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Level 26, t.1 – Anthony E. Zuiker


ZUIKER, Anthony E. Level 26, tome 1. Paris, J’ai Lu, 2010, 440 pages.


L’histoire :

Mondialement, les assassins sont classés sur une échelle de 1 à 25, selon leur degré de dangerosité. Jusqu’à Sqweegel, un tueur exceptionnel, automatiquement classé de niveau 26. Son mode opératoire semble incompréhensible, tout le monde peut être sa victime.
Seul l’agent Dark a réussi à l’approcher de prêt et a failli l’attraper. Failli…

Éléments de réflexion :

Un thriller qui met en exergue les peurs les plus élémentaires, comme celle d’être espionner dans son intimité par exemple. La psychologie du tueur est mise en avant, non pas par une étude psychiatrique, mais simplement en le suivant, en mettant le lecteur dans sa tête.

Les points positifs :

– Ce qui m’a tout d’abord attiré dans ce livre, c’est qu’il allie lecture et vidéo. En effet, 20 vidéos sont à visionner à différents moments du livre, qui sont bien sûr indiqués. Elles sont visibles sur la chaîne YouTube https://www.youtube.com/user/insidelevel26/playlists . Et au final, j’ai beaucoup aimé. Certaines vidéos sont plus futiles que d’autres, mais la plupart apportent un éclairage très intéressant. D’autant qu’il s’agit de véritables séquences cinématographiques, puisque l’auteur est aussi le créateur de la série télévisée Les Experts.

– Ensuite, j’ai beaucoup aimé l’histoire en elle-même, qui nous présente un tueur en série tout à fait atypique, dont peu à peu, on cerne les motivations, aussi malsaines soient-elles. L’intérêt est que l’on suit à la fois l’enquête, la cible principale du tueur (ancien flic) et le tueur lui-même. Tous les points de vue sont exploités, et ce de manière très fine.

– Point fort concernant les personnages, auxquels j’ai vraiment pu m’identifier ; notamment concernant Dark et Sibby, les cibles principales ; si bien que ce qui leur arrive m’a parfois mis les larmes aux yeux, surtout lorsque les vidéos venaient appuyer un point sensible. D’autant que ce n’est qu’un premier tome, ce qui est assez rare dans les thrillers pour être soulevé ! Donc, tout cela n’est pas terminé, bien au contraire, pour mon plus grand plaisir.

Les points négatifs :

– A chaud, aucun point négatif à relever. J’ai vraiment tout aimé, et la lecture est passée presque trop vite tellement j’étais emportée dans le récit et ai vécu les drames des personnages avec beaucoup d’empathie.

En bref :

Un excellent thriller, dont je n’attendais pas grand chose et qui m’a surprise dans le bon sens du terme. Il est complet, pas assommant et terriblement efficace.

Le vent t’emportera – Jean-Marc Souvira

couv39022857L’histoire :

Les meurtres de trois femmes sur Paris s’enchaînent avec quelques jours d’écart. Le processus est le même : nues, des morceaux de miroirs dans les yeux, un morceau de papier recouvrant leurs visages.
La police judiciaire, saisie de l’affaire, va s’apercevoir que quelques mois plus tôt, des crimes tout à fait similaires ont été commis, le suspect confondu par son ADN est actuellement en prison.

Éléments de réflexion :

Un thriller qui reprend le thème de la traque du serial killer, en suivant à la fois le tueur lui-même et les recherches presque heure par heure des équipes de la police judiciaire.

Les points positifs :

– J’ai beaucoup aimé le parti pris de Jean-Marc Souvira de nous proposer deux visions de la même histoire : à la fois la résolution de l’enquête par la police judiciaire, notamment avec le personnage de Ludovic Mistral ; mais aussi la psychologie du tueur en série.
– Le personnage du tueur (dont je dois taire le nom !) est vraiment excellent. Car on le déteste de par ses crimes mais ses problèmes psychologiques et physiques nous font obligatoirement le prendre en pitié. En effet, l’auteur nous fait très vite comprendre que c’est un homme en souffrance, qui a été seul tout au long de sa vie, complètement malgré lui.
– J’ai particulièrement apprécié le dénouement. Tout d’abord les motivations du tueur qui étaient « pertinentes » par rapport à la façon dont les crimes sont exécutés ; de même que l’auteur a choisi de s’attarder un long moment sur l’explication des crimes et de la psychologie du tueur.

Les points négatifs :

Le seul réel point négatif de ce roman a clairement été le personnage du flic Ludovic Mistral. On comprend tout de suite qu’il s’agit du même personnage officiant dans le précédent thriller de l’auteur, « Le Magicien » (que je n’ai pas lu). Et cela m’a vraiment agacée de voir que le personnage est toujours sujet aux troubles et à la fatigue qui l’ont visiblement touché lors du premier livre. Or, dans ce roman, ces traits de personnalités n’apportent strictement rien à l’histoire. J’ai simplement l’impression que l’auteur a voulu faire un flic torturé mais sans que ce soit réussi.

A savoir :

Jean-Marc Souvira est lui-même commissaire ayant exercé dans la police judiciaire, et cela est une vraie valeur ajoutée pour le roman, notamment dans les descriptions très précises sur le déroulement d’une enquête. Très appréciable.

J’ai épousé un serial killer – Bill Floyd

couv75283460L’histoire :

Leigh Wren est une mère de famille célibataire. Et pour cause, son ex-mari, Randy Mosley est un tueur en série qu’elle a elle-même dénoncé six ans plus tôt.
Nouvelle identité, nouvelle vie. Jusqu’au jour où le père d’une des victimes de Randy la retrouve.

Éléments de réflexion :

Tout d’abord, ce livre m’a rappelé un autre roman sur le même thème, écrit par Jacques Expert : « La femme du monstre ». Un roman que j’avais adoré. Et de ce fait, j’avais un peu peur d’être déçue par celui-ci. D’autant que j’ai pu lire des avis mitigés. Et pourtant, je me suis enfin décidée à le sortir de ma bibliothèque.
Ce roman/polar aborde le thème du tueur en série du point de vue de la personne qui partage sa vie. Comment n’a-t-elle pu se rendre compte de rien ? Est-elle aussi innocente qu’elle veut le faire croire ? Et sincèrement, qui, en regardant les informations, ne s’est jamais posé la question ?
Le personnage de Leigh Wren (ou Nina Mosley) nous raconte ses souvenirs ainsi que sa vie actuelle, les regards réprobateurs et la capacité de se reconstruire.

Les points positifs :

– Le thème du tueur en série vu par les yeux de son conjoint m’intéresse particulièrement et je ne connais pas beaucoup de roman qui en parle, ce qui en fait un ouvrage original. Et cela me plaît.
– J’ai aimé le ton du récit ainsi que la façon de raconter de Bill Floyd : l’écriture est fluide, le livre court et direct.
– Le personnage de Leigh/Nina m’a semblé tout à fait crédible, vraisemblable ; notamment dans sa volonté de se fondre dans la masse pour se faire oublier et dans ses mensonges à son fils pour qu’il ne découvre pas une vérité trop dure à entendre.

Les points négatifs :

– La maison d’édition identifie ce livre comme un thriller, or, il n’en ai pas un selon moi, sauf peut-être à partir des 3/4 du livre. Je l’aurais plutôt qualifié de roman, si j’avais eu à choisir. Et bien que je n’ai pas été déçue de l’histoire, ce n’est pas un thriller pur avec tous les codes. Je n’ai pas frissonné de peur, même quand l’auteur à essayer de nous placer en situation.
– La comparaison avec « La femme du monstre » est pour moi obligatoire. Même si je l’ai lu il y a longtemps, il me semble que ce dernier apporte une nuance plus intéressante sur le personnage de la femme. Bill Floyd ne va pas très loin dans l’introspection de Leigh/Nina quand elle repense à son passé : elle nous parle d’éléments troublants mais sans que cela soit approfondi.

En bref ?

Un roman réussi, sur un sujet original, qui ne m’a pas déçue dans le sens où j’en attendais assez peu. Mais si vous avez aimé ce livre-ci, je ne saurais que vous conseiller de lire « La femme du monstre » de Jacques Expert sur le même thème (qui selon moi est mieux exploité car tirant davantage sur l’aspect psychologique).

Au-delà du mal – Shane Stevens


Quatrième de couverture :

10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s’en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l’homme s’organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral.
Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d’Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du tueur, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu’à un dénouement captivant. 

Mon avis :

En tant qu’amatrice de thrillers, je me devais de lire Au-delà du mal, de Shane Stevens. Voilà ce que m’ont dit plusieurs personnes, que ce soit des blogueurs ou des libraires. Alors quand une blogueuse du nom de Cherrybomb, du blog  Inspiration Road, m’a proposé de lire ce roman ensemble, j’ai immédiatement saisi l’opportunité.

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Fête fatale – William Katz

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Quatrième de couverture :

Connaissez-vous vraiment la personne qui partage votre vie ?

Pour les quarante ans de Marty, son mari, Samantha décide de lui préparer en secret une fête. Elle se lance alors à la recherche de ses amis d’enfance et réalise avec stupeur que tout ce que son mari lui a raconté sur son passé semble n’avoir jamais existé. Perturbée, Samantha se sent de plus en plus en danger en compagnie de Marty. Qui est-il vraiment et quels terribles secrets tente-t-il de cacher ? Samantha tente, seule d’abord puis avec l’aide de la police, de résoudre l’énigme ?

Mon avis :

Quel thriller ! Quelle lecture inoubliable ! Et pourtant ce roman n’est pas le plus original. Non. Il est simplement parfait dans son organisation, sa gestion du suspense et de l’espace-temps. Son nombre de pages, 290, très court pour ce genre de littérature, en fait un page-turner qu’il est presque impossible de lâcher.

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