation avec Raphaël sera très particulière, entre amour et haine, désir de sauver et de tuer. Fascinant.

Et puis, comme tout bon thriller qui se respecte, la fin. C’est là que je sais si ma lecture se soldera par un coup de coeur ou non. Et Karine Giébel ne fait pas dans le sentimentalisme, dans le fleur bleue. J’aime chez elle qu’elle aille au bout de son histoire, la rendant crédible mais terrible. Chapeau Madame !

Vous aimerez si…

  • Vous aimez la plume de Karine Giébel.
  • Les thrillers psychologiques vous font trembler, pour votre plus grand plaisir.
  • Les histoires où les frontières entre le bien et le mal n’existent plus.

Bilan – Juillet 2015

Le mois de juillet a globalement été bon et prolifique, malgré quelques abandons.
 16 livres terminés.

Un mois où j’ai essayé de lire pas mal de livres de ma PAL, et pas uniquement des réceptions. Résultats des courses, j’ai sorti quelques vieux livres, qui se sont parfois soldés par des abandons. Et d’autres bonnes découvertes.


J’ai adoré et je conseille

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« Pandemia« , de Franck Thilliez : La voilà, la dernière aventure de Sharko et Henebelle ! Toujours aussi bon, documenté, précis, plein de suspense. Evidemment, c’est un coup de coeur !

« La nuit de feu« , d’Eric-Emmanuel Schmitt : Si vous aimez l’auteur, retenez la date du 3 septembre : Eric-Emmanuel Schmitt vous livrera un de ces mystères de la vie, un évènement qui l’a changé à tout jamais.

« Le testament de Marie« , de Colm Toibin : Un livre de la rentrée littéraire qui sera plébiscité, j’en suis sûre. L’histoire la plus connue du monde, celle de Jésus, vu par sa mère, Marie.

« Je m’appelle Blue« , de Solomonica de Winter : Ecrire un roman psychologique de cette envergure à seulement dix-huit ans c’est tout simplement une prouesse presque incroyable. Grosse claque.

J’ai aimé

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 – « Fight for love, t.5 : Ripped« , de Katy Evans : Un cinquième tome qui nous présente deux nouveaux personnages, Pandora et McKenna. Une belle romance qui m’a beaucoup touché.

« Faits d’hiver« , d’Alice Moine : Un roman de la rentrée littéraire sur l’instant T, entre hasard et destin. Joliment écrit.

« Le cimetière du diable« , de Anonyme : Le plus vieux livre de ma PAL n’est plus ! Toujours une atmosphère rock’n’roll, hâchée, crue, détonnante. Hâte de lire le tome 4.

« Noblesse oblige, t.4 : Le gentleman mis à nu« , de Sally MacKenzie : Une romance historique dans la lignée des précédentes. Le schéma est le même, et j’adore ça. Humour et détente au rendez-vous.

« Une fille parfaite« , de Mary Kubica : Un roman psychologique bien construit, plusieurs points de vue et surtout une fin très intéressante.

« Thérapie« , de Sebastian Fitzek : Thriller court, qui m’a bien fait flipper pour le côté psychiatrique chelou ! Une fin un peu bizarre quand même.

« Chiens de sang« , de Karine Giébel : Malgré les avis négatifs, j’ai vraiment aimé ce thriller, où l’auteure aborde le thème de la traque humaine, de la chasse.

Lectures en demi-teinte

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« Des noeuds d’acier« , de Sandrine Collette : Une histoire intéressante, mais un style étonnant au début et surtout, pas assez d’inspection psychologique. J’ai hâte de voir ce que l’auteur nous propose dans ses autres livres.

« Freaks’ Squeele, t.6 : Clémentine« , de Florent Maudoux : J’adore toujours autant le dessin et l’humour de la saga, mais ce tome-là est plus brouillon, je me suis perdue dans l’histoire, dommage. J’attends de voir le septième et dernier tome.

« Trait bleu« , de Jacques Bablon : J’ai adoré le style décapant et résolument rock. Par contre, je n’ai pas saisi la finalité de l’histoire, je suis restée hermétique.

« Le prince de la brume« , de Carlos Ruiz Zafon : Toujours une écriture et un style magnifique ; mais ici l’histoire est trop jeunesse et surtout trop de questions sans réponses.

« Les morsures de l’ombre« , de Karine Giébel : Un thriller à l’histoire excellente, effrayante mais le style ne m’a pas vraiment plus ici. Final génial par contre.

J’ai abandonné

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« Ladies’ Taste, t.1« , de Laura Trompette : Je n’ai pas adhéré à l’histoire d’une romance érotique entre deux femmes. Cependant, l’écriture est sympathique donc n’hésitez pas à tenter.

« Si je reste« , de Gayle Forman : Lecture trop jeunesse et je n’en ai pas envie en ce moment. Résultat, je n’ai pas accroché.

« La croix des assassins« , de Giacometti & Ravenne : Je me demande si les thrillers ésotériques m’intéressent toujours autant qu’avant ! En tout cas, les templiers n’ont pas su me séduire ici.

« Divergente, t.2« , de Veronica Roth : Je crois avoir trop attendu à lire ce tome 2 alors que j’avais adoré le 1. Je n’ai tout simplement plus envie d’en savoir plus sur les personnages.

« Sacrifices« , de Pierre Lemaître : Je retenterais certainement la lecture de ce thriller, mais je dois avouer que j’ai trouvé l’histoire ennuyante, malgré le fait que le style est toujours aussi excellent.

Les morsures de l’ombre – Karine Giébel


GIEBEL, Karine. Les morsures de l’ombre. Pocket, 2009, 278 pages, 6,80 €.
En Lecture Commune avec Riz Deux-zz


L’histoire :

Benoît a fait la grave erreur de prendre en stop Lydia et d’accepter un verre chez elle. Il est maintenant retenu prisonnier dans la cave de cette femme qui semble tout savoir de lui et qui veut le faire payer pour un crime qu’il n’a pas commis.

Ce que j’en ai pensé :

Découverte pour ma part avec « Juste une ombre » et « Le maître du jeu« , Karine Giébel est incontestablement une auteure française de thrillers qui est maintenant bien installée dans le paysage de nos librairies. Et pour cause, elle créé des personnages extrêmement border-line, avec une intrigue très macabre et des ramifications complexes. Dans « Les morsures de l’ombre« , elle ne déroge pas à la règle. Embarquement immédiat !

La force de ce livre, c’est avant tout son départ sur les chapeaux de roue. Tout de suite le lecteur est plongé dans le drame, à savoir la séquestration de Benoît, flic de surcroit. Il faut dire qu’en moins de 300 pages, il faut aller vite pour construire une intrigue. Mais Karine Giébel excelle même dans les nouvelles policières, donc on peut lui faire confiance.
Donc, dès les premières pages, on trouve Benoît dans sa geôle infernale, avec un bourreau qui se dessine sous les traits d’une jeune femme rousse et très séduisante. Mais terriblement effrayante, et que l’on devine rapidement dérangée psychologiquement. Des rendez-vous chez le psychiatre confirment des penchants morbides et sadiques assez terrifiants !
Durant tout le livre, on suit le martyr de Benoît. Et je me suis évidemment demandée jusqu’à la fin ce qu’il en était : pourquoi lui ? pourquoi à ce moment-là ? Quel est le rôle réel et caché de chaque personnage ? Certaines réponses arrivent à la toute fin, avec une révélation tout à fait plausible, digne des plus grandes manipulations ! Une fin qui a vraiment été réussie ; une fin sans concession. Pas de happy end chez Karine Giébel, qu’on se le dise. Et c’est quelque chose qui me plaît énormément, même si on sort un temps patraque du livre.
Un bémol cependant sur les passages relevant de l’enquête policière qui ne m’ont pas du tout convaincu. Je suis restée complètement hermétique à ces moments de l’histoire. J’ai eu l’impression qu’ils étaient là uniquement car c’est la règle dans un polar d’avoir des éléments d’enquête.

Le problème que j’ai eu au début relève du style : j’ai eu une impression de brouillon, j’ai parfois tiqué sur des tournures de phrases. D’autres auteurs de polar, tel que Pierre Lemaître, usent de phrases courtes, d’un style acéré, piquant, incisif, de façon plus fluide.
Néanmoins, au fur et à mesure, l’histoire m’a tellement embarqué que j’ai clairement fait l’impasse sur ce détail.

En bref, je dirais que même si j’ai eu quelques soucis dans ma lecture, Karine Giébel reste ici conforme à son univers psychologiquement très noir, en s’appuyant sur les thèmes de l’infidélité et des hommes à femmes. Une sorte de fait divers poussé à l’extrême par l’auteure. L’histoire tient la route et malgré sa complexité, reste crédible.

Vous aimerez si…

– Les thrillers psychologiques vous plaisent.
– Vous recherchez des fins très surprenantes et sans concession.