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Comment savoir si vous êtes noir ? – Félicité Kindoki & Espérance Miezi

couv74255275La thématique du livre :

Les deux auteures françaises, sœurs d’origines angolaise et congolaise, se remémorent un jour des souvenirs divers (vie de famille, amour, vie en société, retour au bled) liés à leur ascendance africaine. Et voilà qu’elles décident d’en faire un livre.
(Pour ceux qui auraient lu « La femme parfaite est une connasse« , vous retrouverez la même mise en page, très ludique)

Ce que j’en ai pensé :

Avec une couverture et un titre plus qu’aguicheur, me voilà lancée dans la lecture de ce court ouvrage. Et voilà que je me prends à ne plus pouvoir le lâcher ! Tous les clichés sont abordés, sans concession mais toujours avec humour, voire parfois un peu d’énervement. De la cuisine, aux relations familiales, en passant par le langage, l’apparence physique ou encore le retour au bled.
Merci aux éditions J’ai Lu pour avoir publié ce livre très sympathique, qui est à la fois un coup de gueule aux clichés quotidiens mais également un vrai exercice d’autodérision. Vous n’êtes pas noir ? Lisez-le quand même ! SI vous fera rire et vous fera peut-être éviter certaines bévues.

La couleur des sentiments – Kathryn Stockett

couv52647257L’histoire :

Années 60. Jackson, Mississippi. Des bonnes noires sont employées au sein de familles blanches comme femmes à tout faire. Les convenances veulent qu’elles soient soumises aux maîtresses de maison. Certaines voix, blanches et noires, vont décider de s’élever contre ce dogme, à leurs risques et périls.

Éléments de réflexion :

Le thème du racisme et de l’esclavage moderne (dans les années 60 aux États-Unis) sont les thèmes choisis par l’auteure pour ce roman qui a fait beaucoup parler de lui, le plus souvent en des termes élogieux.
Mais l’intérêt de cette histoire est d’être racontée à plusieurs voix (deux bonnes noires et une fille d’exploitants blanche) et de montrer avant tout les relations entre les personnages.
– Aibileen, la bonne d’expérience, qui ne reste jamais longtemps dans une famille, ne supportant pas de tisser des liens maternels avec des enfants qui la traiteront eux aussi un jour selon les conventions raciales en vigueur.
– Minny, la jeune bonne, pleine de revendications, qui se rebelle sans cesse et dont la situation d’apparence fatale et inchangeable l’emplit de colère.
– Miss Skeeter, une jeune femme blanche, pleine d’ambitions professionnelles et sociales, qui ne comprend pas cette haine raciale.

Les points positifs ?

– La justesse du récit, qui nous transmet de la douceur et de la violence, de la colère et de l’acceptation, de l’ambition et fatalité. Chaque regard ou non-dit est exprimé de telle façon que le lecteur est réellement touché d’émotions diverses.
– Coup de cœur pour les personnages : des femmes aussi différentes que semblables dans leur envie de changement et d’action.
– La narration à la première personne du singulier, selon qu’il s’agisse de Aibileen, Minny ou Miss Skeeter qui parlent : leur histoire nous paraît d’autant plus proche).
– L’exceptionnelle capacité de l’auteure à nous tirer plusieurs fois des larmes et à nous dire que ce livre, on s’en souviendra longtemps.

Les points négatifs ?

Aucun, c’est un coup de coeur !!

En bref ?

Lisez-le ! On ne voit pas les pages se tourner tellement l’histoire est addictive.

Justice dans un paysage de rêve – Malla Nunn

Quatrième de couverture :

Un capitaine de police blanc ayant été abattu dans une ville de la province sud-africaine au cours des années cinquante, l’inspecteur Cooper arrive de Johannesburg pour mener l’enquête. Il doit se frayer un chemin dans le labyrinthe des clivages raciaux et sociaux qui divisent la communauté. L’éminente et très respectable famille de la victime l’observe d’un oeil soupçonneux, et l’enquête est rapidement récupérée par la Security Branch. Cooper poursuit néanmoins ses recherches et, en découvrant la double vie du capitaine défunt, est entraîné dans une affaire qui révélera que la couleur de peau compte bien plus que la justice…

Mon avis :

Après avoir lu un précédent polar se déroulant en Afrique du Sud (Les soldats de l’aube – Deon Meyer), j’étais assez contente de participer à ce partenariat avec Babélio et les éditions des Deux Terres, que je ne connaissais pas. Malheureusement cette lecture ne m’a pas enthousiasmé. Je n’ai pas accroché, dès le début de l’histoire. Autant dire qu’après avoir lu en me forçant environ 150 pages, j’ai survolé le reste. Le fond de l’histoire est plutôt intéressant : cela se passe en Afrique du Sud, dans les années 50, soit en plein mouvement raciste environ les populations noires et métisses. Ce qui est d’ailleurs bien rendu dans le livre. Maintenant, pour ce qui concerne le côté polar, je n’ai pas du tout accroché. Il y a deux raisons. Tout d’abord concernant le flic qui vient enquêter sur le meurtre d’un capitaine blanc. Je l’ai trouvé plat, sans beaucoup de relief. Je pense que cela vient du fait que j’ai l’habitude des thrillers où ce personnage est soit un anti-héros, soit un individu avec un petit truc de particulier. Ici je n’ai pas été attaché à Emmanuel Cooper. La seconde raison est le déroulement trop « enquête » de l’histoire. Finalement, il n’y a pas eu le petit truc qui m’a fait vibrer. Et la raison est que j’aime les thrillers et beaucoup moins les policiers.

Alors ce que je peux dire pour alléger ma critique, c’est que les amateurs de policiers, d’enquête pur et simple, à mon avis vous aimerez ce livre.

Remerciements :

Je remercie Babélio et les éditions les Deux Terres pour cet envoi.