Archives par étiquette : Editions Sonatine

Psycho Killer – Anonyme


ANONYME. Psycho Killer. Sonatine, 2013, 358 pages, 20 €.



L’histoire :

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’énigmatique.

Ce que j’en ai pensé :

Bienvenue à B Movie Hell ! Une petite ville, moins de 4000 habitants, un look étrange et surtout ce nom. Pourquoi un nom aussi étonnant pour une ville ? Tout simplement car B Movie Hell est sous la coupe d’un ancien producteur de cinéma porno, qui tient actuellement la maison close le Minou Joyeux. Fan du cinéma des années 80, la ville est un hommage aux grands films de l’époque.
Une ville barrée, mais somme toute assez calme. Qui vit au rythme des soulards et des adeptes du bordel. Jusqu’au jour où un terrible meurtre est commis. Le tueur, avec son blouson de cuir rouge et son masque à crête, est tout de suite surnommé l’Iroquois.

Durant une partie de ma lecture, mon chéri regardait « Boulevard de la mort » de Tarantino et quel pied de lire ce roman avec ce fond sonore ! D’ailleurs, on a souvent comparé l’univers de ces livres avec le célèbre réalisateur, mais Psycho Killer est celui qui s’en rapproche le plus.
Avec Le Livre sans nom, nous étions dans du fantastique. Ici, ce n’est pas le cas, et c’est peut-être ce qui m’a plu. Du vraisemblable déjanté  !
Toujours aussi gore, sanglant, violent, cru et drôle. Et une réelle histoire derrière tout ce carnage.

J’aime toujours l’originalité de l’univers. Rarement vu ça en roman. J’étais aussi contente de sortir du Bourbon Kid, même si j’adore ce personnage. J’ai pu voir l’auteur excellé avec d’autres personnages, plus humains, moins barrés. Tout en gardant un univers fou. L’Iroquois, c’est un peu Harley Quinn au masculin.

⇒ En bref ?

Je vous conseille ce thriller, qui m’a complètement ravie. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher, et l’ai lu très vite.
Pas de perte en intensité de l’auteur, qui m’intrigue par son identité secrète. D’ailleurs, on ne va pas se mentir, le fait qu’il soit anonyme ajoute à l’attrait de ses histoires.

Je conseille si vous aimez…

– les films de Tarantino
– les polars avec gros serial killer


Le livre de la mort – Anonyme


Anonyme. Le livre de la mort. Editions Sonatine, 2012, 457 pages, 21 €.



L’histoire :

Il est sans doute préférable pour votre bien-être que personne n’inscrive jamais votre nom dans Le Livre de la mort, sans quoi il vous resterait très peu de temps pour formuler vos dernières volontés. Aussi on peut aisément comprendre que celui-ci fasse l’objet de multiples convoitises, en général assez mal intentionnées. Et que quelques contrariétés guettent son actuel détenteur, l’infortuné Sanchez.
Officiellement mort, le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais portée, devrait, pour sa part, pouvoir aspirer à des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, pourraient bien s’unir pour élaborer une terrible vengeance. Mais quand Beth est kidnappée et qu’il s’avère être le seul à pouvoir sauver la petite ville de Santa Mondega d’un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n’a plus qu’une solution : revenir d’entre les morts. Plus sauvage et impitoyable que jamais.

Ce que j’en ai pensé :

Univers déjanté pour ce polar qui met en scène pour la quatrième fois le Bourbon Kid, ce tueur en série, attachant malgré tout, que l’on a découvert pour la première dans Le livre sans nom, où la légende s’est faite par l’humour détonnant autant que par le mystère autour de l’auteur.

Il est assez difficile de dire de quoi il retourne de cette histoire. Cela va essentiellement tourner autour de Beth, la dulcinée de notre héros. On pensait J-D, alias Jack Daniels, alias le Bourbon Kid, définitivement rangé. Mais c’était sans compter un vilain qui s’en prend à sa belle.
D’autant que sa hargne d’éradiquer tous les vampires de Santa Mondega est à son comble. Ramsès Gaïus, leur chef, est donc avide de vengeance et s’en prend à tous les hommes, femmes et enfants humains. Chasse sans pitié d’un côté et de l’autre.

J’ai adoré retrouver les différents personnages de cette saga : Sanchez, Jessica, Dante et les autres compères qui forment une équipe de choc.
Côté Bourbon Kid, il perd en force, beaucoup plus d’humanité. Cela le désole d’ailleurs, car il se rend compte qu’il n’est plus le plus dangereux. Et ça, hors de question pour lui.

Si le début est lent, l’univers est si particulier et original en lui-même qu’il n’y a pas d’ennui dans la lecture. Quelques scènes sont gores, parfois biens crados !
L’écriture et précise et caustique, un régal !

⇒ En bref ?

Quel plaisir de replonger dans cette ambiance si particulière, que je n’ai encore jamais croisé dans aucun livre.
Je lirais les prochains opus avant la fin de l’année !

Je conseille si vous aimez…

– les films de Quentin Tarantino
– les polars déjantés


Tout ce qu’on ne s’est jamais dit – Celeste Ng


NG, Celeste. Tout ce qu’on ne s’est jamais dit. Sonatine, 2016, 320 pages, 19 €.


L’histoire :

Lydia est morte.
Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l’ignore encore…
Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu’elle n’a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d’université d’origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu’il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus.
Mais le corps de Lydia gît au fond d’un lac.
Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l’adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu’au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

Ce que j’en ai pensé :

Quand on ouvre un livre des éditions Sonatine, on s’attend à un thriller. Là, pourtant, on est loin du thriller pour se rapprocher du drame familial. Un roman court mais qui m’aura beaucoup perturbé tout au long de ma lecture, et qui, j’en suis certaine, restera gravé un moment dans mon esprit.

Et pour cause : une famille sino-américaine de 5 personnes, la fille de 16 ans, Lydia, vient de mourir. Dans quelles circonstances, pourquoi ? Tout le monde l’ignore. L’auteur va nous amener peu à peu ; à travers l’histoire des parents ; à comprendre, poser des mots sur l’ambiance particulière qui façonnait ce foyer.

Un roman très fort, percutant, qui aborde nombre de sujets sociétaux de l’Amérique des années 70. Sujets toujours d’actualité mais qui avaient certainement une portée d’autant plus forte à cette époque. L’intégration des minorités, le transfert des rêves avortés des parents sur leurs enfants, la place de la femme dans le monde professionnel masculin, le rôle de la relation fraternelle au sein de la cellule familiale… Une pression sociale qui a un impact terrible sur ces cinq personnes.

Le roman est construit de telle façon que les chapitres alternent le présent de la mort de Lydia et le passé.
Le présent révèle la terrible réalité de la reconstruction après la mort d’un enfant, la place des autres enfants, l’errance, la fuite et aussi les relations qui se modifient entre les personnages.
Le passé montre à voir l’enfance des parents, Marilyn et James, leur rencontre et leur vie, etc. Au début, je dois bien avouer que j’ai été largement moins emballée par ces flash-back, néanmoins tellement importants pour la compréhension du présent que j’ai fini par les apprécier.

En bref, c’est un roman étonnant et original, qui aborde des sujets somme toute un peu tabou, avec beaucoup de justesse et sans aucun jugement de l’auteur envers ses personnages.
Je remercie l’auteur, Celeste Ng, pour les émotions très fortes et les questions qu’elle soulève et qui ne manqueront pas de m’habiter pour encore longtemps.

Une autre vie – S.J. Watson


WATSON, S.J. Une autre vie. Sonatine, 2015, 443 pages, 21 €.


L’histoire :

Julia a une vie bien rangée entre son mari médecin, son fils et son métier de photographe. Une seule ombre au tableau, sa soeur Kate, dont elle élève l’enfant depuis toujours. Jusqu’au jour où elle apprend que Kate est morte, certainement assassinée.

Ce que j’en ai pensé :

Première expérience de lecture via la plateforme NetGalley, qui propose des services de presse au format numérique. Et pour inaugurer cette nouveauté, j’ai choisi un titre de chez Sonatine, une maison d’édition plutôt axée polars, dont j’aime assez la ligne éditoriale.
Et puis, « Une autre vie« , c’est avant tout un coup de coeur physique, puisque j’ai flashé sur la couverture. N’ayant pas lu « Avant d’aller dormir » du même auteur, je me suis engagée avec plaisir dans ce livre.

Le résultat est que malheureusement, je me suis ennuyée la plupart du temps. Les personnages m’ont agacé tous autant qu’ils sont, et surtout Julia la protagoniste de l’histoire. Mais surtout, ce sont les longueurs et le côté très classique du récit et de la façon de le raconter. Je suis bien désolée M. Watson mais ça ne l’a pas fait avec moi !

Cependant, l’idée d’une femme qui va vouloir enquêter sur la mort de sa soeur via les sites de rencontres que celle-ci fréquentait est bonne. De même que la réflexion sur cet Internet façon Big Brother, grâce auquel une personne mal intentionnée, mais douée en nouvelles technologies, peut traquer un individu et tout savoir de lui. Ce pan du livre est intéressant c’est vrai, mais dans un thriller il faut être tenu en haleine, frissonner, avoir peur avec le personnage, être terrifié par le méchant. Ici, bof.

Alors, oui, je ne m’attendais pas à la fin et à la révélation. Ceci dit, je ne l’ai pas non plus trouvée transcendante, ni exceptionnelle. Elle n’aura donc pas remonté mon ressenti global sur ma lecture et c’est bien dommage.
A vous de vous faire un avis bien sûr !

Vous aimerez si…  

  • Vous êtes adeptes des polars classiques ou que vous lisez du polar l’occasion.

Bilan – Juillet 2015

Le mois de juillet a globalement été bon et prolifique, malgré quelques abandons.
 16 livres terminés.

Un mois où j’ai essayé de lire pas mal de livres de ma PAL, et pas uniquement des réceptions. Résultats des courses, j’ai sorti quelques vieux livres, qui se sont parfois soldés par des abandons. Et d’autres bonnes découvertes.


J’ai adoré et je conseille

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« Pandemia« , de Franck Thilliez : La voilà, la dernière aventure de Sharko et Henebelle ! Toujours aussi bon, documenté, précis, plein de suspense. Evidemment, c’est un coup de coeur !

« La nuit de feu« , d’Eric-Emmanuel Schmitt : Si vous aimez l’auteur, retenez la date du 3 septembre : Eric-Emmanuel Schmitt vous livrera un de ces mystères de la vie, un évènement qui l’a changé à tout jamais.

« Le testament de Marie« , de Colm Toibin : Un livre de la rentrée littéraire qui sera plébiscité, j’en suis sûre. L’histoire la plus connue du monde, celle de Jésus, vu par sa mère, Marie.

« Je m’appelle Blue« , de Solomonica de Winter : Ecrire un roman psychologique de cette envergure à seulement dix-huit ans c’est tout simplement une prouesse presque incroyable. Grosse claque.

J’ai aimé

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 – « Fight for love, t.5 : Ripped« , de Katy Evans : Un cinquième tome qui nous présente deux nouveaux personnages, Pandora et McKenna. Une belle romance qui m’a beaucoup touché.

« Faits d’hiver« , d’Alice Moine : Un roman de la rentrée littéraire sur l’instant T, entre hasard et destin. Joliment écrit.

« Le cimetière du diable« , de Anonyme : Le plus vieux livre de ma PAL n’est plus ! Toujours une atmosphère rock’n’roll, hâchée, crue, détonnante. Hâte de lire le tome 4.

« Noblesse oblige, t.4 : Le gentleman mis à nu« , de Sally MacKenzie : Une romance historique dans la lignée des précédentes. Le schéma est le même, et j’adore ça. Humour et détente au rendez-vous.

« Une fille parfaite« , de Mary Kubica : Un roman psychologique bien construit, plusieurs points de vue et surtout une fin très intéressante.

« Thérapie« , de Sebastian Fitzek : Thriller court, qui m’a bien fait flipper pour le côté psychiatrique chelou ! Une fin un peu bizarre quand même.

« Chiens de sang« , de Karine Giébel : Malgré les avis négatifs, j’ai vraiment aimé ce thriller, où l’auteure aborde le thème de la traque humaine, de la chasse.

Lectures en demi-teinte

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« Des noeuds d’acier« , de Sandrine Collette : Une histoire intéressante, mais un style étonnant au début et surtout, pas assez d’inspection psychologique. J’ai hâte de voir ce que l’auteur nous propose dans ses autres livres.

« Freaks’ Squeele, t.6 : Clémentine« , de Florent Maudoux : J’adore toujours autant le dessin et l’humour de la saga, mais ce tome-là est plus brouillon, je me suis perdue dans l’histoire, dommage. J’attends de voir le septième et dernier tome.

« Trait bleu« , de Jacques Bablon : J’ai adoré le style décapant et résolument rock. Par contre, je n’ai pas saisi la finalité de l’histoire, je suis restée hermétique.

« Le prince de la brume« , de Carlos Ruiz Zafon : Toujours une écriture et un style magnifique ; mais ici l’histoire est trop jeunesse et surtout trop de questions sans réponses.

« Les morsures de l’ombre« , de Karine Giébel : Un thriller à l’histoire excellente, effrayante mais le style ne m’a pas vraiment plus ici. Final génial par contre.

J’ai abandonné

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« Ladies’ Taste, t.1« , de Laura Trompette : Je n’ai pas adhéré à l’histoire d’une romance érotique entre deux femmes. Cependant, l’écriture est sympathique donc n’hésitez pas à tenter.

« Si je reste« , de Gayle Forman : Lecture trop jeunesse et je n’en ai pas envie en ce moment. Résultat, je n’ai pas accroché.

« La croix des assassins« , de Giacometti & Ravenne : Je me demande si les thrillers ésotériques m’intéressent toujours autant qu’avant ! En tout cas, les templiers n’ont pas su me séduire ici.

« Divergente, t.2« , de Veronica Roth : Je crois avoir trop attendu à lire ce tome 2 alors que j’avais adoré le 1. Je n’ai tout simplement plus envie d’en savoir plus sur les personnages.

« Sacrifices« , de Pierre Lemaître : Je retenterais certainement la lecture de ce thriller, mais je dois avouer que j’ai trouvé l’histoire ennuyante, malgré le fait que le style est toujours aussi excellent.