Le silence des poupées – Anna Sam


SAM, Anna. Le silence des poupées. Acrodacrolivres, 2017, 406 pages, 19,90 €.



L’histoire :

Vous pensez avoir déjà touché le fond ? Vous pouvez tomber plus bas. Beaucoup plus bas. Richard avait tout pour réussir, une vie dorée, un avenir prometteur, mais tout a explosé en plein vol. La ruine et la déchéance sont devenues ses ultimes compagnes. Criblé de dettes, il n’est plus rien. Alors quand on lui propose une solution, certes radicale, peut-il encore la refuser ? Jeoffroi, taxidermiste fortuné, tend cette main secourable à Richard.
Trop beau pour être vrai ? Il paraît qu’on ne tente pas impunément le diable.

Ce que j’en ai pensé :

Une livre édité par une petite maison d’édition belge, reçu en mars 2017, que j’ai mis deux à me décider à lire. Peut-être sentais-je que mon avis allait être mitigé ?

⇒ Le contexte – l’ambiance

Voilà un policier au thème vraiment aguicheur : la taxidermie. Une ambiance vraiment glauque, vu le sujet. Un des point fort est donc l’originalité du thème mais aussi la documentation certaine de l’auteure sur le sujet. J’ai noté une ambiance à la Hitchcock : un manoir isolé, un châtelain seul et fortuné dont on ne connaît pas l’origine de la fortune. Tout est très cinématographique, on imagine bien le noir et blanc et le muet ici.
Malheureusement, que de redondance ! L’auteure reste ancrée dans ses descriptions de l’apprentissage de Richard de cet étrange métier qui va l’amener aux confins de l’horrible.

⇒ Les personnages

Deux personnages principaux dans ce roman : Jeoffroi, le châtelain un peu barré ; Richard l’apprenti qui a signé un contrat avec le diable, sans le savoir.

J’ai trouvé la psychologie des personnages trop peu mise en avant. Ce qui est dommage car il y a un fort potentiel de ce côté. D’autant que le personnage de Richard qui avait tout et a tout perdu, n’a absolument plus rien à perdre, d’où le développement d’une folie qui lui donne des airs de Lucifer.
De même pour Jeoffroi, je suis restée sur ma faim. De ce fait, aucun « attachement » pour ces hommes dérangés. Mon oeil de lectrice n’a pas été happé.

Un autre personnage est présent : le chasseur. Celui qui, malgré lui, ramène les proies au château. On comprend sa réelle implication dans l’histoire à la toute fin, mais selon moi rien de transcendant.

⇒ En bref ?

C’est assez rare pour que je dise qu’un livre n’est pas abouti, mais c’est exactement ce que j’ai ressenti avec Le silence des poupées. Il manque de la passion, des rebondissements, des frissons… Bref, il manque finalement beaucoup de choses.
Malgré tout, il est vrai que le sujet est intéressant et plutôt maîtrisé quant à lui.

Je conseille si vous aimez…

– les sujets originaux
– en savoir plus sur la taxidermie.