Tu mourras moins bête, t.4 : Professeur Moustache étale sa science ! – Marion Montaigne


MONTAIGNE, Marion. Tu mourras moins bête, t.4 : Professeur Moustache étale sa science ! Delcourt, 2015, 250 pages, 19,99 €.


L’histoire :

Des sujets aussi variés que l’espace, la pâtée pour chien ou la vitesse de chute de Gandalf ! Mais aussi, des notes made in prof Moustache sur les absurdités cinématographiques ou bibliques. À quoi ressemblerait Interstellar si c’était un film réaliste ? Peut-on survivre comme Jonas, dans un estomac géant ? Pourquoi Dark Vador est-il si méchant ?! Réponses dans ce tome 4 explosif !

Ce que j’en ai pensé :

Je ne manque aucun rendez-vous avec cette merveilleuse série de bande dessinée, Tu mourras moins bête. Me voilà donc en librairie pour acheter ce tome 4, et me voilà quelques mois après à trépigner devant ma bibliothèque parce que « Oui c’est bon j’ai assez patienter, j’en peux plus, je VEUX le lire maintenant tout de suite ! ».
En gros, c’est ça.
Avec Marion Montaigne, tu veux te jeter sur ses BD mais après tu es frustré de ne plus en avoir à lire.

Avec ce tome 4, pas de lassitude, pas de déjà-vu. De nouveaux sujets, toujours plus d’humour, de science, de cinéma, de crade, de trash, de ridicule. Toujours plus de rire et de satisfaction de lire une BD utile et divertissante.

Quand tu refermes le bouquin tu pries juste pour quelle n’arrête jamais cette série. Jamais, jamais, jamais parce c’est trop bon !

Parmi mes sujets préférés ici :
-La physique Gandalfique
– Peut-on greffer une tête sur un autre corps ?
– La science de l’urinoir
Interstellar, avant décollage
– La drogue dans les films
– La science des pets
– Pâtée pour chien VS pâté
– Comment s’accouplaient les dinosaures

QUE DU BON ! Si vous ne connaissez pas encore (ah bon ??) il FAUT lire le tome 1 et vous deviendrez addict à coup sûr !
Et puis, ce n’est pas une BD de 60 pages : ici c’est 250 pages de bonheur <3

Le coup de la girafe – Léo Grasset


GRASSET, Léo. Le coup de la girafe. Editions Seuil, 2015, 137 pages, 15 €.


Le livre :

L’évolution des espèces vous intéresse ? Le comportement animal ? Vous aimez l’humour caustique, vous aimez qu’un sujet soit traité de façon décalée ? Alors ce livre est définitivement fait pour vous !

Ce que j’en ai pensé, en vidéo :

[GATACA] – Franck Thilliez


THILLIEZ, Franck. [GATACA]. Pocket, 2012, 605 pages, 8,40 €.


L’histoire :

Une jeune scientifique est retrouvée morte dans la cage d’un grand singe. Un assassin se suicide en prison en s’ouvrant la gorge à mains nues.
Déchaînement de violence, évolution humaine, ADN… Henebelle et Sharko, chacun au fond du gouffre, vont s’engager à corps perdus dans une enquête terrifiante.

Ce que j’ai apprécié :

– Tout d’abord, je dois dire qu’avant même de lire la première ligne, j’étais déjà charmée car j’adore les thrillers et je les aime encore plus quand ils traitent de sujets scientifiques. Et connaissant un peu Franck Thilliez à force d’avoir lu plusieurs de ses livres, j’avais vraiment confiance en son talent d’auteur pour en faire quelque chose de top. Cela dit, j’ai tout de même mis la barre très haute donc je l’attendais au tournant. Et… tournant réussi et d’une main de maître s’il vous plaît !

– Pour rester sur le thème, je dois dire que cette histoire d’ADN, de rétrovirus, de latéralité dans la violence, d’évolution des espèces… tout cela m’a emmené très loin et j’ai appris une multitude de choses touchant à ces thèmes-là. D’autant que la longue note de l’auteur en fin d’ouvrage permet au lecteur de s’y retrouver dans les thèses développées ici. Avec des conseils de lecture en prime si l’on veut aller plus loin dans l’exploration de ce sujet. Et vous savez à quel point je suis sensible à cette démarche.
Et le roman exploite vraiment bien la lisière entre le roman à suspense et les thèses scientifiques. J’ai vraiment aimé que l’auteur, sans alourdir son récit, aille aux fonds des choses, en vulgarisant les sujets sans toutefois se contenter de les survoler.

– Les personnages de Lucie Henebelle et Franck Sharko. Ah, ces personnages ! Quand on lit Franck Thilliez, on connaît forcément ses personnages récurrents de flics. Depuis « Le syndrome [E] », on les retrouve ensemble et dans ce volet-là, je les ai adoré au-delà de tout. Ils sont tellement heurtés par la vie, seuls, écorchés vifs, qu’ils deviennent des armes redoutables dans les enquêtes qu’ils résolvent. Dans « Le syndrome [E] », on finissait sur un évènement qui va bouleverser nos deux amis. Et dans « [GATACA] », c’est juste l’apothéose. La psychologie des personnages flics est aussi importante que l’action et le sujet scientifique. C’est un élément à part entière de l’oeuvre de Thilliez et j’avoue qu’il fait ça très bien.
C’est le couple de flics de thriller que je préfère pour le moment. Ils me touchent sincèrement.

– Concernant le style de Franck Thilliez, c’est toujours excellent. Comme je le dis en ce moment, c’est l’auteur de thriller que je préfère. La trame de ce polar est très complexe, si bien que je me demande comme il arrive à organiser ses idées de façon aussi cohérente et limpide.
Le rythme de l’histoire ne souffre aucun ralentissement, c’est très dynamique. Et pourtant il y 600 pages, un pavé donc. Mais que nenni, ça se lit très bien.

Ce que j’ai moins/pas apprécié :

– Rien ! J’ai tout aimé car ce livre est un réel coup de coeur ! Ma meilleure lecture de l’année 2015 pour le moment.

En bref ?

Un thriller d’une précision époustouflante, où la science a une place prédominante, sans prendre le pas sur le suspense et la psychologie des personnages. C’est terriblement bien fait, rien n’est laissé au hasard. Au cours des 600 pages, on ne s’ennuie pas une seule seconde.
Ce livre est juste génial ! Ne vous retenez pas de le lire, vous vous divertirez autant que vous vous cultiverez. Que demandez de plus ?

Gotico – Rafael Abalos

couv60211519L’histoire :

Un scientifique séquestré dans un lieu ressemblant aux oubliettes du Moyen-âge.
Deux jeunes adolescents de quinze ans appartenant à la future élite de la NASA embarqués dans un jeu vidéo à énigmes.
Une scientifique assassinée avec le mot « Kôt » inscrit au fer rouge dans la paume de la main et dont le cerveau à disparu.

Éléments de réflexion :

Un roman jeunesse, oui, mais pas que ! « Gotico » est un formidable polar ésotérico-scientifique où le Moyen-âge obscurantiste côtoie la science la plus osée jamais imaginée. Et ces expériences scientifiques ont de quoi faire froid dans le dos : l’auteur imagine la dérive morale des progrès de la neurologie associée aux nanotechnologies. Stupéfiant.
Le support du jeu vidéo est également utilisé pour servir de quête virtuelle permettant de résoudre tout un panel d’énigmes amenant au Secret : « L’Essence du Mystère ».

Les points positifs :

– La première chose à savoir, c’est qu’il s’agit d’un roman très fourni, où l’on suit trois histoires qui sont tout de suite reliées entre elles : les fanatiques, les deux jeunes chargés de résoudre des énigmes et le FBI. Cela donne un récit très riche et éclectique. Pas d’ennui, même s’il n’y a pas forcément un suspense insoutenable (cela tient davantage du roman d’aventure à la « Benjamin Gates » avec néanmoins des aspects scientifiques moralement effrayants).

– J’ai aimé tous les personnages, que j’ai trouvé assez bien investis dans leurs missions respectives. Beth et Nicholas, les deux adolescents, bien que très jeunes, sont néanmoins crédibles du fait qu’ils font partis d’une école virtuelle de futurs astronautes et que leur mission se passent essentiellement par l’intermédiaire d’un jeu vidéo.

– Et moi qui suis friande de l’intégration des questions scientifiques dans les polars, j’ai été bien contente avec « Gotico », qui s’appuie sur les questions d’éthiques des progrès de la science. Jusqu’où peut-on aller ? Où doit-on peut-être s’arrêter ? Et cela pose des questions sur les nanotechnologies et les possibles dérives (même si, ici, tout cela n’est que romanesque).

Les points négatifs :

Pas de points négatifs concernant le récit lui-même. Par contre, je regrette que ce roman soit paru uniquement dans une collection jeunesse (Albin Michel Wiz) car je pense que cela n’a pas contribué à le promouvoir à sa juste valeur.

En bref :

N’ayez pas peur de l’épaisseur du livre ! C’est une histoire vraiment intéressante si vous aimez le genre de roman d’aventures/thriller alliant ésotérisme et sciences.

Nous étions les hommes – Gilles Legardinier

couv26647389L’histoire :

Des scènes de violences étranges se multiplient sur la planète : des personnes semblent soudain avoir perdu l’esprit et se massacrent sans état d’âme, avec des instincts bestiaux primaires.
En parallèle, les docteurs Scott Kinross et Jenni Cooper mettent leur talent respectifs en commun pour travailler sur la maladie d’Alzheimer, dont ils pourraient bien être en passe de découvrir un élément étonnant à son sujet.

Éléments de réflexion :

Un thriller étonnant, scientifique et « humaniste » (cf. le magazine Dandy), où l’auteur choisit de développer le thème aussi connu qu’effrayant de la maladie d’Alzheimer. Et son champ d’investigation est le suivant : imaginons la maladie comme une contagion massive, destinée à éliminer l’espère humaine en la ramenant à ses instincts primaires, autrement dit à la simple condition animale.
Ambiguïté d’un sauvetage massif de l’Être humain qui parallèlement détruit la planète en ne laissant aucune chance à ses congénères animaux, végétaux et minéraux sous prétexte qu’il est le plus intelligent. Les éléments de réflexions sont légions dans ce roman et le lecteur saura se poser des questions tout au long de l’intrigue.

Les points positifs ?

– Le thème abordé de la maladie d’Alzheimer et donc de la science, qui fait toujours très bon ménage avec les caractéristiques du polar.
– Le parti pris de l’auteur, lors de la discussion entre le « méchant » et le « gentil », de montrer que justement on ne vit pas dans un monde manichéen et que les questions d’épidémies et de survie de l’espèce humaine sont sujettes à des questionnements plus profonds sur la planète comme entité (Gaïa), qui s’autorégulerait.
– J’ai apprécié le fait que le roman est à la fois passionnant dans son sujet mais également grâce à des personnages intéressants et un rythme soutenu.

Les points négatifs ?

– Quelques petits éléments qui ont été assez prévisibles dans l’histoire, notamment un, d’ordre familiale (je n’en dirais pas plus !), qui en plus n’était d’aucune utilité, ni intérêt pour l’histoire selon moi.

En bref ?

Un roman que j’ai adoré et que je suis triste d’avoir terminé, tellement j’ai été intéressée par le sujet. J’espère que Gilles Legardinier, malgré son succès avec sa série comique (« Demain j’arrête ! », « Complètement cramé ! » et « Et soudain tout change »), continuera à écrire ce genre de roman.